<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029</id><updated>2012-01-30T04:43:40.535+01:00</updated><category term='Train'/><category term='Cuisine'/><category term='Opéra'/><category term='Livres'/><category term='Musique chinoise'/><category term='Musique baroque'/><category term='Musique brésilienne'/><category term='Cinéma'/><category term='Electro'/><category term='Divers'/><category term='Piano'/><category term='Série télé'/><category term='Théâtre'/><category term='Musique contemporaine'/><title type='text'>La grotte toute bleue  au fond de l'océan</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>81</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-814707025900195196</id><published>2009-07-07T13:57:00.002+01:00</published><updated>2009-07-07T13:58:36.160+01:00</updated><title type='text'>Vive les chats !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SlNGbQySO6I/AAAAAAAAA0I/dFibi5aVtl4/s1600-h/108417_T627F3MZYO24EJKT1HEPKNVBPVHYH7_cactus_balcon3_H003015_L.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SlNGbQySO6I/AAAAAAAAA0I/dFibi5aVtl4/s400/108417_T627F3MZYO24EJKT1HEPKNVBPVHYH7_cactus_balcon3_H003015_L.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355701816049941410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lol !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-814707025900195196?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/814707025900195196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=814707025900195196' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/814707025900195196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/814707025900195196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/07/vive-les-chats.html' title='Vive les chats !'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SlNGbQySO6I/AAAAAAAAA0I/dFibi5aVtl4/s72-c/108417_T627F3MZYO24EJKT1HEPKNVBPVHYH7_cactus_balcon3_H003015_L.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4745857146117316451</id><published>2009-05-18T22:41:00.018+01:00</published><updated>2009-05-22T16:45:24.561+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piano'/><title type='text'>Récital Radu Lupu - le pianisme de l'étrange</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/ShHl-SZ_PKI/AAAAAAAAAtc/AfDtJ4f6xEo/s1600-h/Lupaspan.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 187px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/ShHl-SZ_PKI/AAAAAAAAAtc/AfDtJ4f6xEo/s400/Lupaspan.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337299891666238626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le récital de piano est quelque chose d'étrange. Quand l'exercice a été mis au point, au XIXème siècle, une grande majorité du public devait avoir un piano chez soi, vecteur essentiel de diffusion de la musique en l'absence de radio ou de lecteur blu-ray, et la musique jouée était celle de compositeurs contemporains. Progressivement, l'exercice est devenu de plus en plus abstrait, le piano du salon étant de plus en plus un objet de décoration. Quant au répertoire joué, il s'est en grande partie pétrifié, la majorité se divisant en deux catégories : ceux qui jouent Bach en boucle, et ceux qui alternent Beethoven et Chopin, mais également en boucle. Le répertoire contemporain n'est plus défendu que par une minorité de pianistes qui semblent être considérés comme de doux ahuris déconnectés de la réalité du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité est que le récital de piano est devenu une forme en soi, avec un public assez nombreux, spécialisé et pointu. Un peu comme le public des tournois d'échecs ou bien des épreuves de curling aux jeux olympiques. Quelque chose d'un peu mystérieux pour quelqu'un qui débarquerait par hasard et ne saurait pas de quoi il retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je dois avouer un gros faible pour l'exercice. Le piano donne une vision  abstraite de la musique, avec un interprète qui donne une vision très subjective de la musique qu'il joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un programme intéressant que celui de Radu Lupu le 18 mais 2009 au Châtelet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première partie : trois sonates de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Beethoven&lt;/span&gt; de 1799,&lt;br /&gt;Sonate n°9  op. 14 n°1&lt;br /&gt;Sonate n°10 op. 14 n°2&lt;br /&gt;Sonate n°8 "Pathétique" op. 13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seconde partie :&lt;br /&gt;Intégralité du premier livre des Préludes de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Debussy&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et je me suis donc hâté d'un pas enthousiaste vers la salle du Châtelet, attiré par la présence de Radu Lupu, pianiste roumain, et des Préludes de Debussy, une de mes œuvres préférées qui ne sont pas jouées si souvent que cela (même si ce n'est pas une rareté, loin de là).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Radu Lupu est un phénomène. Je ne crois pas qu'il y ait un autre exemple d'un pianiste parvenu à un certain degré de notoriété pianistique avec un jeu aussi étrange. Ça doit être le pianiste que j'ai vu le plus souvent en concert, je l'avais entendu au début des années 1990 alors qu'il était bien moins connu et que les salles étaient bien vides quand il se produisait. Son jeu n'a pas beaucoup changé dans l'idée : le jeu le plus abstrait qui soit, avec un beau son mais comme une musique repliée sur elle même. Une vision autiste et méditative de tout le répertoire abordé, mais dynamique et qui ne tombe jamais dans la contemplation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années, les salles se sont remplies et cette fois le Châtelet paraissait bien plein. Radu Lupu lui-même, qui a décidé de ne plus faire de disques, communique un peu plus avec le public. Très renfermé sur lui-même au début, aujourd'hui il gromelle en jouant et semble conscient de la présence de personnes dans la salle. Le monde du piano semble avoir adopté ce musicien atypique, qui n'est pas vraiment un virtuose et qui n'a pas un jeu spectaculaire. Preuve que le non-conformisme existe dans le monde du piano et qu'il peut avoir un réel succès. Le public du piano est parfois heureux, en dépit des apparences,  d'accueillir les personnalités les plus originales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récital de ce soir a tenu ses promesses : les sonates de Beethoven marquent en 1799 le passage de Beethoven d'un style encore très marqué par Haydn vers un romantisme plus débridé. Radu Lupu les a joué de sa façon, à la fois austère et chantante avec une approche très globale de la musique (des contre-chants savonnés dans cette musique tarabiscotée, je ne souvenais pas qu'il en mettait tant à côté il y a encore quelques années, c'est curieux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier livre des Préludes de Debussy a été un miracle : poésie du son, subtilité des nuances sans aucun maniérisme, naturel, respiration de la musique.  Véritablement une immense interprétation de ce chef d'œuvre. Radu Lupu a su capter l'intérêt d'un public très au courant de ce qu'il était venu entendre, l'attention était perceptible dans la salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les concerts de Radu Lupu sont dans une sorte d'ailleurs assez étonnant. Une très belle soirée&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4745857146117316451?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4745857146117316451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4745857146117316451' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4745857146117316451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4745857146117316451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/recital-radu-lupu-le-pianisme-de.html' title='Récital Radu Lupu - le pianisme de l&apos;étrange'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/ShHl-SZ_PKI/AAAAAAAAAtc/AfDtJ4f6xEo/s72-c/Lupaspan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-6626885355409273045</id><published>2009-05-16T09:05:00.014+01:00</published><updated>2009-05-16T12:51:24.807+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique contemporaine'/><title type='text'>Concert Aperghis-  Xenakis à la Cité de la musique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sg6oefCr3qI/AAAAAAAAAtU/PKvRkvs0QdE/s1600-h/RTEmagicC_aperghis_12.jpg.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 199px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sg6oefCr3qI/AAAAAAAAAtU/PKvRkvs0QdE/s320/RTEmagicC_aperghis_12.jpg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336387850162921122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Concert du 28 avril à la Cité  de la musique, sur le thème "Formes Brèves - formes longues ", qui a l'avantage de pouvoir caser n'importe quel programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Ensemble Intercontemporain dirigé par Ludovic Morlot a joué :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Iannis Xenakis&lt;/span&gt; - Phlegra&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Georges Aperghis&lt;/span&gt; - Pièces pour douze&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Iannis Xenakis&lt;/span&gt; - Rebonds&lt;br /&gt;(percussions solo : Gilles Durot)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Georges Aperghis&lt;/span&gt; - Heysel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Georges Aperghis&lt;/span&gt; - Happiness Daily (création)&lt;br /&gt;(soprano : Donatienne Michel-Dansac&lt;br /&gt;mezzo :  Marianne Pousseur )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que le thème revendiqué du concert, formes brèves et longues, il m'a semblé que les fils conducteurs étaient la virtuosité gratuite et la difficulté délirante de mise en place. On en aurait presque de la peine pour les musiciens d'imaginer la difficulté que doit représenter un tel programme, encore que pour Gilles Durot dans Rebonds, c'est très valorisant : il peut s'amuser à faire un numéro de percussion-hero d'environ 12 minutes qui transforme le public assoupi de la Cité de la musique en public de rock (et il a droit à une ovation de ses collègues en coulisse), il faut dire que la performance est physiquement ahurissante à voir (et puis ça fait un boucan terrible). En revanche, je mets au défi n'importe quel percussionniste du dimanche ou batteur de rock standard de jouer 3 minutes de ce machin, même pas tout à fait en place. Xenakis devait avoir un ennemi percussionniste et cherchait un moyen de s'en débarasser pour de bon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phlegra est complexe, plusieurs structures qui se superposent, ça m'a paru presque impossible à suivre sans la partition. Cette musique laisse un peu l'auditeur sur le bord du chemin : des motifs qui reviennent de façon récurrente chez les vents, idem (mais des motifs différents) chez les cordes, et de ci, de là (oui, notez la subtile référence que je fais à l'opérette Véronique), des notes répétées, histoire que ce soit encore plus tarabiscoté. S'en dégage un sentiment de douze poésie contemplative, pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce de douze d'Aperghis a pour base un gromellement murmurant dans le grave avec des vagues qui partent brusquement dans l'aigu (bon, heu, je résume et je shématise, hein) et ça s'écoute bien sans susciter, mais c'est subjectif, d'émotion particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme se clot par le gros morceau de la soirée, la création d'une pièce de plus d'une demi-heure en parlé-chanté sonorisé, " Happiness Daily " de Georges Aperghis.  Il s'agit d'un dialogue "stylisé" entre deux femmes, constitué exclusivement de phrases de la vie de tous les jours, comme une succession de petites scènes absurdes, ou bien une seule scène qui évolue. Mais, peut-être que j'étais mal embouché ce soir là, j'ai surtout eu l'impression qu'une accumulation de petites phrases sans intérêt constituait au final un long truc sans intérêt. Chapeau aux deux solistes, qui ont réussi à tout sortir sans que leur langue ne fourche une seule fois, car, oui, c'est aussi une immense démonstration de virtuosité gratuite, avec même les petites phrases de diction pour théâtreux qu'il faut répéter des dizaines de fois le plus vite possible sans se planter. Elles ont réussi à créer le crescendo dans l'intensité voulu par Aperghis, pendant que derrière, l'Ensemble Intercontemporain tricote une espèce de trame auquel on ne prête pas attention. Enfin, voilà quoi. Bravo d'avoir su mettre tout cela en place, bravo aux compositeurs d'écrire des choses injouables. De là à dire que j'ai été enthousiasmé plus que cela; non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais peut-être mal luné. Je réessaierai d'écouter tout cela si l'occasion se présente.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-6626885355409273045?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/6626885355409273045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=6626885355409273045' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6626885355409273045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6626885355409273045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/concert-aperghis-xenakis-la-cite-de-la.html' title='Concert Aperghis-  Xenakis à la Cité de la musique'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sg6oefCr3qI/AAAAAAAAAtU/PKvRkvs0QdE/s72-c/RTEmagicC_aperghis_12.jpg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1890195783216091721</id><published>2009-05-15T09:04:00.011+01:00</published><updated>2009-05-15T11:02:52.080+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique chinoise'/><title type='text'>Lingling Yu - Musique chinoise, pipa</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sg05_drlNpI/AAAAAAAAAtM/pBdlQ79Wf0A/s1600-h/3103666444_8b6d496eea.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 281px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sg05_drlNpI/AAAAAAAAAtM/pBdlQ79Wf0A/s400/3103666444_8b6d496eea.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335984895965869714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le luth chinois à quatre cordes est un des instruments les plus anciens encore joués, encore qu'il semble y avoir eu des modifications importantes depuis son apparition (ses premières mentions) comme instruments des orchestres de cour Chinoises de la dynastie des Han vers -200 avant JC (300 ans après Confucius, pour parler plus clairement). Les modifications sont venues de la route de la soie, le pipa s'inspirant de la forme du luth iranien au cours des premiers siècles. Le terme Pipa désigne toute une famille d'instruments qui a évolué en fonction des époques et des régions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tous les instruments de ce type, c'est ingrat et austère. Un volume sonore très faible, compensé par le plus beau type de timbre qui soit (quand on est tout près). L'instrument a dû être populaire en Chine en dehors des cercles de la noblesse, comme l'indique le poête Xuan Fu, de la dynastie Jin (265-420 après JC),  dans "Ode au Pipa"  : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;... le pipa apparut lors de la dernière période de la dynastie Qin. Quand le peuple souffrait lors des travaux forcés de la Grande Muraille de Chine, ils jouaient de cet instrument pour exprimer leur ressentiment".&lt;/span&gt;  (trouvé sur ce &lt;a href="http://www.geocities.com/lfpipa/Pipafre.html"&gt;site&lt;/a&gt;). On comprend mieux que le peuple chinois ne soit pas toujours bien entendu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme choisi par Lingling Yu, à l'exception de Xū Lài (le son du silence)"crit en 1929 par Tianhua Liu et qui donne son nom à l'album, est exclusivement composé de pièces traditionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essentiellement d'ancienne mélodies de Ying Zhou, mais on n'en saura pas beaucoup plus, sinon qu'il s'agit de traditions recomposées et retransmises par diverses personnes, la reconstitution de la musique classique chinoise paraît être une entreprise de longue haleine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parti à la pèche aux informations, j'ai fini par comprendre que le style de Ying Zhou est une école spécifique du jeu de Pipa originaire de l'île de Chongming au large de Shanghai. Bon, je sais, vous restez sur votre faim, mais la page la plus complète et documentée qui semble exister sur le sujet sont ces &lt;a href="http://shanghai.cultural-china.com/html/History-of-Shanghai/Custom/Folk-Arts/200905/07-3112.html"&gt;quelques lignes sur le site de la ville de Shanghai&lt;/a&gt;...), un style qui semble avoir connu son heure de gloire pendant le règle de l'empereur Xianfeng (1850-1861).  On peut également trouver sur internet le livre de la Thèse d'un certain John Myers de l'Université de Maryland (&lt;a href="http://books.google.fr/books?id=avjpd2zHZSgC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;source=gbs_summary_r&amp;amp;cad=0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The way of the pipa&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) qui consacre quelques lignes sur ce style Ying Zhou. Le recueil de partitions a été publié en 1919 au début de la période républicaine chinoise, et est entré depuis cette date au répertoire des interprètes de cet instrument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plus simple est sans doute d'écouter ce très beau disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="304" height="200"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=8021750814329"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=8021750814329" type="application/x-shockwave-flash" width="304" height="200" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="width:280px;position:relative;z-index:1573;top:0px;left:12px;margin-top:-200px;overflow:hidden;"&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Ling-Ling-Yu/albums/Xu-Lai-:-Musique-Classique-Chinoise-8021750814329.html"&gt;&lt;img src="http://graphics2.musicme.com/pict/spacer.gif" border="0" width="280" height="180"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Ling-Ling-Yu/albums/Xu-Lai-:-Musique-Classique-Chinoise-8021750814329.html"&gt;Ling Ling Yu : xu lai : musique classique chinoise - écoute gratuite et téléchargement&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;album proposé par &lt;a href="http://www.musicme.com/"&gt;musicMe&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi un &lt;a href="http://www.concertlingpipa.ch/f/lingling_yu/pipa.html"&gt;site de Lingling Yu&lt;/a&gt;, pas très bavard, avec trois extraits de meilleure qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne écoute !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1890195783216091721?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1890195783216091721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1890195783216091721' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1890195783216091721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1890195783216091721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/lingling-yu-musique-chinoise-pipa.html' title='Lingling Yu - Musique chinoise, pipa'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sg05_drlNpI/AAAAAAAAAtM/pBdlQ79Wf0A/s72-c/3103666444_8b6d496eea.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-7170748029084003990</id><published>2009-05-14T21:18:00.028+01:00</published><updated>2009-05-15T00:17:36.260+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Les Troqueurs de Dauvergne par l'Académie d'Ambronay à la Cité de la musique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sgyc8prQrRI/AAAAAAAAAs0/dArWxTC2ALc/s1600-h/Watteau_taenzer_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 343px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sgyc8prQrRI/AAAAAAAAAs0/dArWxTC2ALc/s400/Watteau_taenzer_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335812224320580882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le 14 mai à la Cité de la musique, une représentation des rarissimes Troqueurs de Dauvergne, par des solistes de l'Académie baroque d'Ambronay (il semble que je sois un habitué maintenant, depuis ce super sympathique Carnaval et la Folie de Destouches à l'Opéra comique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux parties : tout d'abord, une oeuvre uniquement orchestrale de Dauvergne, le Concert de simphonies a IV parties, oeuvre III n°2, en fa majeur (pour être précis), extraits de recueils publiés en 1751. Cette symphonie est jouée de façon chambriste, le petit détachement d'Ambronay est dirigé par le premier violon (Juliette Roumailhac, probablement, s je suis le programme), encore que le programme indique une direction de Serge Saitta (oui, l'homme invisible en personne). Pour être honnête avec cette musique, il faut signaler qu'elle est écrite à une époque où le genre symphonique n'a pas encore véritablement émergé en tant que tel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même chambriste et nerveux, la musique orchestrale de Dauvergne, c'est, heu, bon, c'est de la musique orchestrale de Dauvergne quoi. Pas désagréable, ça fait penser à de Rameau doux et génère un lancinant sentiment de somnolence propice à la rêverie (oui, voilà, je vais dire cela). Une vingtaine de minutes se passent ainsi. Comme le concert se passe dans le très agréable petit amphithéâtre de la Cité de la musique, il y a heureusement une sorte d'intimité qui passe et on entre en empathie avec les musiciens dans cette acoustique incroyable de précision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet opéra de poche, arrivent ensuite les chanteurs : Andrea Puja, Annastina Malm, Benjamin Alunni, Marcos Garcia Gutierrez pour les Troqueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Dauvergne, qui a dirigé l'Opéra de Paris et a composé plusieurs Tragédies lyriques, est surtout connu pour ces Troqueurs, présenté comme un Opéra bouffon d'après un conte libertin de Jean de la Fontaine. Pourquoi l'importance de cet opéra dans l'œuvre de Dauvergne  ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c'est un pastiche, écrit à la fin de la querelle des bouffons (créé en juillet 1753). Les partisans de l'Opéra français emmenés par Jean Philippe Rameau (le coin du Roi),perçus comme conservateurs, ont affrontés les partisans de l'italianisation de toute la musique comme une chose naturelle avec Jean-Jacques Rousseau (coin de la Reine), perçus comme progressistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le directeur de l'Opéra comique, Jean Monnet, veut faire une plaisanterie et faire croire qu'un compositeur italien de Vienne (l'Opéra italien a un image internationale alors que la Tragédie lyrique paraît étroitement hexagonale) a composé un opéra de style bouffon sur un livret de Jean-Joseph Vadé, inspiré de La Fontaine. L'objet de cette plaisanterie est aussi d'italianiser la musique française, mais il sait que s'il présente d'emblée l'Opéra comme français, les partisans de l'Opéra italien refuseront de l'écouter, tant la querelle s'est envenimée à cette date. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce a eu un immense succès, et les partisans des bouffons italiens ont été furieux d'apprendre que l'auteur était le très français directeur de l'Opéra, et probable élève de Rameau, Antoine Dauvergne. Mais le succès de la pièce s'est poursuivi, à tel point qu'en septembre 1753, il faut la retirer de l'affiche pour succès excessif...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret est bien gentil, l'histoire de deux fiancés qui changent leur fiancées, lesquelles acceptent en râlant, puis tout le monde regrette et on rééchange. A la fin, tout le monde est content. Le sujet est édulcoré par rapport à La Fontaine, dans lequel les couples sont mariés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musicalement, c'est assez étonnant, un mélange de style vocal italien et de musique orchestrale française, on se demande comment les partisans des bouffons ont pu se laisser abuser aussi facilement. C'est très riche, très vivant, il se passe beaucoup de choses du côté des voix et des harmonies (beaucoup plus que dans le livret) et c'est passionnant d'entendre ainsi un des jalons de l'Opéra comique français dont le style vocal va radicalement changer sous l'impulsion de ces Troqueurs. Un grand merci à la Cité de la musique et à Ambronnay. Il devait y avoir quelques coupes (au moins le ballet) dans cette version de 45 minutes mais c'était joué avec un tel entrain et une telle foi que toute réticence est emportée (encore une fois, le niveau des jeunes chanteurs proposé par Ambronnay est, comme dans le Carnaval et la Folie, époustouflant). Il n'y avait pas de mise en scène complète mais une belle direction d'acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment heureux de cette découverte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgydHk3GgaI/AAAAAAAAAs8/1QdhUA7k1yM/s1600-h/Fragonard_Derobee.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 325px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgydHk3GgaI/AAAAAAAAAs8/1QdhUA7k1yM/s400/Fragonard_Derobee.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335812412006629794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-7170748029084003990?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/7170748029084003990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=7170748029084003990' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7170748029084003990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7170748029084003990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/les-troqueurs-de-dauvergne-par.html' title='Les Troqueurs de Dauvergne par l&apos;Académie d&apos;Ambronay à la Cité de la musique'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sgyc8prQrRI/AAAAAAAAAs0/dArWxTC2ALc/s72-c/Watteau_taenzer_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-8599119742959864541</id><published>2009-05-10T07:48:00.015+01:00</published><updated>2009-05-11T00:28:51.907+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique contemporaine'/><title type='text'>Henri Dutilleux - Le Temps l'Horloge, invention du décadentisme français</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgaERERiJII/AAAAAAAAAss/zCa-CIIgjFQ/s1600-h/ecran-horloge.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgaERERiJII/AAAAAAAAAss/zCa-CIIgjFQ/s400/ecran-horloge.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334096237406856322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le 7 mai 2009, après pas mal d'attente, a été créé au Théâtre des Champs Elysées le cycle de mélodies d'Henri Dutilleux " Le temps  l'horloge" écrit pour la soprano américaine Renée Fleming. Le compositeur a mis pas mal de temps à y arriver, il a plus de 90 ans et a toujours été méticuleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une création partielle avait déjà été organisée de trois des quatre chansons du cycle il y a un an, au festival de Saito Kinen au Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fois, la quatrième chanson, sur un texte de Baudelaire, a été créée avec l'Orchestre national de France dirigé par Seiji Ozawa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Dutilleux a écrit un ensemble de quatre chants et un interlude avec orchestre,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps l'horloge de Jean Tardieu&lt;br /&gt;Le masque de Jean Tardieu&lt;br /&gt;Le dernier poème de Robert Desnos&lt;br /&gt;Interlude&lt;br /&gt;Enivrez-vous de Charles Baudelaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce cycle est comme une sorte de manifeste de la musique française, il avait été placé entre deux grands cycles orchestraux de Ravel et Berlioz comme dans un écrin. Pour la création partielle, Seiji Ozawa avait choisi la Pavane pour une infante défunte de Debussy et la symphonie fantastique de Berlioz. Cette fois, le chef qui est amoureux de musique française et dirige ces œuvres par coeur, avec beaucoup de transparence, a choisi Ma mère l'Oye de Ravel et Roméo et Juliette de Berlioz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte, il se dégage une impression étrange de ces mélodies, comme s'il s'agissait d'un anachronisme. Par rapport à ce qu'a écrit Dutilleux auparavant, cette musique est sage, il y a moins de dissonnances. C'est cependant d'un raffinement harmonique incroyable et il se dégage comme le parfum d'une époque révolue. Si je n'avais pas su que cela avait été écrit dans les années 2000, j'aurais été convaincu  d'entendre une musique écrite dans les années 1920 ou 1930. Il n'y a pas chez Henri Dutilleux l'abstraction qu'on entend chez Olivier Messiaen qui a aussi écrit des mélodies, et l'impression donnée est celle d'une musique capiteuse et raffinée à l'extrême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu l'impression d'entendre l'équivalent pour la musique française des quatre derniers lieder de Richard Strauss. Je me demande même si ce n'est pas intentionnel de la part d'Henri Dutilleux qui choisit ici un texte de Robert Desnos, le dernier poème, retrouvé dans le camp de Terezin dans lequel est mort Desnos. Il ne s'agirait pas d'un poème original mais d'une traduction en français de la traduction en tchèque d'un autre poème de Robert Desnos, " J'ai tant révé de toi". Tout ces liens créées entre le passé, le présent, cette perception originale du temps donne un sentiment planant, voulu par le compositeur. Il souhaitait dans le dernier poème, celui de Charles Baudelaire, soit chanté de façon que "le sentiment d'exaltation se manifeste de plus en plus", depuis le début ce cycle est pensé pour la voix de Renée Fleming (oui, Henti Dutilleux a bon goût, lui. &lt;a href="http://operacritiques.free.fr/css/index.php"&gt;Pas comme certain&lt;/a&gt;s... )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est l'interprète voulue par le compositeur et se révèle idéale en donnant une atmosphère bien particulière à ces textes, fait d'un mélange de naïveté et de sophistication extrême qui n'appartient qu'à elle, avec en prime quelques petits accents véristes. Sa façon de chanter s'est un peu modifiée, comme dans son récent disque des quatre derniers lieder de Richard Strauss, justement,  avec un nouveau goût pour la diction (ici, elle est difficile à comprendre, sans doute aussi du fait de l'écriture de Dutilleux) et des graves magnifiques. En forme et manifestement heureuse de chanter ce cycle à Paris, elle l'a repris en intégralité une seconde fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un très beau concert, avec ce sentiment étrange d'avoir assisté à la naissance de la musique française décadente, un peu à l'image des décadents viennois de l'entre-deux guerres et leur style sophistiqué à l'extrême.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-8599119742959864541?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/8599119742959864541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=8599119742959864541' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/8599119742959864541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/8599119742959864541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/henri-dutilleux-le-temps-lhorloge.html' title='Henri Dutilleux - Le Temps l&apos;Horloge, invention du décadentisme français'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgaERERiJII/AAAAAAAAAss/zCa-CIIgjFQ/s72-c/ecran-horloge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4420412404513649914</id><published>2009-05-07T15:50:00.009+01:00</published><updated>2009-05-08T13:28:26.390+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piano'/><title type='text'>Yuja Wang - Sonates de Chopin, Liszt et Scriabine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgQgCUBS0CI/AAAAAAAAAsk/Tdw7kl800HE/s1600-h/yuja-wang-by-felix-broede-for-dg-63.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 317px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgQgCUBS0CI/AAAAAAAAAsk/Tdw7kl800HE/s400/yuja-wang-by-felix-broede-for-dg-63.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333423082819473442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'avais parlé il y a quelques temps de &lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/yuja-wang-velocite-digitale-et-grande.html"&gt;Yuja Wang&lt;/a&gt; , après le récital auquel j'avais assisté à Paris et qui m'avait littéralement estomaqué. J'en profitais aussi pour papoter sur les préjugés, justifiés ou non, au sujet des pianistes chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble pas mal de faire un peu de service après-vente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vient juste de sortir, enregistré en novembre 2008 à Hambourg, un récital pour Deutsche Gramophon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme est le suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;strong&gt;Chopin&lt;/strong&gt;: Sonate pour piano no. 2 "Marche Funèbre"&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ligeti&lt;/strong&gt;: Etudes&lt;br /&gt;no. 4 »Fanfares« , no. 10 »Der Zauberlehrling«&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Scriabine&lt;/strong&gt;: Sonate pour piano no. 2&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Liszt&lt;/strong&gt;: Sonate en si&lt;/span&gt; mineur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore un programme incroyable de difficulté. En même temps qu'un répertoire réservé aux pianistes maîtres de la construction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, pour un premier disque, tenter la sonate en si de Liszt, un des sommets de la littérature pour piano, redoutée et redoutable, il faut oser !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la première écoute, ce disque m'a un peu déçu. Comme le récital de décembre avait été un véritable choc, je m'attendais trop à le ressentir de nouveau. Mais l'effet de surprise ne peut pas fonctionner comme ça à chaque fois. Oui, donc, déception, pourquoi ? Un récital de piano avec une maîtrise technique invraisemblable, mais sans aucune aspérité... Un produit de studio, dans ce que cela peut avoir de pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, je l'ai écouté de nouveau, plusieurs fois. Et il se dégage une sorte d'envoutement de ce disque, une poésie qui saisit progressivement l'auditeur (oui, là je parle de moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonate de Chopin n'est pas la plus grande réussite du disque. Elle est mise là pour souligner la parenté de ce Chopin avec Liszt et ses constructions dramatiques tortueuses. Yuja Wang s'en explique sur &lt;a href="http://www2.deutschegrammophon.com/html/special/yuja-wang/etudes/sites/album-french.html"&gt;le site internet de Deutsche Gramophon,&lt;/a&gt; dans une note d'intention promotionnelle. Mais son interprétation est intéressante pour son soin du détail, son évidente envie de montrer toutes les subtilités de la partition en ciselant des détails lissés par certains interprètes. C'est un jeu au service de l'oeuvre, pas pour faire de l'esbrouffe digitale (ce qu'elle sait faire, par ailleurs). Mais je trouve qu'elle se perd un peu dans cette sonate, à trop vouloir la décortiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux études de Ligeti sont mises là comme intermèdes ludiques, pour reposer l'oreille entre chacun des trois grands morceaux de ce disque. C'est intéressant parce que cela montre un répertoire contemporain assimilé, considéré comme un objet avec lequel on peut s'amuser et donner un peu de théâtralité, pas comme une chose morte et désincarnée qu'on respecte sans savoir pourquoi.  Mais c'est aussi un peu dommage, il y a un côté alibi : Yuja Wang se donne une petite image aventureuse à peu de frais, l'ensemble du Ligeti joué sur ce disque dure environ cinq minutes, pas plus. Sans doute difficile pour une interprète débutante d'imposer plus de musique contemporaine à la très conservatrice Deutsche Gramophon qui vise probablement avec ce disque la conquète d'un grand public asiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonate numéro deux de Scriabine est un miracle de poésie et de fluidité. Les pianistes qui jouent Scriabine veulent souvent faire étal de leur virtuosité dans les pages de ce compositeur affreusementr difficile à jouer, et aboutissent à un résultat très dur et très froid, avec un jeu frappé. Ici, pas du tout, Yuja Wang cherche encore à montrer les beautés harmoniques de cette pièce et le fait tout en naturel, son jeu paraît évident. Je me demande si ce n'est pas la meilleure version de cette sonate que j'ai entendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin arrive le gros morceau, la Sonate en si. Et là encore, beaucoup de didactisme et un infini respect du texte sans jamais être scolaire. Le discours se développe de façon très naturelle, les ambiances varient. Une très grande réussite. Il y a de nombreuses versions enregistrées de cette sonate, et le point faible de Yuja Wang est de ne pas prendre un parti-pris. Elle est encore dans l'évidence, et on pourrait dire que cette version serait une version idéale pour une première écoute de cette pièce, pas pour un approfondissement. Mais tout de même, la maîtrise musicale qui se dégage de ce jeu est stupéfiante, avec un jeu toujours sans esbrouffe. C'est tout simplement du très grand piano par une très grande musicienne qui veut montrer toutes les beautés de cette partition. Et comme dans le récital que j'avais entendu, la maîtrise de la grande forme est incroyable, le discours se tient tout au long de l'exécution. Si ce n'est pas la version de la sonate en si que j'emporterais sur une île déserte, c'est en revanche celle que j'écouterais si je veux entendre la partition de Liszt jouée de façon claire et habitée, et pour me reposer des pianistes aux egos surdimensionnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon intuition me dit qu'on n'a pas fini d'entendre parler de la demoiselle Wang, si elle reste à ce niveau musical et continue de proposer des programmes intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque s'écoute sur MusicMe :&lt;br /&gt;&lt;object width="304" height="200"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=0028947781400"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=0028947781400" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="304" height="200"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="overflow: hidden; width: 280px; position: relative; z-index: 1573; top: 0px; left: 12px; margin-top: -200px;"&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Yuja-Wang/albums/Sonatas-&amp;amp;-Etudes-0028947781400.html"&gt;&lt;img src="http://graphics2.musicme.com/pict/spacer.gif" width="280" border="0" height="180" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Yuja-Wang/albums/Sonatas-&amp;amp;-Etudes-0028947781400.html"&gt;Yuja Wang : Sonatas &amp;amp; Etudes - écoute gratuite et téléchargement&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;album proposé par &lt;a href="http://www.musicme.com/"&gt;musicMe&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;(En France, ce ne sera écoutable que le 2 juin. Mystères des sorties de disques et de leurs calendriers.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www2.deutschegrammophon.com/html/special/yuja-wang/etudes/sites/album-french.html"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4420412404513649914?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4420412404513649914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4420412404513649914' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4420412404513649914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4420412404513649914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/yuja-wang-sonates-de-chopin-liszt-et.html' title='Yuja Wang - Sonates de Chopin, Liszt et Scriabine'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgQgCUBS0CI/AAAAAAAAAsk/Tdw7kl800HE/s72-c/yuja-wang-by-felix-broede-for-dg-63.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-6157982917589048578</id><published>2009-05-07T10:20:00.026+01:00</published><updated>2009-05-08T12:14:52.289+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Die Feen de Wagner au Châtelet</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLFDt2ufrI/AAAAAAAAAsc/mIsIlmz7Qbg/s1600-h/image_53057839.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 206px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLFDt2ufrI/AAAAAAAAAsc/mIsIlmz7Qbg/s320/image_53057839.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333041576399503026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre du Chatelet a proposé en mars la création française du premier opéra de Richard Wagner, Les Fées. Oeuvre fascinante : Richard Wagner est quasi-autodidacte, et il montre dès sa vingtaine qu'il a assimilé le langage musical de son temps et se trouve déjà capable d'être personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, en 1833, ce jeune créateur qui tatonne est loin de celui qui sera quelques décénnies plus tard le Richard Wagner qui écrira Tristan et le Ring, mais il est déjà un compositeur accompli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Critiques : démission&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux juste faire une petite parenthèse que l'accueil que la critique, dans son ensemble, a donné à ce spectacle exceptionnel : lamentable. Les Fées soufre de préjugés. D'ailleurs, Radio France n'a pas daigné se déplacer alors que c'était de toute évidence un des évènement de la saison, préférant nous abreuver généreusement des retransmissions des spectacles routiniers du Metropolitan de New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces cas là, on pourrait se dire que les critiques, curieux, vont se rendre à ce spectacle et en rendre compte de façon intéressante. Non ! Eux, ils ricanent. Je prendrai un exemple qui vaut son pesant de cacahuètes : l'espèce d'éditorial de la page 32 de Classica de mai. On a droit à la totale ! L'auteur, un sous-plumitif  nommé Nicolas d'Estienne d'Orves, explique que c'était tellement nul, que lui, esthète exigeant, n'a pas pu tenir plus de la moitié su spectacle, qu'il n'a donc pas vu. Et comme il semblait découvrir l'oeuvre, on comprend qu'il fait un article sur un opéra qu'il ne connaît pas. Ensuite il critique le livret que Wagner a choisi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" il abordera bientôt des thèmes moins alambiqués que cet imbitable imbroglio mythologique"&lt;/span&gt;. Là, je me demande si je rève. En réalité, ce brave garçon a du aussi quitter la Ring, Tristan et Parsifal à la moitié, sinon je ne m'explique pas sa phrase, parce que ces opéras tardifs de Wagner, en matière d'imbitable imbroglio mythologique, ils se posent là...  Ensuite, il parle de la néfaste influence de Meyerbeer sur l'écriture de cet opéra. Il néglige juste le détail que cette influence ne s'entend pas, et pour cause, en 1833 Meyerbeer était connu comme compositeur d'opéras italiens, il n'écrivait du grand opéra français que depuis deux ans et Wagner ne l'avait pas encore rencontré, ni peut-être même entendu le style Meyerbeer. Il faudrait peut-être nuancer, lire ce que j'écris ensuite sur la lecture de Robert le Diable par Wagner à ce moment, mais quand même, il y a bien peu de Meyerbeer dans ces Fées... En gros, ce pseudo-critique montre qu'il ne connaît pas non plus l'oeuvre de Meyerbeer. Il compare un opéra qu'il n'a pas entendu a ceux d'un compositeur qu'il ne connaît pas, et pouf ! il en tire des conclusions définitives... Bon, je laisse tomber la suite de l'article, insultant sur la mise en scène, le chef, et les chanteurs, écrit avec ses bonnes blagues "mal aux fées", "fées molles". Ahaha ! En plus d'afficher avec fierté son inculture et son absence de déontologie, il se lance dans l'humour haut de gamme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le niveau de la presse musicale en France...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette parenthèse fermée, ce spectacle pouvait avoir des défauts, il était exceptionnel à plein d'égards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLE6mDFuKI/AAAAAAAAAsU/UGnaFnT5ToM/s1600-h/Fees_Alvaro_250_spip_ok.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 250px; height: 166px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLE6mDFuKI/AAAAAAAAAsU/UGnaFnT5ToM/s320/Fees_Alvaro_250_spip_ok.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333041419685050530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wagner de la génération de 1820.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles sont les véritables influences de Wagner dans cette partition ? Car il ne s'agit pas de Wagner à proprement parler, l'évolution du personnage n'a pas encore eu lieu. Il écrit comme un vrai romantique de cette génération de 1820, son univers musical baigne dans la musique de Ludwig von Beethoven, Felix Mendelssohn, mais surtout, pour la musique lyrique : Franz Schubert, Carl Maria von Weber et Heinrisch Marschner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wagner était aussi chef en formation quand il compose cet opéra, et il semble qu'il dirigeait beaucoup les symphonies de Beethoven, mais aussi des extraits de Rober le Diable de Meyerbeer. C'est assez fascinant de la voir agréger tous ses éléments, et écrire un véritable opéra romantique allemand, et qu'il a été romantique "flamboyant" avant d'être romantique tardif. Il paraît aussi qu'on sent dans cet opéra quelques traces de l'opéra italien : Rossini, Spontini... Je ne l'ai pas entendu, personnellement. Mais j'étais aussi dans une phase de découverte de cet opéra. En revanche, la volonté de se situer dans la lignée de Mozart est évidente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est intéressant de voir se développer sa musique : il écrit d'emblée de façon théâtrale, pas dans la grande forme avec répétition, mais comme un discours orchestral qui se développe, avec beaucoup d'effets pour souligner l'action, une fluidité de l'écriture avec des jolies modulations, et déjà, des Leitmotiv. Euh non, des thèmes. Enfin, un ou deux, des petites citations qui apparaissent dans la partition mais qui ne reçoivent pas un traitement si sophistiqué qu'un véritable Leitmotiv wagnérien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEyXEdQ-I/AAAAAAAAAsM/r1lft4Z159k/s1600-h/diefeen14.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEyXEdQ-I/AAAAAAAAAsM/r1lft4Z159k/s320/diefeen14.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333041278225302498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a tout un puzzle de la génération de l'opéra romantique qui se met en place actuellement grace à des interprètes courageux et curieux. C'est une belle pièce qui a été ajoutée ici par Marc Minkowski.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un livret wagnerien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est intéressant, c'est de voir à quel point, d'emblée, Wagner se saisit du livret. Tout est construit autour de ce texte, inspiré de Carlo Gozzi (celui de Turandot) lui-même inspiré d'une légende indienne d'une femme serpent. C'est presque drôle, il y a d'emblée les tics de Wagner : les grands monologues explicatifs, l'action qui se passe en grande partie hors-scène et Wagner l'intuitif. Celui qui portera de façon instinctive sur scène le bouddhisme, le marxisme, la proto-psychanalyse, dans la grande salade brouillonne de ses opéras de maturité, a ici aussi une intuition sur la conclusion. Plutôt que de rendre ses personnages tous mortels, il les rend tous divins : en faisant cela, il corrige le travail de Carlo Gozzi et revient, consciemment ou pas ?, à la version originale de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il choisit un univers romantique allemand, pas un sujet historique, ni un sujet contemporain ou humoristique. Il place ce texte avec ses merveilles, ses monstres et ses mystères au centre de son écriture et la musique suit le texte. Dès son premier opéra, c'est un véritable opéra de Wagner avec ses thèmes érotiques et mystiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEfZNLoxI/AAAAAAAAAr0/ELi0lL3bxxA/s1600-h/1feeschoeurfemme.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 233px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEfZNLoxI/AAAAAAAAAr0/ELi0lL3bxxA/s320/1feeschoeurfemme.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333040952381252370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une mise en scène dans un ailleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel a été le choix pour cette création ? C'est délicat de savoir que faire, j'imagine. La direction du Châtelet a confié cette tache à Emilio Sagi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix a été un univers onirique avec des choix esthétiques kitsch. Et ça fonctionne très bien : ça ne dénature pas le livret, la direction d'acteurs est bonne, on suit l'histoire de façon fluide (sauf peut-être au troisième acte, moins réussi) et c'est élégant. Car on a lu en entendu plein d'inepties  sur ce spectacle, que c'était le Lido, de mauvais goût, etc... C'est faux. L'esthétique est assez drôle, avec un côté gay-friendly, mais les costumes de Jesus Ruiz sont très élégants, il y a même des moments plutôt sobres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une choix bien vu pour une recréation et qui évite une transposition difficile avec une oeuvre peu connue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un beau plateau vocal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Belle  prestation des chanteurs : le choix avait été fait de la jeunesse avec dans les deu rôles principaux des espoirs du chant wagnérien. Choix difficile car l'écriture vocale est très difficile, elle m'a fait penser à celle de Fidelio mais c'est pire que cela, cela fait penser à du Wagner... Autant dire, c'est quasi-inchantable.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;William Joyner s'en sort très bien, de même que Christiane Libor à la voix très impresionnante, même si ce n'est pas mon rève personnel.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;L'exploit, c'est que toute la distribution est de haut niveau et impliquée : Lina Tetruashvili, Laurent Naouri, Salome Haller, Eduarda Melo, Laurent Alvaro, Judith aguthier, Nicolas Testé. Je ne détaille pas, mais c'était vraiment impeccable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEpMrzCAI/AAAAAAAAAsE/6ewXHX7GiYI/s1600-h/69ca5654-188d-11de-8271-17751ee3e273.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 175px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEpMrzCAI/AAAAAAAAAsE/6ewXHX7GiYI/s320/69ca5654-188d-11de-8271-17751ee3e273.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333041120818694146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wagner sur instruments anciens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir, cerise sur le gâteau, mais aussi l'élément qui faisait fonctionner tout ce spectacle : Marc Minkowski et ses musiciens du Louvre-Grenoble. Travail énorme réalisé de collecte d'instruments anciens contemporains de l'écriture de cette oeuvre, c'était un véritable orchestre romantique que l'on entendait, pas une machine de guerre sraussienne. Passionnant, rééquilibrage entre la fosse et la scène, belles textures, le tout sous la direction très dramatique de Minko qui animait cette partition semble t'il bien plus difficile qu'il n'y parait et dans lequel cet orchestre s'en sortait vraiment bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, une découverte extraordinaire en ce qui me concerne, et pour tous ceux curieux de découvrir cette période importante de l'opéra romantique allemand, ainsi qu'un jalon dans la formation de Wagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute décevant pour ceux qui ont fait mine de ne pas comprendre qu'ils allaient entendre Tristan ou le Ring, mais qui n'ont pas su apprécier ce qui leur était proposé, un spectacle passionnant et un opéra extraordinaire et abouti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEj9AvCnI/AAAAAAAAAr8/GvyPPLhH9AI/s1600-h/3feeschoeurfemme.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 233px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLEj9AvCnI/AAAAAAAAAr8/GvyPPLhH9AI/s320/3feeschoeurfemme.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333041030712199794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-6157982917589048578?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/6157982917589048578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=6157982917589048578' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6157982917589048578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6157982917589048578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/05/die-feen-de-wagner-au-chatelet.html' title='Die Feen de Wagner au Châtelet'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SgLFDt2ufrI/AAAAAAAAAsc/mIsIlmz7Qbg/s72-c/image_53057839.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4405269075757743607</id><published>2009-04-28T12:51:00.008+01:00</published><updated>2009-04-28T18:22:37.882+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Anna Caterina Antonacci est la plus grande !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfc2u9tRHZI/AAAAAAAAArs/-YZD2yImG7E/s1600-h/era-f6ab4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 250px; height: 379px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfc2u9tRHZI/AAAAAAAAArs/-YZD2yImG7E/s400/era-f6ab4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329788864482581906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... c'est pourtant simple !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendue hier soir dans son spectacle "Altre Stelle", elle est extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Etienne Nicolas Méhul &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Andante de la symphonie n°2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Hector Berlioz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mort d'Ophélie&lt;/span&gt;, op. 18.(partie 1)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Christoph Wilibald Gluck&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Sicilienne extraite d'Armide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean Philippe Rameau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cruelle mère des amours&lt;/span&gt; (air de Phèdre, Hippolyte et Aricie)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Cristoph Wilibald Gluck&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfin il est en ma puissance &lt;/span&gt;(Air d'Armide)&lt;br /&gt;Ballet des Ombres heureuse (Orphée et Eurydice)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Renaud, ciel me fuit ! Mortelle peine.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le perfide Renaud me fuit.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand le barbare était en ma puissance&lt;/span&gt; (trois airs d'Armide)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Luigi Cherubini&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Médée, ouverture acte II&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Du trouble affreux qui me dévore&lt;/span&gt; (air de Médée)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Christoph Wilibald Gluck&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Air des furies (Orphée et Eurydice)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hector Berlioz&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En mer, voyez, six vaisseaux&lt;/span&gt; (air de Didon, Les Troyens)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah ! Je vais mourir ! Adieu, fière cité&lt;/span&gt; (monologue et air de Didon)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mort d'Ophélie&lt;/span&gt;, op.18 (partie 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout m'impressionne dans les choix d'Anna Caterina Antonacci : dans son chant, d'abord. Le respect du style, toujours, de la diction impeccable, dans tous les répertoires. Jamais le choix de la facilité, au risque de ne pas paraître brillante à ceux pour qui seule compte l'épate vocale. Elle a tout tenté dans ces registres, le dépouillement vocal dans les compositeurs de madrigaux comme ceux de Monteverdi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut avoir un courage hors normes pour tenter de cette façon un spectacle solo basé sur le non spectaculaire, la simple classe, laprésence, la capacité à s'approprier la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toutes ses apparitions, elle est comme une sorte d'astre qui illumine la scène (d'où le titre du spectacle, Altre Stelle, wahouw !) et cette fois, elle a choisi ces héroïnes de Tragédie lyyrique française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réussite est totale, on en ressort bluffé, avec la seule envie d'entendre mainetenant tous ces rôles en intégralité. Après sa Cassandre des Troyens de Berlioz, tragique, son Alice Ford de Falstaff de Verdi, comique, sa Carmen de Bizet, d'une grande intelligence, son Monteverdi désolé, va-t'elle nous les donner ces héroïnes qui invoquent des démons sur scène ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends avec impatience les rôles intégraux sur scène, ce spectacle est trop génial pour ne pas avoir de suite !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4405269075757743607?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4405269075757743607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4405269075757743607' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4405269075757743607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4405269075757743607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/04/anna-caterina-antonacci-est-la-plus.html' title='Anna Caterina Antonacci est la plus grande !'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfc2u9tRHZI/AAAAAAAAArs/-YZD2yImG7E/s72-c/era-f6ab4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3669425837464772146</id><published>2009-04-27T15:04:00.022+01:00</published><updated>2009-04-28T12:15:43.982+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Macbeth de Verdi - Opéra Bastille - Esprit, es-tu là ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfbku8aj3SI/AAAAAAAAArM/LDZ87aib4Bc/s1600-h/981934Macbeth_Bastille.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 201px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfbku8aj3SI/AAAAAAAAArM/LDZ87aib4Bc/s320/981934Macbeth_Bastille.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329698704182205730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tiens, voilà un excellent spectacle pour discuter des mises en scènes classiques ou transposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Débat qu'il est temps d'avoir, d'ailleurs, avec l'arrivée de Nicolas Joel à la direction de l'opéra de Paris, les jours du Regietheater à l'allemande sont comptés dans notre belle capitale. Peut-être aussi les jours de la la mise en scène, car des mises en scène de Nicolas Joel lui-même sont prévues, et franchement, entre une mise en scène de Nicolas Joel et pas de mise en scène, la différence n'est pas toujours évidente... Mais c'est un autre débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette mise en scène de Dmitri Tcherniakov, on se trouve en face d'un autre problème : celui de la mise en scène très fouillée mais incompréhensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la seconde fois que je vois une mise en scène de ce russe. Il avait présenté un Eugene Onéguine de Tchaïkovsky légèrement transposé mais très classique en septembre, avec une direction d'acteurs bluffante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce Macbeth aussi, la direction d'acteurs est impressionnante. Rien n'est laissé au hasard, chaque geste est pensé et à un sens. Le souci, c'est que quand je dis cela, je veux dire : on voit bien que chaque geste est pensé et a un sens. Le souci, c'est qu'on ne comprend pas ce que le metteur en scène a pensé et quel sens il a voulu donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas d'Ecosse, pas de sorcières, pas de forêt qui avance. Même pas de kilts ni de hallebardes. Un microcosme petit bourgeois que l'on suit depuis Google Earth, histoire de nous dire que cela pourrait être n'importe où (encore que, il semble bien que cela soit en Russie) et n'importe quand : les costumes, élégants, sont étranges de ce point de vue, ils sont " bourgeois XXème" sans époque précise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, c'est aussi une guérilla urbaine suivie par l'intermédiaire de Google Earth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Macbeth est un notable local, médiocre. La conscience de sa médiocrité mélangée avec sa soif de pouvoir, aidée par sa femme, lui fait croire qu'il est devenu roi d'Ecosse, en gros. S'ensuivent quelques meurtres et une révolte pas claire pendant que sa femme essaie de sauver les apparences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est aisé à suivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sorcières ont été remplacées par un chœur. Pourquoi ? Qu'est ce que le surnaturel a de si effrayant pour un metteur en scène du XXIème siècle ? Très franchement, je n'en ai aucune idée. J'y vois plutôt une espèce de conformisme des milieux intellectuels qui assimilent tout cet aspect à de la sous-culture. A vrai dire, je ne sais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectateur de ce Verdi est en permanence confronté à un double problème :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfblCa8jOPI/AAAAAAAAArc/4A2-JKnpNIk/s1600-h/Macbeth16.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 194px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfblCa8jOPI/AAAAAAAAArc/4A2-JKnpNIk/s320/Macbeth16.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329699038795348210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- suivre la mise en scène. C'est difficile, beaucoup de choses sont suggérées et les personnages décrits sont assez complexes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- suivre la pièce originale. C'est nécessaire, parce que c'est le texte qui est chanté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'alternative serait la suivante : totalement cesser de lire les surtitres et simplement suivre l'action scénique. Ou bien ne lire que les surtitres et ne pas regarder la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou bien faire comme moi, essayer de suivre les deux; Exercice périlleux mais stimulant pour le cerveau (l'Opéra de Paris pourrait ainsi aider les personnes &lt;br /&gt;touchées par la maladie d'Alzheimer : tester vos capacités d'abstraction et vos capacités à suivre deux histoires en même temps qui n'ont aucun lien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre question que je me pose parfois : pourquoi ce type de metteur en scène n'écrit-il pas, plutôt que de réécrire les pièces des autres ? Un manque de courage, le choix de la facilité ? Parce que dans ce cas, on peut douter du moindre intérêt porté à la trame de Verdi ou de Shakespeare. Enfin, je n'en sais rien non plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre chose me chiffonne : c'est devenu très à la mode de faire chanter derrière un voile. Ici, comme des projections de Google Earth sont faites sur la totalité de la surface de la scène, il y a un voile transparent qui sert d'écran de ciné, mais cela veut dire que les chanteurs chantent en permanence derrière ce voile, voire derrière ce voile puis des rideaux quand en plus il y a un rideau sur scène. Vu l'acoustique de l'Opéra Bastille qui tend à étouffer les voix, c'est de la stupidité pure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit j'ai passé une bonne soirée, c'est du bon théâtre que fait Tcherniakov, on ne s'ennuie pas un instant  suivre ce qui se passe sur scène. C'est très élégant sans être de la déco, incontestablement quelque chose résonne entre sa mise en scène et le monde dans lequel nous vivons. Il fait du Regietheater au sens strict d'une mise en scène dialectique, qui interroge l'œuvre. Et son Oneguine de septembre montre que ce n'est pas un adepte de la provocation gratuite ni du technologique branchouille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction du chef Teodor Currentzis est très drôle. Il est jeune, enflammé, part dans tous les sens. Il est à la fois à la mode et il énerve. Il est loin de la norme du chef d'orchestre sérieux (Richard Strauss disait qu'il dirigeait avec une main dans la poche de son gilet et que s'il devait l'utiliser pour diriger, c'est qu'il y avait un gros souci). Currentzis fait des onomatopées, souffle, agite les bras en moulinets, pointe dans des directions bizarres, c'est presque en soi une annexe de la mise en scène. Il n'empêche qu'il propose une version très théâtrale de la partition, ce n'est pas de l'esbroufe, c'est sa façon d'être et le résultat est intéressant et vivant. Je ne sais pas comment il évoluera, vers plus de sobriété ou non, mais c'est un chef qui dégage quelque chose de sympathique. &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfbk67evYWI/AAAAAAAAArU/mhiNmvZiOok/s1600-h/macbeth_bastille_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 305px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfbk67evYWI/AAAAAAAAArU/mhiNmvZiOok/s320/macbeth_bastille_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329698910089732450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'origine, c'est Carlos Alvarez qui devait assurer le rôle titre. Le baryton-Verdi a eu une saison chaotique et a été remplacé par Dmitri Tiliakos, excellent. Il incarne un Macbeth dépassé par les évènements, au chant subtil est touchant, mais sa voix est peut-être insuffisamment projetée pour l'immense salle de Bastille. Il n'empêche qu'il y a eu des airs d'une grande beauté (le dernier air de Macbeth, en particulier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Violetta Urmana est bien plus impliquée que ce que l'on peut lire ici ou là, même si elle n'incarne pas une Lady Macbeth déchaînée. Le timbre n'est pas beau en soi, elle souffre un peu dans les aigus, mais en revanche elle est d'une maîtrise impressionnante. C'est du chant sans sucre ajouté, sobre et puissant. Elle n'est pas mauvaise actrice non plus, contrairement à mes craintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stefano Secco fait un MacDuff de luxe, dans une leçon de chant verdien par un ténor que je trouve plus impressionnant à chaque fois que je l'entends, et Ferrucio Furlanetto a toujours sa voix avec son impact énorme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces éléments font de ce Macbeth une production intéressante, même si pas forcément impeccable ni complètement aboutie (je crois que je maîtrise de mieux en mieux l'art de la phrase qui ne veut rien dire...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfblL4Pw84I/AAAAAAAAArk/1FvFYUL5_mc/s1600-h/arton25364.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 215px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfblL4Pw84I/AAAAAAAAArk/1FvFYUL5_mc/s320/arton25364.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329699201279390594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3669425837464772146?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3669425837464772146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3669425837464772146' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3669425837464772146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3669425837464772146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/04/macbeth-de-verdi-opera-bastille-esprit.html' title='Macbeth de Verdi - Opéra Bastille - Esprit, es-tu là ?'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sfbku8aj3SI/AAAAAAAAArM/LDZ87aib4Bc/s72-c/981934Macbeth_Bastille.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2637278956740865163</id><published>2009-04-27T11:57:00.013+01:00</published><updated>2009-04-27T15:07:28.924+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Un peu de sucre dans la tempête : Riders to the Sea de Ralph Vaughan Williams</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW12ZAzKhI/AAAAAAAAAq0/AP6BP5w1SOg/s1600-h/V32_English_Channel_ghost_ship.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 255px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW12ZAzKhI/AAAAAAAAAq0/AP6BP5w1SOg/s400/V32_English_Channel_ghost_ship.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329365680094652946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Petit crochet par un théâtre qui ne présente habituellement pas de l'opéra : l'Athénée - Louis Jouvet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du 8 au 11 avril, il y avait un spectacle autour de "Riders to the Sea" de Ralph Vaughan Willams (1937), un spectacle parti de Reims qui terminait là une grade tournée française avec une jeune troupe assemblée pour l'occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était l'occasion de découvrir un opéra de ce compositeur qui ne hante pas les maisons d'opéra, on ne peut pas dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce est de John Millington Synge, poète errant irlandais, écrite en 1903. L'action se déroule aux îles d'Aran dans un univers âpre et violent. Cela peut évoquer les Pécheurs d'Islande de Pierre Loti, mais dans un univers encore plus désolé. Synge écrit dans "Les Iles d'Aran" : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Dans ce cri de douleur, la conscience intime semble se mettre à nu pour un instant et révéler l'état d'âme d'êtres humains qui ressentent leur isolement face à un univers dont les vents et les flots leur font la guerre. Ils se taisent habituellement, mais en présence de la mort, tout simulacre d'indifférence ou de patience est oublié, et ils hurlent de désespoir, pitouablement, devant l'horreur du destin auquel ils sont tous condamnés".&lt;/span&gt; (cité dans le programme, traduction de P. Leyris).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sombre et beau. J'ai eu le sentiment que la musique de Ralph Vaughan-Williams affadissait ce sujet. C'est beau à entendre, une belle envolée lyrique à l'anglo-saxonne qui évoque la musique de films, mais ça tourne en rond au bout d'un moment, et cela paraît très sucré par rapport au texte. De belles insertions de mélodies irlandaises, très bien orchestrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'ai préféré, c'est le cycle de mélodies sur des textes de Stevenson, en début de spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne interprétation des chanteurs : Jacqueline Mayeur, Patrice Verdelet, Elsa Levy, Sevan Manoukian. Excellent petit orchestre du Grand Théâtre de Reims et du chœur Thibaut de Champagne dirigé par Jean-Luc Tingaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW2GHjHQkI/AAAAAAAAArE/arklmfcLUUo/s1600-h/riders-to-the-sea-cavaliers-de-la-mer-63267.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 208px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW2GHjHQkI/AAAAAAAAArE/arklmfcLUUo/s320/riders-to-the-sea-cavaliers-de-la-mer-63267.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329365950284644930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW17-qz8_I/AAAAAAAAAq8/b9eqm94HBsI/s1600-h/20090408-Athenee-Riders_to_the_sea-Vaughan_Williams.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW17-qz8_I/AAAAAAAAAq8/b9eqm94HBsI/s320/20090408-Athenee-Riders_to_the_sea-Vaughan_Williams.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329365776102323186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width:220px;height:55px;"&gt;&lt;object width="220" height="55"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=823513&amp;colorBackground=0x009074&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x003D31&amp;autoplay=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=823513&amp;colorBackground=0x009074&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x003D31&amp;autoplay=1" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;D&amp;eacute;couvrez &lt;a href='http://www.deezer.com/fr/massimiliano-damerini.html'&gt;Ralphie&lt;/a&gt;!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2637278956740865163?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2637278956740865163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2637278956740865163' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2637278956740865163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2637278956740865163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/04/un-peu-de-sucre-dans-la-tempete-riders.html' title='Un peu de sucre dans la tempête : Riders to the Sea de Ralph Vaughan Williams'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfW12ZAzKhI/AAAAAAAAAq0/AP6BP5w1SOg/s72-c/V32_English_Channel_ghost_ship.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1631822054378468539</id><published>2009-04-20T22:27:00.009+01:00</published><updated>2009-04-29T14:30:28.222+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Rolando Villazon génial dans  Werther - Edit :  Suspension  de sa carrière pour opération.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfWOBE1kESI/AAAAAAAAAqs/21_PU35nS2U/s1600-h/press06_Springsteen14-702853.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 269px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfWOBE1kESI/AAAAAAAAAqs/21_PU35nS2U/s400/press06_Springsteen14-702853.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329321883192267042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, je vais ajouter ma pierre à l'édifice de la rumeur, mais une pierre interrogative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Werther donné à l'opéra Bastille dans une jolie mise en scène élégante de Jürgen Rose, magnifiquement dirigé par Kent Nagano (oui, j'aime les directions de type international avec plein de détails et qu'on doit normalement égratigner parce que le style n'est pas français, comprendre poussif comme du Plasson) et un beau plateau vocal avec Susan Graham, Ludovic Tézier, Alain Vernhes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les couloirs bruissent de rumeurs sur la santé vocale de Rolando Villazon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flash Back. Deux ans en arrière. Les Contes d'Hoffmann à Bastille. Pris d'assaut par le public, les files de dernière minutes délirantes, Villazon est la star qu'il faut entendre. Le capital sympathie dont il bénéficie est immense, tout le monde ou presque est convaincu qu'il va entendre un évènement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui. Les files d'attente sont plus clairsemées. Il faut dire aussi que Werther attire moins, sans doute, que les Contes d'Hoffmann. Mais ce qui est très différent, c'est l'ambiance. Les files bruissent de remarques sur l'état de la voix du chanteur vedette. Tout le monde semble vouloir apporter son expertise. Des certitudes fusent "la voix est endommagée, c'est certain" et possède sa théorie sur la raison des problèmes, surmenage, amateurisme dans le choix des rôles, impréparation, lourdeur des rôles choisis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le débat n'est pas circonscrit au public des plus pénibles de l'opéra, grâce à un article d'une bêtise incommensurable de Marie-Aude Roux dans Le Monde, tous sont au courant de la rumeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est l'origine des rumeurs ? Juste après les Contes d'Hoffmann de Bastille, Villazon s'est arrêté trois mois. " Les médecins avaient dit six mois " assurent les experts qui, en plus, devaient se trouver dans le cabinet médical au moment où Villazon a consulté. Enfin, j'imagine, sinon comment sauraient-ils ce qu'on dit les médecins, ou bien serait-ce uniquement des ragots malveillants ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son retour, Villazon est l'objet des pires scrutations. La moindre représentation annulée est la source de conjectures de toutes sortes, le moindre couac enregistré en pirate est immédiatement relayé sur youtube avec déferlement de doctes commentaires sur cet incident qui serait la marque indéniable du déclin vocal prématuré du ténor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, entre les deux représentations auquel j'ai assisté, concrètement, qu'est ce qu'on entend ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un personnage, toujours le même, qui donne tout sur scène. Trop, disent les Cassandres. La voix est magnifique, rayonnante. L'acteur est désarmant, maladroit mais charismatique au delà de tout ce que je connais. Il emporte toutes les réticences dès sa première apparition sur scène. Sa diction en français est un peu étrange, sans doute à cause d'une émission qui me paraît très dans la gorge. J'ai l'impression que c'est une très bonne diction, bien accentuée avec toutes voyelles et consonnes mais que dans l'immense Bastille ces qualités se perdent, il faudrait une salle plus intime. Mais il est Rolando Villazon, et il triomphe très justement à chaque fois. Mais tout de même, le mal est fait. Les commentaires se font un peu sceptiques, personne ne veut adhérer sans faire remarquer " qu'il sait bien qu'il y a un problème".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que sait-on, exactement ? Rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rolando Villazon assure qu'il n'y a pas de problème. Après l'avoir entendu, je n'ai pas le souvenir de si grandes différences entre les deux prestations, à deux ans d'écart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est ce qu'il dit vrai ? Après tout, je n'ai aucun élément pour dire le contraire. Mais est-ce que je ne l'ai pas entendu en grande difficulté vocale dissimulée quand il chantait Hoffmann, puis de nouveau en difficulté dans Werther, mon scepticisme venant que je compare deux fois le même chanteur dans ses mauvais jours ? Je ne sais pas. Je trouve qu'il y a peu de concret et beaucoup de rumeurs dans ces histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journalistes musicaux, eux, ne se mouillent pas, mais ils attaquent de façon insidieuse en vantant soudain les mérites de la version baryton de Werther chantée par Ludovic Tézier, comme pour dire " à bon entendeur, salut !".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve tout cela déplaisant, lâche, uniquement des attaques larvées et malveillantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tenté de faire confiance à Rolando Villazon. Il a été extraordinaire dans ce Werther, pourquoi ne pas le dire ? Et attendre de voir la saison prochaine comment les choses évoluent, car les directions d'opéras continuent de lui faire confiance et de l'engager dans un agenda très chargé. S'il y a problème, on verra alors, s'il n'y en a pas, cette déplaisante période n'aura été qu'une parenthèse pour la carrière d'un chanteur qu'il était de bon ton d'encenser sans réserves il y a deux ans puis de dénigrer sans information précise cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je suis impatient. Et heureux de voir que le public l'ovationne à chacune de ses prestations, de façon plus que méritée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edit : donc, il y avait bien un problème, cette fois reconnu. Rolando Villazon doit être opéré des cordes vocales, annonce faite le 29 avril. Il doiut s'arréter jusqu'à la fin de l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne chance ! et bon rétablissement !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1631822054378468539?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1631822054378468539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1631822054378468539' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1631822054378468539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1631822054378468539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/04/rolando-villazon-dans-werther.html' title='Rolando Villazon génial dans  Werther - Edit :  Suspension  de sa carrière pour opération.'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SfWOBE1kESI/AAAAAAAAAqs/21_PU35nS2U/s72-c/press06_Springsteen14-702853.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1704877866082672974</id><published>2009-04-17T10:48:00.008+01:00</published><updated>2009-04-18T11:16:10.916+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique contemporaine'/><title type='text'>Pascal Dusapin - Le cycle des sept formes à la Cité de la Musique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SemoBQjfnvI/AAAAAAAAAqk/Y1MNpzbkFIs/s1600-h/pascal_dusapin2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SemoBQjfnvI/AAAAAAAAAqk/Y1MNpzbkFIs/s320/pascal_dusapin2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325972773919497970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le 27 mars 2009, l'Orchestre Philharmonique de Liège dirigé par Pascal Rophé a donné à la Cité de la Musique l'intégralité du cycle des formes de Pascal Dusapin. Il semble que ce cycle soit maintenant complet, c'est devenu au fil des années une oeuvre symphonique de très grande ampleur écrite et créée au fil des années et dont la durée totale doit être de plus de 2 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Go&lt;br /&gt;Extenso&lt;br /&gt;Apex&lt;br /&gt;Clam&lt;br /&gt;Exeo&lt;br /&gt;Reverso&lt;br /&gt;Uncut (création)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique de Dusapin lui est propre, il obtient un style propre avec une méthode d'écriture complexe basée sur un matériau de base assez simple, elle n'est pas vraiment tonale, elle est semble t'il modale, utilisant des modes de 4-5 notes mais qui peuvent coexister à plusieurs. Il crée une harmonie originale, un peu contemplative, un peu mouvante, avec des lignes mélodiques simples qui s'étirent ou s'enchevêtrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est agréable à écouter, il y a un sentiment de musique accessible mais un peu monotone. Dusapin revendique un certain chaos dans sa musique, je trouve qu'il est inclus dans des orchestrations élégantes qui le rendent inoffensif. Go part sur des motifs simples qui vont être perturbés, Extenso sur la dilatation du temps avec des variations sur les motifs de Go. Apex est semble t'il d'une construction complexe d'emboitements avec des rythmes de spasmes et une harmonie subtile. C'est toujours de bon goût, je crois que Dusapin, s'il a inventé quelque chose, a inventé le chaos poli. Avec minutie, il revendique un travail sur la musique comme une sorte de matière physique qu'il modèle en jouant sur des phénomènes physiques : cloquage, arasement, plis, empreintes... C'est la base de Clam. Courbes sonores qui jouent sur la stabilité et l'instabilité dans Exeo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un sentiment agréable, mais aussi une impression de musique essentiellement décorative. Et assez répétitive, si Pascal Dusapin revendique à chaque fois une méthode d'écriture différente, une opposition, une antinomie, un retournement... pourtant j'ai l'impression d'entendre la même chose belle et mystérieuse du début à la fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très belle prestation de l'orchestre de Liège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas moyen de trouver ce grand cycle pour orchestre ou une partie, mais du Dusapin, il y en a sur MusicMe, par exemple ce disque, de la même famille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="304" height="200"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=3298497821506"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=3298497821506" type="application/x-shockwave-flash" width="304" height="200" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="width:280px;position:relative;z-index:1573;top:0px;left:12px;margin-top:-200px;overflow:hidden;"&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Pascal-Dusapin/albums/Comoedia---Fist---Aria---Hop%27---Aks---Coda---Attaca-3298497821506.html"&gt;&lt;img src="http://graphics2.musicme.com/pict/spacer.gif" border="0" width="280" height="180"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Pascal-Dusapin/albums/Comoedia---Fist---Aria---Hop%27---Aks---Coda---Attaca-3298497821506.html"&gt;Pascal Dusapin : COMOEDIA - FIST - ARIA - HOP' - AKS - CODA - ATTACA - écoute gratuite et téléchargement&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;album proposé par &lt;a href="http://www.musicme.com/"&gt;musicMe&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1704877866082672974?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1704877866082672974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1704877866082672974' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1704877866082672974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1704877866082672974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/04/pascal-dusapin-le-cycle-des-sept-formes.html' title='Pascal Dusapin - Le cycle des sept formes à la Cité de la Musique'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SemoBQjfnvI/AAAAAAAAAqk/Y1MNpzbkFIs/s72-c/pascal_dusapin2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3040071639595140712</id><published>2009-03-29T12:22:00.011+01:00</published><updated>2009-04-03T11:46:12.701+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique contemporaine'/><title type='text'>Le plus grand disque de tous les temps du mois : les Etudes de Ligeti par Pierre-Laurent Aimard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SdXlNUZA8MI/AAAAAAAAAqU/nJSV_jECJBA/s1600-h/liget.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 398px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SdXlNUZA8MI/AAAAAAAAAqU/nJSV_jECJBA/s400/liget.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320410551782797506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;György Ligeti est décédé en 2006, après avoir laissé une œuvre considérable qui me paraît marquée à la fois par l'expérimentation, la curiosité et une absence de dogmatisme exceptionnelle (pour un compositeur célébré de façon si officielle par la grande chapelle des sériels-ennemis résolus de la tonalité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses études pour piano sont une merveille d'équilibre et de liberté. Ce genre à part, très centré sur le piano depuis celles de Chopin, est l'exercice le plus bizarre qui soit, les compositeurs qui l'ont pratiqué y font souvent une musique très personnelle et libre dans le cadre le plus formel et aride qui soit. C'était vrai de Chopin, également de Debussy qui en fait ses pièces les plus expérimentales vis à vis de la tonalité (elles sont d'ailleurs assez peu jouées, je pense parce qu'elle déroutent par rapport à la norme debussyste), Ligeti est je crois le dernier en date à avoir fait cet exercice à ce niveau de musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La complexité d'écriture est telle qu'elle doit échapper à quasiment tout le monde : utilisation d'éléments d'ethnomusicologie, d'unités élémentaires tirées de la musique africaine, de Jazz, un contrepoint de mathématicien fou, de la polyrythmie, des expérimentations, par exemple la tentative de faire surgir des voix additionnelles non écrites. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette construction intellectuelle tarabiscotée est tempérée par une approche tactile du piano, Ligeti a voulu des "véritables " études, c'est à dire des pièces pianistiques. Et un étalage de virtuosité pris aussi comme fin en soi, stimulé par ses propres limites techniques : il a écrit ces pièces pour le virtuose qu'il aurait rêvé d'être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est évident, à entendre le résultat, c'est l'imagination jamais en défaut de ce compositeur.  Il ne semble pas utiliser de trucs théoriques comme but de sa musique, mais comme moyen pour parvenir à un résultat poétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce volume 3 de l'édition Ligeti chez Sony, Pierre-Laurent Aimard semble comme en transes, en symbiose avec cette musique dont il veut nous montrer toutes les beautés et les subtilités, jamais comme un professeur mais comme un véritable amoureux de cette musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un indispensable !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SdXlaULSb-I/AAAAAAAAAqc/Nx9hIrhkzJI/s1600-h/514JTV92T2L._SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SdXlaULSb-I/AAAAAAAAAqc/Nx9hIrhkzJI/s320/514JTV92T2L._SL500_AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320410775063523298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être exact, il n'y a que les deux premiers livres d'études, manque le troisième (à l'exception d'une étude : White on white, dont c'est le premier enregistrement en 1995, ce troisième livre était en cours d'écriture.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a également Musica Ricercata, une très belle pièce de jeunesse de Ligeti.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3040071639595140712?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3040071639595140712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3040071639595140712' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3040071639595140712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3040071639595140712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/03/le-plus-grand-disque-de-tous-les-temps.html' title='Le plus grand disque de tous les temps du mois : les Etudes de Ligeti par Pierre-Laurent Aimard'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SdXlNUZA8MI/AAAAAAAAAqU/nJSV_jECJBA/s72-c/liget.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-6103650882338900004</id><published>2009-03-29T09:48:00.016+01:00</published><updated>2009-03-29T12:33:06.117+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Série télé'/><title type='text'>La nuit Kaamelott - Le Peplum, Excalibur  et les geeks</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9YhzAC5KI/AAAAAAAAAp0/aCUXyUa1HnM/s1600-h/kaamelott_0000_kaamelott00.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 380px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9YhzAC5KI/AAAAAAAAAp0/aCUXyUa1HnM/s400/kaamelott_0000_kaamelott00.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318567022597170338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps j'avais une petite tendance à négliger le côté adolescent attardé et la culture geek, à force de trainouiller dans des lieux de perdition tels que Bastille, l'Opéra comique et autres... il était temps de faire un petit retour vers les séries télé, les jeux video, les jeux de rôle et les vieilles sagas du cinéma américain des années 1980, bref, la culture geek dans toute sa splendeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un série télé que je regarde de temps en temps, c'est Kaamelott. C'est la chose la plus sympathique qui soit arrivé à la télévision française depuis 10 ans, heu non,  20 ans, heu non,  30 ans, heu non plus 40 ans, je vais dire sa disons création. C'est comme une bouffée d'air frais après au milieu de tous ces programmes stéréotypés, formatés, construits selon les goûts supposés du public en fonction d'on ne sait quelles études de marché. Et ce produit qui semble sorti de nulle aprt, unique dans son format et son style,  a marché au-delà de toutes les espérances. Ca rassure un peu sur le public : une série OVNI conçue par une sorte de geek musicien , Alexandre Astier, qui ne regardait pas la télévision, a trouvé sa place à une heure de grande diffusion, et c'est même devenu une des "succes-story" les plus marquantes qui soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh bon, je suis un peu un faux fan, je ne connais même pas tous les épisodes. Si j'ai du voir un majorité de la série, je crois n'avoir pas vu une seule saison en intégrale. C'est donc avec le sentiment d'être un vague imposteur que je me suis rendu au grand Rex le 25 mars assister en avant première en présence de l'équipe à la plus grande partie de la sixième saison, convaincu (assez facilement, je suis faible) par un authentique geek.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9Yo8UMvLI/AAAAAAAAAp8/hMPXKWurGkE/s1600-h/3gkfoizm.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9Yo8UMvLI/AAAAAAAAAp8/hMPXKWurGkE/s400/3gkfoizm.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318567145356704946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plaisir est total, ça passe bien sur grand écran car même si c'est un format série qui n'a pas d'ambition sur la forme visuelle, c'est très soigné et en réalité mieux filmé que la majorité des films dits sérieux qui sortent en France. Alexandre Astier continue à raconter la quête du Graal par le roi Arthur et ses chevaliers de la table ronde, mais tournés en dérision c'est une bande de branques, même qu'on se dit que c'est pas gagné d'avance, cette histoire de Graal. Des scènes à mourir de rire, je ne sais pas trop analyser le cocktail qui fait le succès de cette série : une tradition arthurienne assez respectée en dépit des apparences, beaucoup de soin sur les dialogues, une influence évidente de René Goscinny, plein de clins d'oeil à une foule de choses, des invités vedette à qui l'on confie des rôles confiés sur mesure mais qu'Alexandre Astier doit bien tenir, car aucun ne cabotine jamais. Pour rester dans la tonalité qu'à pris ce blog, il faut noter qu'une des stars de la série, Perceval le Gallois, partage avec le Parsifal de Richard Wagner un entendement des choses assez limité (c'est pas faux).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9Y-TggVkI/AAAAAAAAAqM/P3z273yKF68/s1600-h/kaamelott_haut23.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 196px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9Y-TggVkI/AAAAAAAAAqM/P3z273yKF68/s400/kaamelott_haut23.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318567512359589442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette sixième saison a une originalité : elle se déroule à Rome. Arthur étant censé dans la série avoir grandi dans cette ville et être de culture romaine, et n'être arrivé que plus tard dans sa citadelle boréale de Kaamelott, c'est en réalité l'introduction de la série. Alexandre Astier a profité d'une opportunité aussi : les décors en déshérence de la série Rome en Italie, &lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/rome-silent-leges-inter-arma.html"&gt;dont j'ai déjà dit deux mots, &lt;/a&gt;. Intéressant depuis le début de voir une série comique qui se passe dans cet univers méconnu de la déliquescence progressive de l'Empire moyen et du début de ce qu'on va appeler "le moyen âge". C'est loin d'être idiot, et il y a en permanence des moments hilarants. Ayant appris le métier de scénariste et de cinéaste sur le tas, Alexandre Astier a une écriture subtile, faite d'un mélange de beaucoup de choses, je me dis qu'il doit avoir un talent naturel fou même si, issu d'une famille de théâtreux, il a eu la chance d'être plongé très jeune dans cette atmosphère. Il utilise aussi des ficelles éprouvées, je n'en dirai pas trop, mais certains éléments de cette saison 6 sont inspirés du Ruy Blas de Victor Hugo (mais pas seulement, loin de là). Et je ressens quelque chose de profondément touchant, et de rassurant sur le monde dans lequel on se trouve, de se dire que ce qui est un des plus grands succès de la télévision française de tous les temps est le fait d'inconnus et de culture théâtreuse à la base. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette sixième saison sera la fin des épisodes destinés au format télévisé. Pour conclure sa quête du Graal, l'équipe de Kaamelott a décidé de se lancer dans rien moins que trois films cinéma ensuite. Le défi paraît incroyable pour une série dont le format à l'origine était un sketch comique quotidien de trois minutes, mais vu tout le talent qu'on a vu déployé jusqu'ici, il y a de quoi être optimiste sur le résultat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ambiance extraordinaire dans cette "Nuit Kaamelott", au fait, avec fans en délire dans un grand cinéma comble qui tremblait sous leurs cris - galvanisant de voir plusieurs milliers de personnes se coordonner spontanément pour lancer les répliques les plus connues de la série -  et un Alexandre Astier visiblement très ému. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9YyN3kYVI/AAAAAAAAAqE/c-hc1LgxCqE/s1600-h/excalibur_fondecran.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9YyN3kYVI/AAAAAAAAAqE/c-hc1LgxCqE/s400/excalibur_fondecran.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318567304687280466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-6103650882338900004?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/6103650882338900004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=6103650882338900004' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6103650882338900004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6103650882338900004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/03/la-nuit-kaamelott-le-peplum-excalibur.html' title='La nuit Kaamelott - Le Peplum, Excalibur  et les geeks'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc9YhzAC5KI/AAAAAAAAAp0/aCUXyUa1HnM/s72-c/kaamelott_0000_kaamelott00.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2144073037530349206</id><published>2009-03-26T12:47:00.031+01:00</published><updated>2009-03-28T16:32:07.816+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Bellini I Capuletti e I Montecchi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc4-Z5olkfI/AAAAAAAAApk/yY3hrDfAM1o/s1600-h/romeo1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 287px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc4-Z5olkfI/AAAAAAAAApk/yY3hrDfAM1o/s400/romeo1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318256824659841522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, c'est de pire en pire, irrémédiablement je me sens passer du côté obscur de la force. Un autre compositeur que je dédaignais est en train de monter dans mon estime jusqu'à le mettre dans mon petit panthéon personnel : Vincenzo Bellini. Oui, celui des jolis airs gnan-gnan avec l'orchestre qui fait dzing-ploum, dzing ploum ploum derrière...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande même si ce n'est pas la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en concert que j'ai eu la révélation que Bellini, c'était bien... Le souci avec le concert, c'est qu'on est obligé d'écouter, on ne peut pas faire comme chez soi, se balader en se brossant les dents et/ou en lisotant un truc qui n'a rien à voir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc  c'était à Bastille la saison dernière, je n'en ai pas encore parlé, car j'avais honte. Je vais devoir assumer. Il s'agissait de " I Capuletti E I Montecchi", dirigé par Evelino Pido dans une mise en scène de Robert Carsen (datant du milieu des années 1990) avec deux distributions pour le couple Romeo/Juliette : Joyce DiDonato/Anna Netrebko et Joyce DiDonato/Patrizia Ciofi. Bon, il y avait peut-être des défauts, il y en a toujours, mais quand même, c'était époustouflant. Les deux distributions étaient excellentes avec une Joyce DiDonato qui donnait une leçon de bel canto romantique, d'héroïsme mezzo-sopranien et d'aisance sur scène. Sa Juliette était la subtile Patrizia Ciofi ou bien Anna Netrebko, plus confuse mais avec un timbre magnifique qui a un très grand impact en salle (en plus, elle était enceinte jusqu'au cou, c'est bouleversant cette version de l'histoire avec un petit bébé qui mourait sur scène, sgnirf...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait deux "découvertes" : la musique de Bellini est magnifique, dédiée à la voix mais pleine de subtilités, de modulations. Rien de révolutionnaire, mais un ton très romantique qui tombe beaucoup moins dans la mièvrerie que ce qu'on en dit. Pas par hasard que Bellini et Chopin étaient amis et s'admiraient, et que Wagner avoue que c'est sa musique qui lui a inspiré son idée de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"mélodie infinie"&lt;/span&gt; de Tristan &amp; Isolde. Ils font partie de ces romantiques qui inventent un nouveau monde dans l'impact émotionnel de la musique. Quitte à assumer pour de bon, j'ose (oui, j'ose) dire que Bellini peut s'écouter comme de la musique pure, sans même tenir compte du livret (bien entendu avec le livret, c'est bien mieux).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc48Wb-0BOI/AAAAAAAAApc/zIJpdNVjOew/s1600-h/Capuleti02.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 208px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc48Wb-0BOI/AAAAAAAAApc/zIJpdNVjOew/s400/Capuleti02.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318254566137136354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, cet opéra sur l'histoire de Romeo et Juliette a bien mauvaise réputation. Je donne quelques instants la parole à un pénible, Hector Berlioz, qui raconte son voyage en Italie, figure obligée de l'artiste romantique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;" &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sachant bien que je ne trouverais pas dans la capitale de la Toscane ce que Naples et Milan me faisaient tout au plus espérer, je ne songeais guère à la musique, quand les conversations de table d'hôte m'apprirent que le nouvel opéra de Bellini allait être représenté. On disait beaucoup de bien de la musique, mais aussi du libretto, ce qui, eu égard au peu de cas que les Italiens font pour l'ordinaire des paroles d'un opéra, me surprenait étrangement. Ah ! ah ! C'est une innovation !!! je vais donc, après tant de misérables essais lyriques sur ce beau drame, entendre un véritable opéra de Romeo, digne du génie de Shakespeare ! Quel sujet ! comme tout y est dessiné pour la musique !... D'abord le bal éblouissant dans la maison des Capulet, où, au milieu d'un essaim tourbillonnant de beautés, le jeune Montaigu aperçoit pour la première fois la sweet Juliet, dont la fidélité doit lui coûter la vie; puis ces combats furieux dans les rues de Vérone, auxquels le bouillant Tybalt semble présider comme le génie de la colère et de la vengeance; cette inexprimable scène de la nuit au balcon de Juliette, où les deux amants murmurent un concert d'amour tendre, doux et pur comme les rayons de l'astre des nuits qui les regarde en souriant amicalement; les piquantes bouffoneries de l'insouciant Mercutio, la naïf caquet de la vieille nourrice, le grave caractère de l'ermite, cherchant inutilement à ramener un peu de calme sur ces flots d'amour et de haine dont le choc tumultueux retentit jusque dans sa modeste cellule... puis l'affreuse catastrophe, l'ivresse du bonheur aux prises avec celle du désespoir, de voluptueux soupirs changés en râle de mort, et enfin le serment solennel des deux familles ennemies jurant, trop tard, sur le cadavre de leurs malheureux enfants, d'éteindre la haine dont le choc tumultueux retentit jusque dans sa modeste cellule... puis l'affreuse catastrophe, l'ivresse du bonheur aux prises avec celle du désespoir, de voluptueux soupirs changés en râle de mort, et enfin le serment solennel des deux familles ennemies jurant, trop tard, sur le cadavre de leurs malheureux enfants, d'éteindre la haine qui fait verser tant de sang et de larmes.&lt;br /&gt;Je courus au théâtre de la Pergola. Les choristes nombreux qui couvraient la scène me parurent assez bons; leurs voix sonores et mordantes; il y avait surtout une douzaine de petits garçons de quatorze à quinze ans, dont les contralti étaient d'un excellent effet. Les personnages se présentèrent successivement et chantèrent tous faux, à l'exception des deux femmes, dont l'une, grande et forte, remplissait le rôle de Juliette, et l'autre, petite et grêle, celui de Romeo. - Pour la troisième ou quatrième fois, après Zingarelli ou Vaccaï, écrire encore Roméo pour une femme !... Mais, au nom de Dieu, est-il donc décidé que l'amant de Juliette doit paraître dépourvu des attributs de la virilité ? Est-il un enfant, celui qui, en trois passes, perce le cœur du furieux Tybalt, le héros de l'escrime, et qui, plus tard, après avoir brisé les portes du tombeau de sa maîtresse, d'un bras dédaigneux, étend mort sur les degrés du monument le comte Paris qui l'a provoqué ? Et son désespoir au moment de l'exil, sa sombre et terrible résignation en apprenant la mort de Juliette, son délire convulsif après avoir bu le poison, toutes ces passions volcaniques germent-elles d'ordinaire dans l'âme d'un eunuque ? &lt;br /&gt;Trouverait-on que l'effet musical de deux voix féminines est le meilleur ?... alors, à quoi bon des ténors, des basses, des barytons ? Faites donc jouer tous les rôles par des soprani et des contralti, Moïse et Othello ne seront pas plus étranges avec une voix flutée que ne l'est Romeo. Mais il faut en prendre son parti; la composition de l'ouvrage va me dédommager...&lt;br /&gt;Quel désappointement !!! Dans le libretto il n'y a point de bal chez Capulet, point de Mercutio, point de nourrice babillarde, point d'ermite grave et calme, point de scène au balcon, point de sublime monologue pour Juliette recevant la fiole de l'ermite, point de duo dans la cellule entre Romeo banni et l'ermite désolé; point de Shakespeare, rien; un ouvrage manqué. Et c'est un grand poète pourtant, c'est Felix Romani, que les habitudes mesquines des théâtres lyriques d'Italie ont contraint à découper un si pauvre libretto dans le chef d'œuvre shakespearien !&lt;br /&gt;Le musicien, toutefois, a su rendre fort belle une des principales situations, à la fin d'un acte, les deux amants, séparés de force par leurs parents furieux, s'échappent un instant des bras qui les retenaient et  s'écrient en s'embrassant : " Nous nous reverrons aux cieux ". Bellini a mis, sur les paroles qui expriment cette idée, une phrase d'un mouvement vif, passionnée, pleine d'élan et chantée à l'unisson par les deux personnages. Ces deux voix, vibrant ensemble comme une seule, symbole d'une union parfaite, donnent à la mélodie une force d'impulsion extraordinaire; et, soit par l'encadrement de la phrase mélodique et la manière dont elle est ramenée, soit par l'étrangeté bien motivée de cet unisson auquel on est loin de s'attendre, soit enfin par la mélodie elle-même, j'avoue que j'ai été remué à l'improviste et que j'ai applaudi avec transport. On a singulièrement abusé, depuis lors, des duos à l'unisson. - Décidé à boire le calice jusqu'à la lie, je voulus, quelques jours après, entendre la Vestale de Paccini. Quoique ce que j'en connaissais déjà m'eut bien prouvé qu'elle n'avait de commun avec l'œuvre de Spontini que le titre, je ne m'attendais à rien de pareil... Lucinius était encore joué par une femme... Après quelques instants d'une pénible attention, j'ai du m'écrier, comme Hamlet : " Ceci est de l'absinthe ! " et ne me sentant pas capable d'en avaler davantage, je suis parti au milieu du second acte, donnant un terrible coup de pied dans le parquet, qui m'a si fort endommagé le gros orteil  que je m'en suis ressenti pendant trois jours. - Pauvre Italie !..."&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien. Plusieurs conclusions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Ce texte montre à quel point Totor Berlioz était un épouvantable raseur.&lt;br /&gt;2) Il montre aussi que l'époque romantique, définie comme une époque de liberté dans l'art, est terriblement normative : moins de variété dans les types de voix, intolérance au travesti, des stéréotypes partout,&lt;br /&gt;3) que le parquet des opéras italiens est solide,&lt;br /&gt;4) la grande vogue de Shakespeare à cette époque, au point de ne pouvoir concevoir que l'histoire utilisée par Felix Romani se base directement sur l'histoire italienne à la source de Luigi de Porto remise au goût du jour par Luigi Scevola. D'ailleurs ce livret est très bon et se focalise directement sur le drame, il n'y a pas de préparation lambine, comme la réclame Berlioz. C'est concis et direct, sans doute trop pour un romantique qui veut du verbiage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde raison qui vaut à cet opéra une mauvaise réputation, c'est la reprise dans cet opéra d'une dizaine de numéros de Zaira, son précédent opéra qui avait été un four. Mais le scrupuleux Bellini n'a pas repris sa propre musique par fainéantise, mais parce qu'il souhaitait que soient entendus ces airs et qu'ils ne tombent pas dans l'oubli. Je peux le comprendre, sa musique est magnifique. &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc48Pk5-x0I/AAAAAAAAApU/c8_RYHH2ui4/s1600-h/Bastille-I_Capuletti.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc48Pk5-x0I/AAAAAAAAApU/c8_RYHH2ui4/s320/Bastille-I_Capuletti.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318254448273704770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cet opéra sort donc un peu du purgatoire, apprécié pour ce qu'il est, sans les préjugés de l'époque romantique qui l'ont jugé archaïque et réchauffé parce qu'il n'entrait pas dans les stéréotypes de leur esthétique, ces Capulets sont une véritable merveille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a beaucoup tourné ces dernières saisons, avec des productions en Autriche et en Angleterre, dont est issue une version bien rodée avec l'extraordinaire Elina Garanca et Anna Netrebko, parue chez DG, qui peut donner une idée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="304" height="200"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=0028947780311"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.musicme.com/_share/minialbum.swf?cb=0028947780311" type="application/x-shockwave-flash" width="304" height="200" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="width:280px;position:relative;z-index:1573;top:0px;left:12px;margin-top:-200px;overflow:hidden;"&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Compilation/Bellini:-I-Capuleti-E-I-Montecchi-0028947780311.html"&gt;&lt;img src="http://graphics2.musicme.com/pict/spacer.gif" border="0" width="280" height="180"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.musicme.com/Compilation/Bellini:-I-Capuleti-E-I-Montecchi-0028947780311.html"&gt;Compilation - Bellini: I Capuleti e i Montecchi&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;album proposé par &lt;a href="http://www.musicme.com/"&gt;musicMe&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Et j'ai réussi à faire passer un message au sujet d'une représentation de la saison précédente grâce à cette actualité. Trop fort que je suis !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quelques videos trouvées sur le tuyau de cette reprise :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=2NZ1Pus5Bho&amp;feature=related"&gt;1) Pido Carsen avec DiDonato - Netrebko&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=DXRK0PICpX8&amp;feature=related"&gt;2) Autre extrait de cette production&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;comme cela, vous pourrez voir des extraits de cette production dont sont tirées les photos qui illustrent ce message, et encore une fois, phénoménale performance de Joyce DiDonato.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc4_bzgqoBI/AAAAAAAAAps/nH5VJ8CYC4I/s1600-h/capulets2-12f43.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 296px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc4_bzgqoBI/AAAAAAAAAps/nH5VJ8CYC4I/s400/capulets2-12f43.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318257956887371794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2144073037530349206?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2144073037530349206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2144073037530349206' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2144073037530349206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2144073037530349206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/03/bellini-i-capuletti-e-i-montecchi.html' title='Bellini I Capuletti e I Montecchi'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sc4-Z5olkfI/AAAAAAAAApk/yY3hrDfAM1o/s72-c/romeo1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2329263082851242959</id><published>2009-03-20T14:07:00.008+01:00</published><updated>2009-03-20T15:09:20.901+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Train'/><title type='text'>Peps  dans le train</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.iutsd.univ-paris13.fr/gim/ESF/tgv_est.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 583px; height: 420px;" src="http://www.iutsd.univ-paris13.fr/gim/ESF/tgv_est.jpg" alt="" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Allant toujours plus loin, plus haut, plus fort, j'ai testé pour vous le concert en TGV !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, ce blog ne recule plus devant rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, il s'agit d'une nouvelle formule de la SNCF, les idTGV. Des trains à des heures bizarroïdes dont les billets sont vendus dans les 20-25 euros. L'ambiance se veut décontractée, les contrôleurs sont à l'entrée du train et une fois à l'intérieur, c'est la bonne humeur affichée en toutes circonstances, on vous souhaite la bienvenue, un message dans les hauts parleurs vous suggère amicalement de serrer la main de votre voisin, et hop ! le train démarre de Nantes vers Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage commençait normalement cet après-midi là, quand soudain une jeune fille un peu anxieuse, qui s'avèrera être une stagiaire de M6, passe dans les wagons annoncer que dans une demi-heure, il y aura une animation dans le train avec un concert du chanteur Pep's en voiture-restaurant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, en même temps, c'est à ce moment là qu'on prend conscience qu'il n'y a pas des tonnes de choses à faire dans un train. Donc, après l'arrêt d'Angers, quand les animateurs font une dernière annonce sur le concert qui va bientôt commencer, je me dirige vers le bar avec un petit groupe de personnes grossissant un peu à chaque wagon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, c'était la mauvaise option. Vu la taille du wagon-restaurant, et bien que le train ait été aux trois quart vide et que manifestement Pep's ne soit pas encore une star interplanétaire (la grande majorité des passagers n'a pas bougé de sa place), il aurait fallu y aller dès le début du voyage. Là, je me suis retrouvé coincé devant le bar - c'est déjà ça, j'ai pu prendre un café - et je n'apercevais furtivement le pauvre Peps qu'entre deux oscillations du wagon. Pas désagréable non plus à ce point, l'ambiance était très bon enfant avec un public de curieux de tous âges dont quelques uns connaissaient le chanteur et filmaient à grands coups de téléphones. Donc, quand même, le conseil, si ça vous arrive : installez vous dès le début. Et je n'ose pas imaginer comment ça fonctionnera si on met AC/DC ou les Rolling Stones dans le train, il faudrait un wagon spécial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.esseillon-en-scene.com/images/2008/peps2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 639px; height: 424px;" src="http://www.esseillon-en-scene.com/images/2008/peps2.jpg" alt="" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pep's c'est sympa. Chanson française à texte avec quelques expérimentations. Sa plus mauvaise chanson est celle qui est diffusée partout (Liberta, oui, depuis j'ai fait attention). Je ne sais pas si je l'ai entendu dans son meilleur concert, avec la petite sono qui était branchée sur je ne sais quel circuit électrique du train qui lâchait régulièrement. L'avantage c'est qu'il a repris plusieurs chansons coupées par des pannes, dont ça devait être un bon plan pour les fans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait quand même une petite gène perceptible. L'impression nette qu'il se demandait ce qu'il foutait là, planté devant un cameraman de M6 qui essayait de garder son équilibre tant bien que mal. Une ambiance un peu laborieuse à mettre en place, le public était peu nombreux et n'arrivait pas bien à simuler un enthousiasme délirant de salle de concert. On était plus dans l'applaudissement poli, avec quelques tentatives avortées d'acclamation. Quelques moments de solitude pour le chanteur qui a eu l'idée bizarre de demander au public de reprendre ses paroles avec lui, n'ayant pas bien réalisé que si cinq personnes dans le public connaissaient une de ses chansons, c'était bien le maximum. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarrement, j'ai trouvé que tous ces ingrédients rassemblés ont fait de ce concert un petit instant de miracle décalé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longue et brillante carrière à Pep's !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ce sera diffusé sur M6 à partir du 15 avril dans M6 Music Hits, pour ceux que cela intéresse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blog.idtgv.com/tag/peps/"&gt;Diffusion télé&lt;/a&gt;  )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bonne chance à la SNCF pour faire souvent ce genre d'animations, c'est une bonne idée !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2329263082851242959?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2329263082851242959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2329263082851242959' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2329263082851242959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2329263082851242959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/03/peps-dans-le-train.html' title='Peps  dans le train'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3720319358472183276</id><published>2009-03-17T11:15:00.012+01:00</published><updated>2009-03-19T11:14:20.513+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Puccini - Madama Butterfly - Bastille et EMI</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FkQAkgJI/AAAAAAAAAoU/efrs2PUSWlo/s1600-h/butterfly_bastille_2006.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 264px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FkQAkgJI/AAAAAAAAAoU/efrs2PUSWlo/s320/butterfly_bastille_2006.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314112943139618962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les mois de février et mars auront été des mois Butterfly. Cela faisait une éternité que je n'avais pas écouté cet opéra, resté que j'étais sur une impression de guimauverie. Comme souvent les meilleurs oublis font les meilleures retrouvailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Opéra de Paris a remonté sa plus ancienne production en activité, le Madama Butterfly de Bob Wilson, et EMI ressort un enregistrement studio de cet opéra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de révélations fracassantes à faire sur cet opéra. Il est guimauve mais concis, l'explication est amusante : Puccini pensait que le théâtre oriental était très court, car on lui avait présenté des compilations de pièces tronquées. Il n'a donc pas cessé de tarabuster son pauvre librettiste pour qu'il coupe tout ce qui était coupable et se concentrer sur une action ramassée. Et c'est génial ! Imaginez, on a échappé à une bonne heure de misérabilisme :) Et c'est vrai, ça fonctionne bien comme cela, cette pièce qui avance en ligne droite, sans digressions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que j'aime Bob Wilson ? Bof, la première fois que j'ai vu une de ses mises en scène, j'ai été conquis. Il faut reconnaître que c'est visuellement génial, et qu'il y a quelque chose dans l'air du temps à cet orientalisme abstrait, ces poses hiératiques avec langage corporel codifié, ces couleurs très mode Kenzo. Le souci est qu'à voir un second spectacle, puis un troisième, on s'aperçoit que c'est toujours la même chose. Il a son truc, ses éclairages tranchés en bleus et rouges, mais une fois qu'on a vu une de ses mises en scène, on les a toutes vues. En plus, je conseille au public de connaître déjà la pièce, je pense par exemple que son Ring de Wagner est incompréhensible pour quelqu'un qui débarque (je n'avais vu que Siegfried). &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FriKX-HI/AAAAAAAAAoc/v4eNIFp7RGM/s1600-h/butterfly_wilson.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FriKX-HI/AAAAAAAAAoc/v4eNIFp7RGM/s320/butterfly_wilson.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314113068271663218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour Madama Butterfly, l'idée de lui confier cette mise en scène est géniale. Le succès de la pièce originale était du, d'après témoignages, à la scène de la veille de Butterfly à l'aube. Cela avait beaucoup frappé les spectateurs visuellement, par la gradation de la lumière avec le soleil qui se lève sur le Japon, prouesse rendue possible par la nouveauté de l'éclairage électrique des scènes de théâtre. Or, Bob Wilson est bien le maître de la lumière. Sa mise en scène pourrait s'intituler : Madama Butterfly, un siècle d'éclairages électriques. Il partage aussi avec Puccini l'engouement pour l'art oriental, aussi vrai aujourd'hui qu'à l'époque de l'écriture de l'opéra. Et comme Puccini, sa vision de l'Asie est fantasmée et ancrée en occident. Alors, mise en scène idéale ? Pas vraiment. Une réussite, je dirais, mais avec des défauts. Le statisme forcé du dispositif rend difficile de faire passer de l'émotion, or le ressort de Butterfly est quand même le mélo le plus sirupeux. Pas facile. Heureusement, à Paris, Cheryl Barker, grande habituée du rôle et de cette mise en scène (ça existe en DVD Opus Arte) est parvenue à fendre la coque qui lui est imposée grâce à sa voix. Et en trichant un peu : Bob Wilson ne devait pas être dans la salle et quand le chat n'est pas là, les souris dansent (au sens littéral de l'expresson). Certaines gestuelles étaient humaines et pas du tout wilsoniennes. Parfois, un chanteur, se retrouvant en situation de faute changeait en vitesse de position pour se retrouver en statue wilsonnienne du mieux qu'il le pouvait, l'air innocent. Touchant, ces chanteurs pris en défaut de théatralité excessive :) . Dernier défaut : cela a un tantinet vieilli, depuis le milieu des années 1990. Ses éclairages de la femme sans ombre de la saison dernière étaient bien plus travaillés et aboutis. Ici, dans cette Butterfly, c'est un brutal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La distribution (Cheryl Barker, Carl Tanner, Helene Schneiderman, Frank Ferrari), sans être la plus marquante de tous les temps, était excellente et crédible. &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FyV20cZI/AAAAAAAAAok/RKG6GK5g1Go/s1600-h/mbutterflyreview1-lrg.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FyV20cZI/AAAAAAAAAok/RKG6GK5g1Go/s320/mbutterflyreview1-lrg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314113185227501970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ma bonne surprise est venue de l'orchestre. Puccini, c'est bien écrit, en réalité, quels que soient mes préjugés idiots sur la question. L'utilisation d'orientalismes l'a forcé à faire preuve d'un peu d'imagination, c'est une belle orchestration au service des voix. En salle, l'effet spatial de cette musique est bluffant. Belle direction de Vello Pahn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-G556eM6I/AAAAAAAAAo0/76i4PZ8ylOI/s1600-h/31xBaEdOCTL.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 271px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-G556eM6I/AAAAAAAAAo0/76i4PZ8ylOI/s320/31xBaEdOCTL.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314114414677210018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me permet de faire la transition sur la version studio EMI, dont le grand intérêt est orchestral. Antonio Pappano dirige l'Académie Sainte Cecile de Rome. Il connaît son Puccini sur le bout des doigts et il en donne une lecture magistrale, galvanise son orchestre et détaille la partition avec une précision folle en conservant tout le lyrisme. Fascinant, une leçon de transparence orchestrale. Il donne de la vie à la partition, et fait de cette Butterfly un beau théâtre intimiste en utilisant l'effet studio de façon subtile. Angela Georghiu est excellente. Elle ne chante pas le rôle sur scène mais fait ici une belle performance vocale et théâtrale, avec comme seul défaut un côté altier pour la fragile Butterfly. C'est une grande Tosca qu'on entend. Jonas Kaufmann est extraordinaire (y a t'il besoin de le préciser ?)  en Pinkerton, idem pour le reste du cast (Enkelejda Shkosa, Fabio Capitanucci).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tout ce luxe, j'ai fait une jolie redécouverte d'opéra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-GqJRBzoI/AAAAAAAAAos/ennRnkXHgjM/s1600-h/arton23647.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 308px; height: 247px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-GqJRBzoI/AAAAAAAAAos/ennRnkXHgjM/s320/arton23647.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314114143920443010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3720319358472183276?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3720319358472183276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3720319358472183276' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3720319358472183276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3720319358472183276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/03/puccini-madama-butterfly-studio-et.html' title='Puccini - Madama Butterfly - Bastille et EMI'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sb-FkQAkgJI/AAAAAAAAAoU/efrs2PUSWlo/s72-c/butterfly_bastille_2006.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1682868221836865144</id><published>2009-03-08T23:39:00.004+01:00</published><updated>2009-03-09T00:24:16.518+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Médée - Christa Wolf</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SbRR_DmLepI/AAAAAAAAAoM/iaf1VpF6qSU/s1600-h/9782234053595FS.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 188px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SbRR_DmLepI/AAAAAAAAAoM/iaf1VpF6qSU/s320/9782234053595FS.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310960004315708050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je viens de finir la version de Christa Wolf de l'histoire de Médée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'histoire telle qu'elle est racontée habituellement, Médée, princesse de Colchide et magicienne, aide par ses pouvoirs un aventurier un peu nullard, Jason (au volant de l'Argos), un corinthien venu voler la toison d'or dans le royaume de Colchide. Médée et Jason doivent s'enfuir vers Corinthe, la famille de Médée n'est pas contente du tout du vol, même si la toison d'or ça sert à rien, c'est une question de principe. La fuite se passe mal, le frère de Médée est tué par celle ci et encore ses pouvoirs. Arrivé à Corinthe, Jason, en pleine crise de nullardise, en a un peu marre et décide de se marier avec quelqu'un d'autre. Ca énerve Médée, qui a quand même mis le temps pour réaliser que Jason était nullard, et elle tue ses propres enfants avant de mettre un souk pas possible dans Corinthe et de quitter enfin le nullard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Christa Wolf, ça change un peu. Médée est gentille et plutôt brave fille un peu naïve quoique très intelligente. Elle ne tue personne, mais son attitude de justice inflexible et idéaliste alliée à une volonté de liberté sans borne met en évidence les mensonges, les compromissions et les lâchetés des autres, aussi bien en Colchide qu'à Corinthe. Ceux-ci sont irrités par l'image de corrompus qu'elle leur renvoie et mettent sur son dos les pires horreurs, d'autant plus facilement qu'elle est une femme et que les femmes font peur et sont traditionnellement écartées du pouvoir. Médée, qui croit possible la vie dans son idéal, découvre les secrets des uns et des autres mais ne cherche ni à se défendre des accusations contre elle, ni à dénoncer la situation ni les crimes occultes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit est conté par 6 voix, dont celle de Médée. Ces récits sont la narration de l'aventure de Médée mais surtout un portrait des divers acteurs du pouvoir à Corinthe. Portrait psychologiques à la première personne des errements des uns et des autres et de l'image qu'ils se font de Médée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christa Wolf veut faire écho à l'histoire contemporaine dans le mythe et il semble s'agir aussi de la situation de l'Allemagne après la réunification. Il ne s'agit pas d'une transposition précise, mais d'une évocation de ce pays égalitaire, la Colchide, qui n'a jamais existé dans la réalité tel qu'il se dépeignait, et d'un exil vers ce pays plus riche, Corinthe, brillant mais inégalitaire et fondé sur un crime dissimulé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé cette citation de Christa Wolf :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Médée s'imposa à moi comme une femme à la frontière entre deux systèmes de valeurs, concrétisés d'une part par sa patrie, la Colchide, et d'autre part par le lieu où elle a trouvé refuge, Corinthe, […], Corinthe, la riche cité dorée, qui ne supporte pas la guérisseuse hautaine, sûre d'elle, compétente qui devine que la cité s'est construite sur le crime. On sacrifie des êtres humains à deux idoles, pouvoir et la richesse. Il faut calomnier cette femme, l'humilier, la chasser, la supprimer. On lui accroche pour l'éternité l'étiquette d'infanticide. Les meurtriers de ses enfants auront l'hypocrisie de rendre hommage à leurs victimes. Toute tentative pour tirer au clair les circonstances du meurtre en essayant de comprendre, d'élucider, de changer les comportements est rendue impossible. L'Histoire se met en marche."&lt;br /&gt;Christa WOLF."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très franchement, je ne sais pas si le sous-entendu politique est si bien amené que cela, sans le commentaire un peu lourdingue, je me demande si je ne serais pas passé à côté. En le situant dans un contexte mythologique, Christa Wolf donne peut-être une portée plus générale à son histoire, la conclusion (spoiler) est que Médée refuse d'abandonner son idéal de justice et de liberté même s'il elle s'interroge sur la possibilité de l'avènement d'un monde dans lequel il serait viable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis mitigé, c'est une relecture du mythe intéressante, mais pourquoi refuser de donner des pouvoirs à Médée ? Finalement on tombe peut-être dans une espèce de banalité en soumettant Médée à une bête théorie du complot présentée comme une sorte de contre-enquête policière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas mécontent de l'avoir lu, mais pas non plus ébloui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1682868221836865144?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1682868221836865144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1682868221836865144' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1682868221836865144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1682868221836865144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/03/medee-christa-wolf.html' title='Médée - Christa Wolf'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SbRR_DmLepI/AAAAAAAAAoM/iaf1VpF6qSU/s72-c/9782234053595FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-7244914138450169356</id><published>2009-02-23T00:36:00.013+01:00</published><updated>2009-03-07T10:28:24.903+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Chostakovich - Lady Macbeth de Mzensk - Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarXd1UHbWI/AAAAAAAAAn0/2vEb87On9C0/s1600-h/ladymacbethdemzenskmiseenscnemartinkuejagathepoupeneyopranationaldeparis2.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 159px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarXd1UHbWI/AAAAAAAAAn0/2vEb87On9C0/s320/ladymacbethdemzenskmiseenscnemartinkuejagathepoupeneyopranationaldeparis2.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308292018337181026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà, à force de négliger cette page, j'ai oublié de parler d'un des plus beaux spectacles de l'année, dont tout le monde a parlé et qui a fait l'unanimité et tout et tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire aussi que le suspens n'était pas immense, pour cette Lady Macbeth, c'est la très belle production mise en scène par Martin Kušej pour l'Opéra des Pays-Bas a voyagé jusqu'à Paris. Cette mise en scène est connue pour le DVD qui a été publié. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est Eva-Maria Westbroek qui a chanté le rôle-titre, porté la représentation sur ses solides épaules avec le chef Hartmut Haenchen. J'avais déjà dit quelques mots de EM Westbroek à l'occasion de &lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2007/12/wagner-tannhuser-opra-bastille.html"&gt;Tannhäuser&lt;/a&gt;, mais elle est également venue dans La femme sans ombre de Strauss chanter l'impératrice, dont je n'ai rien dit bien que ça ait été génial, ce blog est bien mal tenu... Idem pour Haenchen, très grand chef qui ne me paraît pas assez connu, qui livre à chaque fois des lectures d'une grande précision et d'une grande poésie, venu à Paris pour Capriccio et pour Parsifal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sympa quand les productions tiennent leurs promesses et sont aussi brillantes en vrai qu'annoncées sur le papier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarW2HmwI6I/AAAAAAAAAns/Tsz2Axi0vxo/s1600-h/ladymacbeth1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 170px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarW2HmwI6I/AAAAAAAAAns/Tsz2Axi0vxo/s320/ladymacbeth1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308291336052417442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet opéra est très sombre, d'une ambiance très crue, très délétère. Chostakovich dépeint un univers dans lequel les individus rivalisent de médiocrité et de bassesse, Katerina Ismailova, l'héroïne, semble avoir une vague aspiration vers quelque chose de plus élevé et de plus élégant, mais la façon dont elle concrétise cette aspiration n'est pas la plus glorieuse qui soit. Chosta voyait sa Katerina comme une personne intelligente perdue dans un monde de brutes, je ne trouve pas que son intelligence soit frappante dans cette histoire. Elle est, comme les autres, tirée vers le bas dans cet univers déshumanisé. Elle a pourtant le droit à l'accompagnement le plus riche et le plus modulant avec la ligne de chant la plus lyrique des personnages de cet opéra. Les autres, rustres ou hypocrites, ont droit à des "portraits musicaux " univoques et pour certains sans modulations, très brutaux. L'ensemble créée une partition très violente, heurtée. De très beaux passages dans cette musique irrespirable, quelques figurations de sensualité, des intermèdes musicaux d'une grande beauté, presque des mouvements de symphonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette musique a ceci de difficile, pas par sa difficulté d'accès mais au contraire par sa force : on doit s'infliger cet univers noir sans espoir. Encore plus difficile, soit dit au passage, quand le rôle titre est tenu par une chanteuse au timbre âpre comme Galina Vichnevskaia (version DVD de Katerine Ismailova).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sar9iYc-WJI/AAAAAAAAAn8/VI-IQSmQOFI/s1600-h/Lady_macbeth_visuel.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 160px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sar9iYc-WJI/AAAAAAAAAn8/VI-IQSmQOFI/s320/Lady_macbeth_visuel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308333877930907794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel univers Chosta décrit ? Il voulait faire un grand triptyque historique sur la femme russe à travers les âges, mais cet opéra, écrit entre 1930 et 1932, semble avoir été compris comme une description de la société soviétique des années 30. Son univers répressif et policier, ses camps de prisonniers et sa figure paternelle qui loin d'être un idéal se fait trucider sur scène avec l'assentiment du spectateur. On connaît la suite, Staline qui assiste à une représentation, l'article incendiaire dans la Pravda et la vie de terreur de Chosta par la suite. Ce qui est d'une certaine façon terrible, c'est que nul n'aurait aujourd'hui l'idée de mettre en scène cet opéra de façon littérale. La transposition dans un système totalitaire est de rigueur. Staline avait donc raison ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène de Martin Kusej, bien entendu dans cette optique totalitaire, décrit bien un univers social répressif mais avec une certaine abstraction. L'acte final présente une vision très forte de cet univers de prisonniers qui disparaissent à jamais sous terre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lady Macbeth est un opéra impressionnant. Je me suis essayé au petit exercice de me convaincre qu'il n'était pas aussi génial que cela, mais c'est impossible. Il n'est pas agréable à voir, pas non plus forcément à entendre, mais il a un tel impact ! Chosta a bien atteint son but ou bien retranscris avec une force incroyable un système pourrissant ses membres. Et donné avec une telle intensité, cette partition fascine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarWj4DPrfI/AAAAAAAAAnU/EIgQ_jZk-AU/s1600-h/20bf3446-e617-11dd-b466-45f6caa5da26.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 176px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarWj4DPrfI/AAAAAAAAAnU/EIgQ_jZk-AU/s320/20bf3446-e617-11dd-b466-45f6caa5da26.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308291022639312370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-7244914138450169356?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/7244914138450169356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=7244914138450169356' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7244914138450169356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7244914138450169356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/chostakovich-lady-macbeth-de-mzensk.html' title='Chostakovich - Lady Macbeth de Mzensk - Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SarXd1UHbWI/AAAAAAAAAn0/2vEb87On9C0/s72-c/ladymacbethdemzenskmiseenscnemartinkuejagathepoupeneyopranationaldeparis2.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-6300468331161728003</id><published>2009-02-18T00:43:00.009+01:00</published><updated>2009-03-01T22:28:16.033+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Récital Nina Stemme / Bénédicte Haid</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sar95dkWOHI/AAAAAAAAAoE/kkahL_ddx04/s1600-h/rfh-zurich-rosenkavalier.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 230px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sar95dkWOHI/AAAAAAAAAoE/kkahL_ddx04/s320/rfh-zurich-rosenkavalier.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308334274441001074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enfin entendu Nina Stemme ! Enthousiasmé par ses enregistrements des quatre derniers lieder de Strauss, avec Antonio Pappano, et surtout ses deux Isoldes parues (Pappano/Domingo/Stemme/Fujimura/Pape et Belohlávek/Gambill/Stemme/Karneus/Pape), j'avais pris il y a deux saisons une place pour l'entendre dans une Salomé de Strauss en version de concert. Malheureusement, il y avait eu annulation et Janice Baird à la place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confiant, j'ai repris une place pour ce 17 février, un récital piano/voix avec la pianiste Bénédicte Haid. Une super soirée ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme était absolument splendide :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Edvard Grieg&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Våren, Fra Monte Pincio, En Svane, Hører jeg sangen klinge, Solveigs vuggesang, Med en vandlilje.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Richard Wagner&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Wesendonck Lieder Nr. 1. Der Engel, Nr. 2. Stehe still!, Nr. 3. Im Treibhaus, Nr. 4. Schmerzen, Nr. 5. Träume,&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jean Sibelius&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cinq mélodies, op. 37&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sergueï Rachmaninov&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ne poj krasavica, V molčan'i noči tajnoj, Zdes' Khorosho, Aprel’! Vesnyi prazdnicnyj l den’ Uvjal cvetok, Vesennije vody.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je m'y étais pris au dernier moment, je me suis retrouvé dans une place bizarre au premier rang. C'était intéressant, d'habitude je déteste, mais pour un récital, pourquoi pas. Et puis comme ça j'ai expérimenté pour vous un soprano dramatique de format wagnérien à moins de trois mètres. C'est une expérience en soi :  il y a du décibel !!! Je sentais l'air vibrer mais on s'ajuste vite à cette écoute étrange qui scotche au fauteuil à chaque fois que la chanteuse à la mauvaise idée de tourner sa tête dans votre direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'exagère, et ce n'est pas qu'une affaire de puissance et de volume. La voix est magnifique, sombre mais avec quelque chose de très chaleureux que je n'avais pas perçu au disque. Le timbre est bourré d'harmoniques, c'est d'une très grande beauté en soi. La technique est bluffante, évidemment ce type de voix n'est pas très agile, mais par contre les pianissimos son somptueux, les aigus impeccables. Pour une voix aussi ample, il n'y a pas tant de vibrato par rapport à ce que le disque pourrait laisser présager. Il faut dire là aussi qu'elle a du dimensionner sa voix au récital avec piano. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La diction est impressionnante : tout est parfaitement articulé, aucune consonne n'est escamotée, même dans les pires aigus. D'ailleurs, les rappels chantés en français ont été la preuve de ce qu'on ressentait dans tout le concert : tout était parfaitement audible et articulé, pas besoin de surtitres alors qu'elle ne semble pas bien parler français quand elle ne chante pas. Dans ces deux chansons de Kurt Weill, c'était étonnant, elle n'avait même pas d'accent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'implication est totale, le texte est rendu bien vivant, bien interprété sans maniérismes avec des pointes d'intensité. Mais c'est un équilibre, et ce n'est pas qu'une diseuse, également une musicienne, les phrasés sont magnifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, une très grande chanteuse qui a paru dès le début très sûre de pouvoir compter sur ses moyens vocaux tout en était un peu inquiète de cette première parisienne. Très vite, elle s'est décrispée et a même un peu communiqué avec le public (elle semble adorer cela) pour les bis - au nombre de quatre,  Kurt Weill : Je ne t'aime pas et Youkali, Richard Strauss : Zueignung, Edvard Grieg : Jeg elsker dig. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le public est passé du toussage délirant au début à l'enthousiasme délirant à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un très grand concert, qui a largement dépassé les attentes que j'en avais. Tout était bien : le programme, la chanteuse, tout quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression qu'on va entendre parler d'elle dans les années à venir - mon oracle n'est pas non plus une révélation, on parle beaucoup d'elle déjà - , sa carrière a littéralement explosé en moins de cinq ans. En plus d'opéra italien, elle continue à chanter Isolde et a ajouté Brünnhilde (toutes les Brünnilde en définitive), elle parait en pleine confiance de ses moyens vocaux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivement la suite !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-6300468331161728003?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/6300468331161728003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=6300468331161728003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6300468331161728003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6300468331161728003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/recital-nina-stemme-benedicte-haid.html' title='Récital Nina Stemme / Bénédicte Haid'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Sar95dkWOHI/AAAAAAAAAoE/kkahL_ddx04/s72-c/rfh-zurich-rosenkavalier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4915623959372117064</id><published>2009-02-15T19:11:00.010+01:00</published><updated>2009-02-16T00:36:24.875+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Piano'/><title type='text'>Yuja Wang, vélocité digitale et grande forme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://i271.photobucket.com/albums/jj147/leretserge/maison-piano.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 640px; height: 438px;" src="http://i271.photobucket.com/albums/jj147/leretserge/maison-piano.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont une armée aux portes de l'occident, surentrainés, surmotivés, assoiffés de victoires. Il y en aurait plus de cinquante millions déjà opérationnels et encore bien d'autres en formation. Ils se livrent entre eux une compétition féroce et ne laisseront aucune chance à ceux qui ne seront pas de taille à les affronter. Pour l'instant, seuls quelques éclaireurs sont visibles, mais le reste de la troupe est bien là, embusquée, et quand elle déferlera les bastions occidentaux tomberont les uns après les autres... Tremblez, pauvres gens...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heu bon, je parlais juste des pianistes chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il est temps que je parle un peu piano sur ce blog, d'autant que résonnent toujours en première page les notes de la joyeuse musique de Sto pour cet instrument. So chic, n'est-il pas ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique classique en général et cet instrument en particulier jouissent d'un grand engouement en Chine, et de nombreux jeunes pianistes veulent se lancer dans des carrières professionnelles, internationales de préférence. Il fallait s'y attendre, même les chinois sont humains, après tout, et leurs ambitions sont légitimes - au nom de quoi devraient-ils se contenter de faire de la figuration dans la vie musicale classique  ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, les firmes de disque, pataugeant au fond de la totale panade du téléchargement massif, auto-naufragées en ne suivant pas du tout les évolutions des supports et des modes de consommation ces dernières années, voient dans le classique une des ultimes niches à petits profits. Et dans le marché chinois un des seuls marchés en forte croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce désespoir des maisons de disque et de cette ambition des jeunes chinois est née une alliance, de celles scellées dans la pierre et dans l'acier : les maisons de disque produisent de jeunes pianistes chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les amateurs de musique occidentaux ne sont pas tous rassurés. On les tire de leurs petites habitudes qui voulaient qu'un pianiste soit russe, éventuellement (mais plus rarement) allemand s'il était ennuyeux ou (encore plus rarement) français si l'on avait envie d'en dire du mal. Mais chinois, c'est de l'inédit, du jamais vu, l'aventure... Et les amateurs de musique se retrouvent déboussolés, sans stéréotype applicable prêt à l'emploi (on imagine leur désarroi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, le monde est bien fait et les pianistes chinois ont facilité les choses. Adoubé par Daniel Barenboïm, Lang Lang, âgé aujourd'hui de 27 ans, a fait démonstration d'une immense dextérité digitale alliée au mauvais goût le plus sûr en toutes circonstances. Fier de son image de pitre du clavier qu'il a étalée sur toutes les scènes du monde, Le jeune Lang est devenu la cible idéale de tous les mélomanes qui se respectent : c'est n'importe quoi ! Et peu importe qu'il ait un jeu très solide, peu importe aussi que dans les années 1920, Vladimir Horowitz aujourd'hui appelé "roi des pianistes" ait lancé sa carrière sur semblables acrobaties et arrangements horribles de tubes pianistiques, la cause est entendue : Lang Lang, c'est l'inverse de la musique, c'est du cirque, bref, pas du piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stéréotype prenait forme, les pianistes chinois étaient amusicaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second spécimen allait poser plus de problèmes. Vainqueur du prix ultime du pianisme, le concours Chopin de Varsovie en 2000, Yundi Li paraît plus consistant. Fort heureusement il s'applique à ne rien jouer d'autre que du Chopin et du Liszt, puis du Liszt et du Chopin, enfin du Chopin, puis du Liszt et du Chopin avant de rejouer du Liszt et du Chopin. Toujours de façon très appliquée, comme pour le concours. Soulagement, celui-ci est un bon élève, mais il laisse un grand champ libre pour les pianistes du reste du monde. Et peu importe si la quasi-totalité des pianistes des autres pays s'en tiennent exactement aux mêmes répertoires et aux mêmes jeux aseptisés, on avait un second portrait de pianiste chinois, aussi amusical que le premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes pianistes occidentaux pouvaient souffler. En définitive, c'était une fausse alerte, les pianistes chinois n'étaient pas si redoutables, tout occupés qu'ils étaient à briller dans des versions trafiquées de La Campanella, ils laissaient tout le grand répertoire aux autres. On était quittes pour une petite frayeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://lso.co.uk/images/events/upload/4610_large.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px; height: 250px;" src="http://lso.co.uk/images/events/upload/4610_large.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c'est à ce moment que choisit d'apparaître le troisième spécimen. Dans un premier temps pas de soucis, Yuja Wang enchaîne les Carmen-Fantaisie, Vols de bourdons et autres Rhapsodies hongroises avec des notes en plus avec un rythme effréné et moultes effets de manches. La question de savoir qui les joue le plus vite des trois spécimens peut en intéresser quelques uns mais sans plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souci est que dans sa grande tournée européenne de 2008, Yuja Wang a décidé de jouer ce récital, auquel j'ai assisté le 4 décembre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Récital Yuja Wang 4 décembre 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Felix Mendelssohn&lt;/span&gt; - Variations sérieuses op. 54&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Johannes Brahms&lt;/span&gt; - Variations sur un thème de Paganini op. 35 (les deux cahiers)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alexandre Scriabine&lt;/span&gt; - Sonate n°4&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Nikolaï Medtner&lt;/span&gt; - Sonate - Reminiscenza op. 38 n°1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Igor Stravinsky&lt;/span&gt; - 3 mouvements de Petrouchka&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord, il s'agit d'un programme à fortes exigences digitales. D'accord, il y a une grande part d'étalage de technique à enchaîner ces œuvres. Mais les souci est tout de même là : c'est du grand répertoire réservé aux pianistes-musiciens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'adore les variations sérieuses de Mendelssohn, sous l'apparence de variations, c'est une grande pièce d'un seul tenant, qui affiche son sérieux presque de façon trop appuyée. Mais les grands maîtres du contrepoint allemand sont convoqués ici, et ces variations sérieuses comme leur titre sont l'hommage de Mendelssohn à Beethoven et Bach. C'était joué avec une classe formidable par la pianiste, qui combainait dextérité et construction du discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les variations sur un thème de Paganini de Brahms sont d'une redoutable difficulté technique, mais aussi un grand exercice de construction d'une pièce cohérente en un bloc, enfin, ici, deux blocs. Ici encore, il s'agit d'articuler un discours et de conduire jusqu'à son terme, ce qui a été fait avec une ahurissante maîtrise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus "simple" sans doute la suite du programme, Scriabine et Medtner nécessitent la création d'ambiances, une grande clarté dans les harmonies, mais c'était facile vu les moyens pianistiques colossaux de Yuja Wang. Enfin, Petrouchka, c'est pour se reposer, il suffit que les doigts aillent très vite. Elle a tout de même réussi à donner une allure orchestrale à cette pièce transcrite par Stravinsky lui même pour Rubinstein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cache.thephoenix.com/secure/uploadedImages/The_Phoenix/Music/Features/070316_INSIDE_CLASSY.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 475px; height: 327px;" src="http://cache.thephoenix.com/secure/uploadedImages/The_Phoenix/Music/Features/070316_INSIDE_CLASSY.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce programme, on pourrait déduire que tout cela n'est que du pianisme chinois, mais la capacité à maîtriser la grande forme est époustouflante. Aucune esbroufe ni d'effets gratuits dans tout le concert. Juste une grande maîtrise et le souci de faire de la musique, un toucher très délicat même dans les pires déchaînements des partitions, peu de pédale, un grand souci de clarté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis d'ailleurs pas le seul à penser cela, j'ai trouvé un américain qui est resté sur les mêmes impressions dans un autre programme, sur son blog &lt;a href="http://ionarts.blogspot.com/2008/01/yuja-wang-terrace-theater.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. (En plus, c'est quelqu'un qui a bon goût, il est même question de Kurtag sur son blog, pas comme chez moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour étoffer un peu le fan-club de la jeune chinoise et le tirer vers le haut, il faut citer Claudio Abbado  : " &lt;span style="font-style:italic;"&gt;il y a longtemps que l’on n’avait pas entendu un tel talent avec une telle personnalité &lt;/span&gt;" (il rève d'une carrière en Chine, lui ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sort un disque chez DG, avec un programme ambitieux : la seconde sonate de Chopin (celle de la marche funèbre), deux études de Ligeti, la seconde Sonate de Scriabine et la monumentale sonate en si de Liszt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne chance au piano chinois dans la grande forme musicale ! J'ai été conquis par ce récital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, j'ai oublié de parler des bis. Du pur étalage technique type Carmen fantaisie, vol du bourdon et une valse de Chopin. Pfffff, typique des pianistes chinois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51tVf-bhIwL._SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 240px;" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51tVf-bhIwL._SL500_AA240_.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4915623959372117064?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4915623959372117064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4915623959372117064' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4915623959372117064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4915623959372117064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/yuja-wang-velocite-digitale-et-grande.html' title='Yuja Wang, vélocité digitale et grande forme'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3300466544752594406</id><published>2009-02-15T10:31:00.007+01:00</published><updated>2009-02-16T21:37:51.005+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Peter Eötvös - Lady Sarashina</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.resmusica.com/images/sarashina2_lyon.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 500px; height: 332px;" src="http://www.resmusica.com/images/sarashina2_lyon.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Seulement trois représentations en février 2009 à l'opéra comique de cette œuvre commandée et créée à l'opéra de Lyon en 2008. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Courez-y !&lt;/span&gt; [Il reste le mardi 17 et le mercredi 18]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne s'agissant pas d'une création, la presse est silencieuse et concentre ses feux sur Yvonne, princesse de Bourgogne de Philippe Boesmans à l'Opéra Garnier,  laquelle Yvonne a réussi l'exploit de remplir toutes ses représenations avec un public satisfait pour un opéra contemporain. Je ferai peut-être un petit mot dessus, mais l'&lt;a href="http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2009/02/10/1135-paris-insense-iv-boesmans-yvonne-princesse-de-bourgogne-1er-fevrier-2009"&gt;infâme David&lt;/a&gt; a déjà écrit un excellent message qui serait proche de mon ressenti (en bien écrit). Pour résumer : un ennui poli de ma part, une musique de "trop bon goût", ce qui ne veut rien dire mais c'est la formule que j'ai trouvée alors voilà... De même, la saison dernière, j'avais assisté à Melancholia de Georg Friedrich Haas et étais resté mitigé. Très séduit par la musique en grommelant intérieurement qu'un autre sujet n'ait pas été choisi que ce bidule dépressif et nombriliste de Jon Fosse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, je connais mal Peter Eötvös, de mes souvenirs conscients de ce compositeur, j'avais bien aimé l'ésotérique Atlantis mais pas non plus adoré plus que cela. Je pense avoir entendu d'autres oeuvres, mais sans avoir grand chose à en dire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dirigeais donc d'un pas hardi mais mesuré vers l'opéra comique ce samedi 14 février, me rassurant avec la bonne nouvelle que la Lady avait le mérite de ne pas être trop longue, 1 h 20 annoncée. Après avoir escaladé les escaliers de la salle Favart vers ma modeste place haut-perchée, je pouvais constater une excellente visibilité de la scène et, qu'en même temps, il n'y a avait pas une foule compacte autour de moi. Je pourrais éventuellement me consacrer à une petite sieste réparatrice si le besoin s'en faisait ressentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lumières se sont éteintes avec un peu de retard, comme si la direction espérait qu'à la dernière minute se produirait un miracle et qu'une foule en délire prendrait d'assaut les dernières places libres. Ça commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je suis me suis retrouvé sur un petit nuage de bonheur pendant 1 h 20 que je n'ai pas senti passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trêves de préliminaires,que s'est-il passé ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.encarta.msn.com/xrefmedia/sharemed/targets/images/pho/t041/T041324A.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 608px; height: 308px;" src="http://images.encarta.msn.com/xrefmedia/sharemed/targets/images/pho/t041/T041324A.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un voyage entre millénaires et continents&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un écueil se présente sur cet opéra : le texte est un anonyme japonais de la première moitié du XIème siècle, traduit en anglais par un orientaliste britannique du milieu XXème siècle, sur laquelle on a mis la musique d'un compositeur hongrois du XXIème siècle, le tout destiné à être joué dans un opéra français sis sur le Rhône...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pari est risqué, s'agit-il d'une acculturation totale et du massacre d'un pauvre texte qui n'avait rien demandé, d'une illustration des méfaits de la mondialisation ? Va-t-il en sortir un gadget composite ou un spectacle cohérent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon avis, un spectacle magnifique et abouti. Peut-être en grande partie parce qu'il assume d'emblée son statut par son titre : Lady Sarashina. Moitié anglais moitié japonais, il n'y a pas d'ambiguïté. Il s'inscrit aussi comme un véritable titre d'opéra : ce n'est pas " &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le journal de Sarashina&lt;/span&gt;", ni " &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As I crossed a bridge of dreams&lt;/span&gt;", titre des extraits traduits par Ivan Morris. C'est un personnage titre d'opéra, telle une Madama Butterfly, une Alcina ou une Lucia di Lamermoor...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Eötvös a réussi a créer une œuvre cohérente en soi, logique et qui ne demande pas à l'auditeur de connaître les différentes traditions dont elle dérive pour qu'il la comprenne. Sa force est peut-être simplement là : Eötvös est enthousiaste de son texte et veut transmettre cet enthousiasme à son public, il n'écrit pas pour plaire à tel ou tel courant de la musique contemporaine et obtenir un satisfecit académique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret de l'opéra comique, très bien fait comme d'habitude, lui donne la parle : " &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Après une petite hésitation, j'ai choisi l'anglais, une langue plus universelle et qui permet d'échapper à un exotisme dont on ne peut mesurer les effets. Avec cette oeuvre, je m'intéressais surtout, comme pour Atlantis, écrite en 1995 sur un texte e Sandor Weöres, à ce thème fascinant de l'épanouissement et de la disparition des cultures, qui, telles des vagues, n'ont jamais de développements parallèles.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Des extraits d'un nekki susceptibles de fonctionner sur scène&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte choisi est un nekki, sorte de journal féminin dont le plus connu est le Dit de Genji. Un des textes fondateurs de la littérature japonaise, alors que le Japon s'affranchit de la tutelle chinoise et que les hommes continuent à écrire en cette langue jusqu'aux Xèmes et XIèmes , les femmes de l'aristocratie vont écrire en japonais en prose ces journaux intimes très raffinés qui fascinent aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neuf extraits ont été choisis par Peter Eötvös. De l'univers onirique de l'univers du journal de Sarashina, Printemps, Le Garde, Pèlerinages, le rêve au chat, la lune, le rève au miroir, Nuit  sombre, Souvenir, Destin, sont les textes qui aux yeux d'Eötvös avaient le plus grand potentiel d'action. On a envie de dire : qu'est-ce que cela aurait été sinon... On est bien dans l'univers intérieur de la dame, et l'émotion naît de sa perception de sa vie, mélancolique, d'une grande poésie. Et il faut l'avouer, cet univers est plein d'une émotion incroyable " &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fate is not a friend of mine&lt;/span&gt;". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La narration est cohérente, j'ai le sentiment que la trame et l'esprit du texte original ont été respectés, mais quelqu'un qui s'y connaîtrait mieux ne serait pas forcément d'accord. De l'apparence cyclique, immobile, se dégage une narration et une conclusion. Le livret, d'apparence bizarroïde pour un opéra a un véritable impact dramatique, subtil, évanescent, mais qui fonctionne (ce qui manquait à mon avis dans les Yvonne de Bourgogne et Melancholia suscités, par exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une tradition lyrique &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je vais sans doute dire une bêtise, car si j'ai bien lu, Peter Eötvös considère que le style vocal de cet opéra est plus proche du langage parlé en comparaison avec une autre de ses œuvres, Trois soeurs, d'écriture lyrique. Je dois avouer que je ne connais pas les Trois soeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'a frappé, au contraire, c'est le véritable lyrisme de son écriture. C'est un véritable opéra, écoutable sans référence obligée au sprechgesang ou à une écriture disjointe. Il y a phrasés, émotion, la ligne suit le texte, c'est vrai, mais Eötvös semble ne rien s'interdire a priori, et le résultat est vocalement " immersif". Selon lui, pour donner une plus grande intimité à certaines paroles, il a utilisé un micro et les chanteurs sont sont sonorisés pour quelques phrases, le tout mis dans un dispositif de spatialisation. Là, j'ai beaucoup plus eu un sentiment de gadget, d'autant que la taille de l'opéra comique rendait bien l'intimité du texte par un simple lyrique " non sonorisé", alors que la spatialisation dans un théâtre à l'italienne, ça marche peut-être au parterre mais dans les loges, pas du tout... Dans une très grande salle rectangle standard, il faudrait essayer. Mais le rendu voix et électronique n'était pas désagréable et les chanteurs sont l'essentiel du temps sans sonorisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'essentiel est que Eötvös se situe bien dans une grande tradition lyrique. Cette rencontre avec une écriture intimiste et une scénographie orientalisante et dépouillée de Ushio Amagatsu fait un spectacle d'une grande beauté et d'une grande cohérence malgré la référence à des univers différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Harmonie et temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique d'Eötvös ne joue pas uniquement sur l'immobilisme et le cycle, ce qui était à craindre. Son orchestre est étoffé (joli détachement de l'opéra de Lyon) mais sa musique est riche harmoniquement, plus d'une tonalité torturée que d'un atonalisme dur. C'est mouvant, évanescent, introduit des modes qui font penser à la musique asiatique mais jamais d'une façon qui serait de l'exotisme gentil. C'est splendide à écouter, magnifiquement orchestré et cette élégance évanescente accompagnée de percussions variées (même des pierres) colle parfaitement au texte. La musique évolue avec le déroulement de la pièce, et les contrastes entre les neuf scènes sont bien marqués. J'imagine qu'il y a des structures qui reviennent dans la partition, mais ce n'est pas facile à repérer dans une musique assez complexe et sur une seule représentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Réussite scénique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène évoque le théâtre japonais, dans de très beaux costumes de Masatoma Ota. Seule Mary Plazas joue Lady Sarashina sur toute la pièce, excellente chanteuse et actrice impliquée. Les autres rôles , entourage, apparition de rèves, lectures, sont assurés par Pater Bording, Ilse Eerens et Salomé Kammer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sorte de théatre japonais en soi, qui peut évoquer No, Kabuki, ainsi que la grande tradition multi-millénaire du Bô Wilsô.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit enchantement que cette Sarashina de Peter Eötvös que je ne croyais pas capable de telles réussite (comme quoi les préjugés...) Public enthousiaste à ce qu'il m'a semblé, une jolie soirée, comme un rêve qui serait passé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.electricedge.com/greymatter/images2/court_lady.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 275px; height: 274px;" src="http://www.electricedge.com/greymatter/images2/court_lady.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3300466544752594406?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3300466544752594406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3300466544752594406' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3300466544752594406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3300466544752594406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/peter-eotvos-lady-sarashina.html' title='Peter Eötvös - Lady Sarashina'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-8800189708391315842</id><published>2009-02-12T23:34:00.026+01:00</published><updated>2009-02-15T21:52:34.332+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Waltraud Meier chante Wagner</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cache.daylife.com/imageserve/0fKR7VZ09wa0W/610x.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 610px; height: 407px;" src="http://cache.daylife.com/imageserve/0fKR7VZ09wa0W/610x.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opéra de Paris a reçu ces dernières saisons la soprano (parfois vaguement ex-mezzo) Waltraud Meier dans les productions wagnériennes mises en place par Gérard Mortier, directeur de l'opéra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le sentiment, comme tout le public,  d'avoir été privilégié. Personnage atypique, longtemps ignorée par la presse spécialisée française qui ne corrige cette attitude que de façon détournée et discrète, Waltraud Meier est entrée dans la légende du chant wagnérien. Elle fait partie de ces personnes sans doute inconscientes qui s'escriment à tenter de chanter des choses écrites n'importe comment pour des chanteurs qui n'existent pas, et que personne de normalement constitué ne devrait pouvoir affronter (Oui, Wagner était mégalomane, antipathique et égocentrique. Il a a donc écrit ses opéras comme s'il voulait qu'ils ne soient jamais joués tout en exigeant qu'ils le soient).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rengaine depuis des décennies est toujours de dire que l'âge d'or du chant wagnérien est passé, qu'on ne se rend pas compte à quel point les chanteurs des années 1930, 40, 50, 60 ou 70 (selon les versions, heureusement, il y a peu d'enregistrements plus anciens, ça limite donc ledit âge d'or d'un côté) étaient supérieurs à tous ceux qui sont venus par la suite. Cet âge d'or se terminerait à différentes époques selon les chroniqueurs. Les journalistes se recopiant les uns les autres, ces opinions sont devenues vérités établies et peu importe si depuis la seconde moitié des années 1980 jusqu'aujourd'hui, il y a eu, et il y a toujours d'excellent chanteurs. La tarte à la crème revient sans arrêt : il n'y a plus de chanteurs wagnériens, que cela soit dit une fois pour toutes et que les avis divergents se taisent. Les journalistes spécialisés ayant une trouille bleue de passer pour incompétents, rares sont ceux qui osent une objection de peur de se voir opposer un grand rictus ricanant. L'argument d'autorité est là, gare à vous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, même si on négligeait les Matti Salminen, Peter Seiffert, Ben Heppner, Nina Stemme, Placido Domingo, Eva-Maria Westbroek, Irene Theorin, René Pape, Deborah Polaski (des années 90), Klaus Florian Vogt, Jessye Norman, Siegfried Jerusalem, Christopher Ventris et tous les autres chanteurs qui ont abordé ce répertoire ces 20 dernières années, une personnalité  pourrait incarner tout un âge d'or à elle seule : Waltraud Meier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grincheux diront qu'elle n'a pas les moyens vocaux colossaux d'une Birgit Nillson, ce qui est sans doute en partie vrai. Mais elle se situe ailleurs, dans d'autres traditions d'interprétation qui partent du texte, du style, comme Dietrich Fischer-Dieskau. Une "lieder-sängerin" qui aborderait un répertoire étrange, dans lequel le sens aurait été jusque là négligé. Elle ne se contente pas de cela, elle est aussi une actrice-chanteuse, intégrée dans cette démarche commune à toute une génération de chanteurs d'opéra qui se sont intéressés au théâtre. Il n'est plus possible de chanter planté au milieu de la scène, immobile, les bras écartés et le ventre en avant, à la façon de Big Lulu Pavarotti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/photos2/Meier-Domingo-Pape_foto_Bofill.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 500px; height: 333px;" src="http://www.forumopera.com/v1/concerts/photos2/Meier-Domingo-Pape_foto_Bofill.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bête de scène, Waltraud Meier prend possession de l'espace au moment où elle pose le pied sur scène, chacun de ses gestes a un sens. Quant aux moyens vocaux soi-disant trop modestes, une seule constatation pourra servir de mise au point : quand tant de chanteurs de ce répertoire, de l'âge d'or ou non, se sont déglingués la voix à trop le chanter et n'ont pas pu durer plus de quelques années, la modeste Waltraud, tout en chantant à un rythme délirant les rôles les plus difficiles, se paie le luxe d'avoir commencé au début des années 1980 et d'être toujours en 2009 sur les plus grandes scènes mondiales (la Scala de Milan, Bastille et le Met de New York pour Isolde cette saison). Plus de 20 ans de carrière au plus haut niveau dans un répertoire destructeur de voix à grande vitesse, ça pose le personnage et sa technique vocale (elle a fait une saison d'arrêt dans les années 1990, tout de même, justement pour remettre sa technique en place)&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://home.c2i.net/monsalvat/meier.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 259px; height: 379px;" src="http://home.c2i.net/monsalvat/meier.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qu'en est-il ces dernières années ? Elle est fascinante. La voix n'est plus aussi facile, les aigus sont affreux, le timbre n'est pas séduisant en soi. Mais l'intensité du chant, le sens donné à chaque phrase, la présence scénique sont sans équivalents. Elle contrôle tout, a toujours une ligne de chant et une voix pleine sans vibrato envahissant comme souvent les chanteurs qui ont trop fréquentés ces répertoires pour monstres vocaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La remise en cause et le travail de chaque rôle semblent avoir été constants durant toute la carrière. Pour mesurer ces changements, il suffit de regarder son Isolde dans le DVD de Bayreuth 1993 dirigé par Daniel Barenboïm dans la mise en scène d'Heiner Müller et le DVD de la Scala 2007 toujours dirigé par Daniel Barenboïm mis en scène par Patrice Chéreau. La voix s'est dégradée, mais l'incarnation du personnage n'a rien à voir. De dépouillée et sobre, la conception est passée à un jeu presque expressionniste par moments, mais tellement abouti qu'on n'a plus l'impression que c'est de l'opéra mais plutôt du théâtre poussé à son paroxysme. Le lyrique est devenu un moyen passionnant de transmettre le texte. Et réussir ça avec les vers de mirliton de Wagner, ce n'est pas donné à tout le monde. En réalité, de ces Isoldes, il FAUT avoir les deux - ou même les trois car il existe une version "intermédiaire"  : Munich 1999 dirigé par Zubin Metha dans la mise en scène quasi-inregardable de Peter Konwitschny et avec le Tristan un peu pénible de John Frederic West. Sans les difficultés vocales des années 2000 mais avec plus d'intensité qu'au début des années 1990.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/05/30/f2842e0c-2e23-11dd-bf5c-26860c9e0947.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 493px; height: 271px;" src="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/05/30/f2842e0c-2e23-11dd-bf5c-26860c9e0947.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dame aura été un des piliers des productions wagnériennes de Gérard Mortier à Paris - j'ai déjà évoqué son Ortrud &lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/lohengrin-de-wagner-bastille.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. Elle est fascinante dans ce rôle  univoque auquel elle donne de la subtilité. Le souci, c'est qu'on a envie que la méchante gagne quand c'est elle qui la chante - c'est un peu toujours le problème quand les méchants sont réussis. La production de Robert Carsen semble ne pas avoir été filmée, mais il existe un excellent DVD dirigé par Nagano à Baden-Baden en 2006 avec l'étonnant Lohengrin de Klaus Florian Vogt et une belle mise en scène abstraite de Nikolaus Lehnhoff. En grande forme vocale à Paris en 2007, elle n'a pas plu à tout le monde, se permettant parfois la laideur. Certains voudraient que les méchants soient polis et propres sur eux, sans une parole plus forte que l'autre. Heureusement, elle est bien au dessus de ces considérations.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cache.daylife.com/imageserve/07Aqe9BbjP1En/610x.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 610px; height: 424px;" src="http://cache.daylife.com/imageserve/07Aqe9BbjP1En/610x.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Son meilleur rôle est selon certains Kundry de Parsifal. Le rôle est intermédiaire entre soprano et mezzo, si bien qu'elle n'a pas les soucis d'aigus qu'elle peut avoir dans Isolde, par exemple. Elle met donc tout le monde d'accord, au point qu'il n'est pas facile de nos jours d'aborder ce rôle tant on tend à faire la comparaison, qu'on le veuille ou non. D'autant plus que certaines chanteuses tendent à l'imiter.  Elle est Kundry. Séductrice perverse à la fois victime, elle s'est bien intégrée dans la belle production de Krzysztof Warlikowski en 2008 (un peu gadget tout de même), avec la direction géniale de Hartmut Haenchen. En forme ahurissante, sa voix occupait l'espace de Bastille - et son acoustique qui atténue les voix - comme quand on chante dans sa salle de bains. Très impressionnant.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.resmusica.com/images/parsifal1_paris_2008.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://www.resmusica.com/images/parsifal1_paris_2008.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elle est malheureusement revenue en moins bonne forme pour la reprise 2008 du Tristan, fatiguée elle a même du déclarer forfait pour une représentation. Il n'empêche que même un peu diminuée, elle a livré une Isolde incroyable de poésie et parvenait à fasciner de la première à la dernière seconde du rôle, dans cette mise en scène zen de Peter Sellars devant les vidéos design un peu envahissantes de Bill Viola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la suite ? Difficile à dire. Elle déclare penser ne plus avoir que trois ans de carrière à ce niveau, que veut-elle dire ? Les échos de son Isolde actuelle de nouveau à Milan sont excellents, elle semble avoir retrouvé tous ses moyens. Il n'empêche qu'il va falloir admettre que de l'avoir vue et entendue sur scène à ce niveau aura été un privilège formidable qui ne se reproduira peut-être plus. Pour moi, elle sera sans aucun doute le souvenir le plus fantastique que je garderai des années Mortier à l'opéra de Paris. Et d'espérer encore quelques saisons avec des productions aussi intéressantes, et que les maisons de disque sortent de leurs archives certains enregistrements inédits qui doivent bien exister, au moment où même les plus rétifs des critiques sont contraints d'admettre qu'elle fait partie des plus grands dans ce répertoire (il leur aura fallu du temps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle revient la saison prochaine à Paris dans Wozzeck de Berg (rôle de Marie). Je me débrouillerai pour être là sans faute :)&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.farao-classics.de/bilderkuenstler/w-meier.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 331px; height: 199px;" src="http://www.farao-classics.de/bilderkuenstler/w-meier.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-8800189708391315842?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/8800189708391315842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=8800189708391315842' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/8800189708391315842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/8800189708391315842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/waltraud-meier-chante-wagner.html' title='Waltraud Meier chante Wagner'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3566228045880377311</id><published>2009-02-10T15:07:00.007+01:00</published><updated>2009-03-11T00:53:34.441+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Daniel Mendelssohn - Les Disparus</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_6UdxcnkzHJc/RuEegB8uyNI/AAAAAAAAAXI/VlPgKk2QY9A/S271/LesDisparus-01.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 171px; height: 271px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_6UdxcnkzHJc/RuEegB8uyNI/AAAAAAAAAXI/VlPgKk2QY9A/S271/LesDisparus-01.JPG" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les Disparus de Daniel Mendelssohn semble avoir eu un certain succès l'année dernière, sur un sujet toujours difficile de la mémoire de l'extermination des juifs en Europs centrale pendant le seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur est un professeur de littérature et critique new-yorkais qui s'est toujours interrogé sur l'histoire de sa famille, réfugiés de la Shoah. Pendant les fêtes familiales, il écoutait les histoires telles que racontées par les "anciens" de la famille. Ceux-ci se penchaient parfois vers lui et lui disaient qu'il ressemblait tant à l'"Oncle Schmiel". Mais les réponses sur l'Oncle Schmiel ses quatre filles et sa femme, mort dans la Shoah restaient bien évasives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2001, réalisant que les témoins survivants de cette tragédie étaient en passe de tous disparaître, il a senti une nécessité intérieure de mener l'enquête, quand et comment la famille de l'Oncle Schmiel a t'elle disparue dans la tourmente ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Mandelssohn est un enquêteur méticuleux. Il ne néglige aucune piste et raconte chacune d'entre elles, même celles qui seront des impasses. Sa curiosité est insatiable sur ce qu'a été la vie à Bolechow ce village aujourd'hui en Ukraine, mais qui a au cours du temps été Polonais, Allemand, Autrichien, Soviétique... Car bien vite, il comprend que ce qui compte, ce n'est pas de savoir comment les disparus sont morts, mais de savoir comment ils ont vécu. Même quand on ne souvient plus de leur prénom avec exactitude. Prénom ou diminutif ? Même quand on ne sait plus combien ils étaient, il y avait trois ou quatre filles ? Même quand on ne s'aperçoit qu'on n'a plus de photographies de certaines personnes. Même quand on n'est plus sûr de l'emplacement de la maison. Qu'on traduit mal château et cave. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on va de surprises en surprises. On comprend les zones d'ombre. Le sentiment de culpabilité de la branche de la famille qui s'est enfuie aux Etats Unis et n'a pas su comprendre la détresse de l'oncle Schmiel, fier chef d'entreprise qui tombait le masque de la fierté au coin d'une lettre pour demander de l'aide avant de disparaître. Les voisins qui dénonçaient, étaient indifférents ou aidaient au risque de leur propre vie. L'identité broyée de cette ville rurale dont plus d'un tiers de Juifs avant la seconde guerre mondiale et qui ne sait même plus à quel pays elle appartient. L'enquête dure jusqu'en 2005, et mènera en Scandinavie, en Australie, en Israël et à Bolechow même, à plusieurs reprises. Les premières fois, avec les mauvaises questions aux mauvaises personnes, puis l'enquête progressant, enfin, les bonnes questions aux bonnes personnes. Et le hasard, et un coup de téléphone, un soir, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"  Bonjour, vous ne me connaissez pas, mais j’ai appris que vous cherchez des renseignements sur Bolechow. Je peux peut-être vous être utile. "&lt;/span&gt; Et petit à petit, Daniel Mendelssohn parvient à retrouver des parcelles d'un monde révolu, disparu, enterré. Comme des parcelles de vérité qui sortent du néant. D'une affaire précise, avec des détails méticuleusement assemblés, le livre parvient à faire revivre un monde. D'horribles découvertes macabres. Des doutes, jusqu'à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son style va de digression en digression, parle d'exégèse judaïque, de philosophie grecque mais il devient bientôt évident que ce sont ces digressions qui font l'essentiel de l'œuvre, et qu'il n'est jamais question d'autre chose que de ces disparus et de leur vie détruite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un très grand livre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3566228045880377311?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3566228045880377311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3566228045880377311' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3566228045880377311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3566228045880377311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2009/02/daniel-mendelssohn-les-disparus.html' title='Daniel Mendelssohn - Les Disparus'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_6UdxcnkzHJc/RuEegB8uyNI/AAAAAAAAAXI/VlPgKk2QY9A/s72-c/LesDisparus-01.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-7304214475789375455</id><published>2008-10-16T22:53:00.007+01:00</published><updated>2008-10-17T07:30:26.918+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Charlemagne Ischir  Defontenay - Star ou Psi de Cassiopée</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SPe72ZsbUaI/AAAAAAAAAd8/xoIzWMPv41k/s1600-h/9782843623820FS.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SPe72ZsbUaI/AAAAAAAAAd8/xoIzWMPv41k/s320/9782843623820FS.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257877633262899618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombé sur ce livre par hasard, de Charlemagne Ischir Defontenay : Star ou psi de Cassiopée est un des premiers texte sde science fiction, qui décrit un monde original, non terrestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paru en 1854, après la mort de son auteur en 1850 à l'âge de 37 ans. Etrange ouvrage, ui peut faire penser au canular mais n'en est pas un. Redécouvert de temps en temps, il est republié car il fascine par son incroyable originalité, puis retombe dans l'oubli car tout cela est un peu décousu. Parmi ses admirateurs stupéfaits, il faut comptyer Raymond Queneau. Il fait l'objet d'une traduction et d'une publication aux Etats Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La narration est heurtée, onirique. Elle fait appel aux vers, à une multitude d'images. C'est un voyage halluciné vers un autre monde par l'intermédiaire d'un rouleau tombé du ciel et retrouvé au Népal.&lt;span style="font-style:italic;"&gt; " Mon ambitieux délire m'avait fait espérer un trésor dans cette boite de métal, elle contenanait tout un autre univers".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Etrange Science Fiction que ce texte pré-Darwinien, ou bien d'une compréhension très ancienne du Darwinisme, d'un ton qui nous paraît étrange : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;" Nous avançons; un petit groupe d'individus de la race starienne se présente à nous... Ils sont semblables à nous mêmes... Ce sont bien là les mortels que nous connaissons. Là, comme partout, l'homme est l'homme; la nature jusqu'alors n'a rien produit de plus parfait".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le monde décrit est loin de ressembler au nôtre. C'est une utopie, un essai de description de civilisation rêvée qui se construit sur la connaissance des arts et des sciences. La faune et la flore sont originales. A noter que les hommes sont secondés par une sous-race, les repleux, nés pour la soumission et coupables des pires perversions quand ils tentent de sortir de cet état d'esclavage naturel. Le texte est émaillé de fictions stariennes, lesquelles décrivent toujours les repleux comme fourbes et mauvais, sans rémission. Ces passages sans nuances sont assez surprenants pour le lecteur actuel, qui s'attend toujours à une surprise qui paraîtrait une figure obligée aujour d hui : le bon repleux. Mais il n'existe pas, il n'y a de bon repleux que de repleux esclave et qui se tient à cette condition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de dire s'il y a des sous-entendus calculés dans le texte. Defontenay est totalement occupé à la description de son univers onirique et idéal, à sa poésie, son théâtre, son histoire, sa faune, sa flore. Il nous décrit d'étonnants couchers de soleils sur cette planète dans un système qui compte trois étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le délire conduit à des descriptions étranges, par exemple sur un satellite, Tassul, vivent des stariens à part, aux moeurs sexuelles surprenantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Mais leur surprise fut grande quand ils découvrirent que les individus avec lesquels ils entretenaient des relations n'avaient point de femmes, mais qu'ils possédaient eux-mêmes les deux sexes, en un mot qu'ils étaient hermaphrodites.&lt;br /&gt;Les Tassuliens, pourvus d'organes propres à l'homme et à la femme, ne devaient pas même pour les besoins de la génération contracter un individu de leur espèce : seuls, et par leurs facultés propres, ils étaient aptes à engendrer et à donner l'être.(...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'amour des sexes était chose inconnue et impossible à ces peuples, on dit qu'ils trouvaient en eux-mêmes des sources très vives de félicités naturelles. Qui peut comprendre, d'ailleurs, les douceurs de l'amour solitaire, de l'amour de soi, amour toujours fidèle, sans jalousie, sans regrets ? Cependant, la passion la plus constante des Tassuliens est sans contredit la passion de la paternité. L'amour paternel est la vie et le bonheur de cette race. Et comment n'en serait-il pas ainsi ? Exempt des soucis de l'amour conjugal, tous les besoins du cœur trouvent à s'épancher sur leurs enfants. Jamais, comme chez l'homme mâle, un doute rongeur ne vient troubler sa quiétude de père. Mais, de plus, son enfant est engendré de son sang; il est de sa chair à lui seul; il a vécu dans ses entrailles et n'a point été porté et allaité par une femme devenue indifférente ou odieuse".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Texte étrange, multiforme, poétique, délirant, un peu confus, sans narration précise, c'est comme un arrière plan pour une histoire qu'on attend mais ne vient jamais. Une sorte de voyage dans un univers symboliste avant la lettre.&lt;br /&gt;En réalité, c'est aussi cette impression de brouillon qui fascine. Defontenay ne prend jamais, ou semble ne jamais prendre de recul par rapport à son univers. Il le décrit sans jamais commenter ouvertement les mœurs de telle ou telle planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mine d'idées incroyables, certainement un des premiers textes à imaginer la vie sur d'autres planètes et des sociétés différentes dans des faunes et flores différentes. Étonnant, même si pas génial de bout en bout (loin de là).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-7304214475789375455?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/7304214475789375455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=7304214475789375455' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7304214475789375455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7304214475789375455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/10/charlemagne-ischir-defontenay-star-ou.html' title='Charlemagne Ischir  Defontenay - Star ou Psi de Cassiopée'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SPe72ZsbUaI/AAAAAAAAAd8/xoIzWMPv41k/s72-c/9782843623820FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2442767501807427906</id><published>2008-10-07T13:03:00.022+01:00</published><updated>2008-10-07T18:19:40.159+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique contemporaine'/><title type='text'>Ensemble Intercontemporain - La mesure du temps -  2 octobre 2008</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SOtpFLcTIKI/AAAAAAAAAd0/yMj6emQIqfo/s1600-h/large_concert_classique.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SOtpFLcTIKI/AAAAAAAAAd0/yMj6emQIqfo/s400/large_concert_classique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254408927949562018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tiens, je m'aperçois que je n'en ai jamais parlé. Dans un esprit pionnier, il m'arrive assez régulièrement depuis deux saisons d'aller voir l'Ensemble Intercontemporain dans sa résidence de la Cité de la Musique pour des programmes plus ou moins d'avant-garde. La politique actuelle de l'Ensemble paraît être de faire vivre un répertoire du XXème siècle encore peu intégré au répertoire et de ne pas se limiter à des créations sans suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela donne des concerts variés, avec des répertoires XXème siècle inusités pour l'ensemble (Charles Ives, Franz Schreker), la joie de retrouver les bon sérialistes dodécaphoniques purs et durs des années 1970 qui nous manquent tant, et des créations à base de postmodernisme rigidifié et de spectralisme joyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela veut dire aussi que j'ai surtout entendu la finlandaise Susanna Mälkki, nommée à la tête de cet ensemble il y a à peu près deux ans, avec quelques exceptions de Jonathan Nott, Pierre Boulez, Pierre Laurent Aimard et Peter Eotvos. C'est sans doute la première femme à la tête de l'Ensemble, la première non-compositrice aussi, sauf erreur de ma part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, pour l'ouverture de la saison, l'Ensemble s'est placé sous le signe de l'orthodoxie, pas question de rire. C'est quasi rempli, un public nombreux, de tous âges est là, très bon chic bon genre, enseignement supérieur et assimilés, habits sombres et élégants. Il y a du Stockhausen au programme, avec du Eliott Carter, et rien que cela semble attirer une foule (relative) alléchée à l'idée de l'orgie sonore à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est amusant d'ailleurs, ce public est plus décontracté (décontracté chic, attention) que celui du clavecin l'autre jour, où la "père fouettard attitude" était manifestement de rigueur (je me rappelle encore le regard de ce brave quinquagénaire essayant de me mordre quand je lui demandai si je pouvais lui prendre un de ses dix programmes, sachant que la salle était en rupture de stock. Pas moyen, il devait faire une collec des programmes Leonhardt. Comme je le comprends.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Trève de se moquer des publics comme si je n'en faisais pas partie et revenons à nos moutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concert commence par du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mauricio Kagel&lt;/span&gt;, Zehn Märsche um den Sieg zu verfehlen. Je retrouve le style Mälkki, assez étrange : look de pasteur nordique, gestuelle qui ressemble un peu à celle des types qui agitent des pancartes sur les pistes des porte-avions, mais saccadé comme un lapin mécanique, les pieds au garde à vous mais le buste et les bras très  mobiles. Le résultat est étonnant, d'une grande poésie parfois, avec des pianissimos diaboliques (Kammersymfonie de Schreker, Pièces de Webern), très clair et articulé, limpide, mais avec parfois une tendance à la démonstration sonore (Bernd Aloïs Zimmermann, ça peut faire du bruit, mais alors vraiment beaucoup beaucoup beaucoup...) Dans Kagel, ça fonctionne très bien, petit instant de miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cet hommage, on enchaîne sur le programme original et du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Eliott Carter&lt;/span&gt;, l'Asko concerto. Très franchement, après le Kagel amusant et abordable, on entre dans le bien méchant. Oeuvre d'un contrepoint très élaboré, je me demande si elle est audible sans étude préalable de la partition. Chacun des six instruments est mis en avant successivement, avec contrepoints tarabiscotés des autres, plusieurs sections séparées par une " ritournelle" (dixit Cité de la musique) en effet repérable, avec une combinaison harmonique récurrente (pas repérée, désolé), ensuite une succession d'épisodes chambristes d'une grande liberté, avec variation de la mesure du temps, des répétitions, des délires de solistes et des dialogues entre instruments avec pulsation irrégulière.  D'une complexité inabordable en première écoute sans la partition sous les yeux, à mon humble avis. Agréable à écouter quand même, donne un sentiment de liberté totale (dans un cadre atonal strict, attention. Le terme ritournelle est à prendre ici avec beaucoup de guillemets).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, un peu de divertissement avec deux études de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Conlon Nancarrow&lt;/span&gt;, à l'origine pour piano mécanique ici transposées pour ensemble. Sans doute contre la volonté de l'auteur d'ailleurs, qui s'était amusé avec une perforeuse à faire des contrepoints incroyables, des accords injouables avec des décalages invraisemblables qui n'étaient pas destinés au concert. Ici, il s'agit sans doute en partie de faire valoir la virtuosité de l'Ensemble Intercontemporain (et oui, des délires de perforeuse, ils peuvent les jouer) mais c'est vraiment rigolo à écouter. Un peu comme un Jazz Band qui serait passé sous un rouleau compresseur, quelque chose comme ça. En tout cas, je n'avais jamais rien entendu d'approchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ensuite, on va vers une création de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Per Nørgård&lt;/span&gt;, Scintillation, pour sept musiciens. Alors là, encore du super-chiadé, je ne vous dis que cela. Il s'agit d'une création française, elle a été jouée en 1994 en Angleterre. Il s'agit de rendre la perception du phénomène de scintillation. Motifs " en forme de vague " qui accélèrent et décélèrent avec deux couches superposées avec mouvements de notes liées entre elles de façon (dixit la Cité, j'imagine qu'il s'agit d'un travail sur le hasard) "indéfinissable" dans le spectre harmonique, l'autre couche étant un contrepoint invraisemblable fait de micro motifs inclus dans des motifs plus importants. Hors la description ardue de la chose, il y a vraiment un sentiment de scintillement qui se dégage, comme des phénomènes éphémères qui apparaissent au hasard et disparaissent sans raison, impossibles à délimiter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un petit entracte pour reprendre ses esprits, Zeitmasse de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Karlheinz Stockhausen&lt;/span&gt;. Pour cinq bois. Alors là, oulalah. Aridité. Il semble y avoir trois thèmes successifs, mais c'est si atonal qu'il faut se concentrer au plus haut point pour écouter quoi que ce soit. Encore ici, j'ai l'impression qu'il faudrait la partition sous les yeux pour suivre la section médiane, par exemple avec 1 douze tempi diffrents 2 aussi vite que possible 3 aussi lent que possible suivant les capacités respiratoires, 4 aussi rapide que possible à environ quatre fois plus lent 5 commencer lentement et accélérer quatre fois la vitesse. Bon il paraît aussi que les douze sons de la gamme chromatique sont mis en rapport avec 12 tempis différents, de 60 à 120 (principe de la troisième partie). L'idée est une nouvelle approche du temps en musique. Le souci, c'est que je devais être très peu réceptif à ce moment du concert (le coup de mou, quoi) et je suis resté sur le bord. C'est présenté comme une œuvre révolutionnaire, et le public est littéralement en délire à la fin. Je ne peux m'empêcher de me poser la question de savoir si c'est la qualité de la prestation qui les a enchantés ou le nom de Stockhausen sur le programme. Sur l'interprétation, je n'ai pas senti de mise en danger mais plutôt une volonté d'assurer coûte que coûte&lt;br /&gt; qui me paraît contraire à l'esprit annoncé de la pièce, mais je n'ai aucune référence. Enfin, pour moi, quinze minutes un peu dures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, vient la pièce spectaculaire du concert, pour deux ensembles, pianos et clavecin, le double concerto d'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Eliott Carter&lt;/span&gt;. Travail de timbre spécifiques pour l'ensemble avec clavecin et l'ensemble avec piano. Encore des grandes sophistications sur la mesure du temps avec accélérations et décélérations simultanées, plus perceptibles car cela finit par se dérouler comme une sorte de joute entre piano et clavecin. Cela se termine par une coda délirante et chaotique, propice à faire appaludir l'Ensemble et sa chef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un concert intéressant, mais j'espère des choses moins systématiquement ardues la prochaine fois, parce que se reposer de temps à autre pendant un concert, ça fait du bien aussi. (Oula, je découvre que cela sera du Stockhausen, du Maderna, du Mark André et du Lachemann. Gloups. On va revivre l'esprit du Darmstadt des années 50. Arf. )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première : un  petit essai d'intégration d'un lecteur Deezer, c'est du Stockhausen au piano :)  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width:220px;height:55px;"&gt;&lt;object width="220" height="55"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1672621&amp;colorBackground=0x009074&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x003D31&amp;autoplay=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1672621&amp;colorBackground=0x009074&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x003D31&amp;autoplay=1" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;D&amp;eacute;couvrez &lt;a href='http://www.deezer.com/fr/massimiliano-damerini.html'&gt;Massimiliano Damerini&lt;/a&gt;!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2442767501807427906?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2442767501807427906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2442767501807427906' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2442767501807427906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2442767501807427906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/10/ensemble-intercontemporain-la-mesure-du.html' title='Ensemble Intercontemporain - La mesure du temps -  2 octobre 2008'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SOtpFLcTIKI/AAAAAAAAAd0/yMj6emQIqfo/s72-c/large_concert_classique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2698604768995674416</id><published>2008-09-29T12:09:00.007+01:00</published><updated>2008-10-07T18:16:03.307+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique baroque'/><title type='text'>Gustav Leonhardt - Cité de la Musique 28/09/08</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SODFEcUHD_I/AAAAAAAAAds/7iitaGGGiks/s1600-h/800px-GustavLeonhardt.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SODFEcUHD_I/AAAAAAAAAds/7iitaGGGiks/s400/800px-GustavLeonhardt.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251413845624688626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Une photo prise lors de ce concert, que j'ai trouvé sur Wikipedia aujourd'hui (c'est à dire le lendemain du concert), j'espère ne froisser aucune susceptibilité en la mettant ici, et bravo à la rapidité de celui qui l' a prise !  On aperçoit un peu du Piou-piou toulousain.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bénéficié du désistement d'une amie pour un concert de Gustav Leonhardt à la Cité de la Musique le 28 septembre à 16 h 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais une certaine curiosité de voir pour la première fois l'infatigable pionnier de la musique baroque sur instruments d'époque et la légende vivante du clavecin. Je remercie l'amie en question, il semble que pour avoir une place à ce concert dans le petit Amphi souterrain de la Cité de la musique, il fallait être sur les starting blocs et ne pas rater son départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est agréable ce petit amphi, je le connais un peu, c'est là que se donnent les concerts de luth et de tous bidules baroques à corde pincées en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au programme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Girolamo Frescobaldi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Toccata 11&lt;br /&gt;Canzona 3&lt;br /&gt;Cappricio sopra la Bassa Fiamenga&lt;br /&gt;Ricercar 9&lt;br /&gt;Toccata 7&lt;br /&gt;Capriccio sopra La Sol Fa Mi Ré Ut&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Johann Jakob Froberger&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lamento sur la mort de Ferdinand IV&lt;br /&gt;Toccata 3&lt;br /&gt;Suite en la mineur&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Louis Couperin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Suite en ré majeur&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Johann Christophe Bach&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Prealudium en do majeur&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jean Henry d'Anglebert&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Prélude non mesuré en ré mineur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme est constitué autour de la non-mesure du temps en musique, dans le cadre d'un petit cycle à la Cité (Jeudi je vais voir un concert de l'Ensemble Intercontemporain sur le même thème).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant sa vision personnelle du sujet, Gustav Leonhardt fait irruption sur scène à 16 heures 30 minutes 0'00 secondes (heure de Paris, UTC/GMT + 2 h ) et se dirige à grandes enjambées vers une copie d'un clavecin Carlo Grimaldi de 1703.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il joue donc le Frescobaldi sur l'instrument qui paraît particulièrement instable, et plutôt désaccordé dès le début avec une nette tendance à aggravation du problème. J'imagine que ces pièces du musée de la Cité de la Musique conservées pieusement sont rarement jouées, et ce modèle de 1994 ne doit pas être un habitué du concert ni à la chaleur élevée de l'Amphi. Voire a peut-être eu droit à un changement général de ses cordes à la nouvelle des velléités de Gustav de se pencher sur son cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique est particulièrement austère, avec des polyphonies et du contrepoint très complexe, dans lequel s'intègrent beaucoup de notes étrangères aux harmonies de base (complexité harmonique bien renforcée par les soucis de justesse du piou-piou élu), ces pièces ont sans doute été choisies pour les indications madrigalesques de Frescobaldi : ces pièces doivent être jouées suivant le sens et l'expression des mots. Il s'agit d'imiter la voix humaines. La sonorité très délicate de ce clavecin était sans doute bien indiquée, mais Gustav Leonhardt est quand même particulièrement raide, je me demande s'il restitue bien l'esprit lyrique et ouvragé de ces pièces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il passe ensuite à grandes enjambées vers l'autre clavecin, une réplique d'un Vincent Tibaut de Toulouse à deux claviers (1691), beaucoup moins beau visuellement que le Grimaldi marqueté et peint. Rapide changement d'instrument qui permet aux malchanceux entrés dans la salle après 16 h 30 min O'00 secs de trouver enfin une place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second piou-piou paraît bien plus vaillant, et Gustav Leonhardt va en profiter pour enchainer sans un instant de pause Froberger, Couperin, JC Bach et d'Anglebert. Son jeu est d'une très grande élégance, mais il me semble qu'il ignore tout esprit de danse présent dans les suites jouées. Il joue peu sur l'idée de non-mesure du temps pourtant thème de la soirée, le rubato c'est pas son truc à Gustav, ou alors je ne sais pas percevoir les subtilités de cette musique. Son enchainement de compositeurs de zones géographiques différentes donne une impression d'uniformité. Pourtant j'imagine qu'il respecte de façon scrupuleuse l'irrégularité des rythmes  baroques. Le personnage est assez étonnant à voir, il paraît d'une raideur caricaturale et voulue. Semblant d'une certaine façon de bonne humeur, il donne un bis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, je connais très mal le clavecin et son répertoire. J'ai l'impression qu'il faut une certaine culture d'écoute, qui fasse abstraction de l'absence de contrastes dynamiques et de l'austérité de l'instrument dont j'aime bien la sonorité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression que Leonhardt est un virtuose des polyphonies qu'il sait restituer avec beaucoup de clarté malgré le mécanisme très uniforme du clavecin, mais qu'il est d'une incroyable raideur dans les passages de danse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, une expérience étonnante et passionnante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2698604768995674416?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2698604768995674416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2698604768995674416' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2698604768995674416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2698604768995674416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/09/gustav-leonhardt-cit-de-la-musique.html' title='Gustav Leonhardt - Cité de la Musique 28/09/08'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SODFEcUHD_I/AAAAAAAAAds/7iitaGGGiks/s72-c/800px-GustavLeonhardt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-5646864471420395375</id><published>2008-06-09T10:21:00.013+01:00</published><updated>2008-06-10T09:01:07.509+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Mazagão - l'opéra des déplacés portugais</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0Gqi-mMvI/AAAAAAAAAOc/3ZW6b83x464/s1600-h/2700723600.08.-ss500-sclzzzzzzz-v1124985559-.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0Gqi-mMvI/AAAAAAAAAOc/3ZW6b83x464/s320/2700723600.08.-ss500-sclzzzzzzz-v1124985559-.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209827671951160050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonnante aventure que celle contée par le livre de Laurent Vidal, universitaire français, sur la ville de Mazagão aujourd'hui &lt;a href="http://whc.unesco.org/fr/list/1058/"&gt;Mazagan&lt;/a&gt; au Maroc, citadelle portugaise fer de lance de la chrétienté, fondée en 1514, dont la population a été transférée en 1769 à Lisbonne devant le constat d'impossibilité de tenir la position plus longtemps face aux armées maures et berbères, avant d'être transférée quelques mois plus tard en Amazonie pour fonder un nouvelle colonie, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mazag%C3%A3o_(Amap%C3%A1)"&gt;Nova Mazagão.&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des centaines de familles qui sont ballotées d'une rive à l'autre de l'Atlantique, déclassées du statut de Chevaliers du Christ à celui de colons dans une zone insalubre, dans un Brésil bientôt rebelle à sa puissance tutélaire. Le projet ambitieux visait à créer des colons-chevaliers, avec un projet d'urbanisme et s'insérait dans le projet portugais de tenir et d'étendre le Brésil face à l'Espagne et la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Vidal, sans doute à l'origine pour un travail de thèse, à cherché à travers les statistiques portugaises qui rendaient compte de l'exil des mazaganistes à retrouver la réalité sociale, l'état d'esprit des déportés d'abord coincés à Lisbonne sans droit de sortie, puis à Belem plusieurs années, attendant la construction de leur colonie, toujours obligés de rester ensemble, leurs rebellions, leurs demandes, leurs attentes, leurs déceptions. A défaut de pouvoir mettre des visages, au moins trouver des noms, retracer l'histoire de cette petite communauté humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0IJJGknhI/AAAAAAAAAOk/3vJAGcVHcXc/s1600-h/pag17_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0IJJGknhI/AAAAAAAAAOk/3vJAGcVHcXc/s400/pag17_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209829297092861458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre est intéressant, vu la tonalité prise par ce fichu blog, je vais plus insister sur un petit passage, espérant que l'auteur ne m'en voudrait pas. La fête organisée en novembre-décembre 1777 à l'occasion de la mort de dom José Ier et l'arrivée sur le trône portugais de Maria I. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pleine jungle, dans un colonie chancelante et insalubre, les mazaganistes vont organiser une célébration somptueuse, sans rapport avec leurs moyens. Après des processions religieuses et une reconstitution de bataille navale mythique contre les Maures, trois opéras seria ont été donnés : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Démophon en Thrace&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Didon abandonnée : la destruction de Carthage&lt;/span&gt; , &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Didon abandonnée : Enée en Gétulie&lt;/span&gt;, puis  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le plus héroïque secret ou Artaxerxés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui signifie que les misérables rescapés de Mazagão avaient les partitions, et étaient capables de monter ces opéras seulement quelques semaines après avoir reçu les instructions impériales de faire une fête. On ne sait rien du cadre exact des représentations, public, orchestre, lieu, tout reste entouré de mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le librettiste est connu, Métastase, il y a doute sur le ou les compositeurs. Pour Démophon en Thrace, la première mise en musique est de Duni Egidio Romoaldo en 1733, Didon abandonnée c'est Domenico Sarro en 1724, Artaxersés c'est Leonardo Vinci en 1730. Mais pour chacun de ces opéras, diverses version musicales devaient être disponibles pour les mazaganistes : Hasse en premier lieu, semble t'il, mais aussi éventuellement Albinioni, Gluck ou d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonnant : le choix des opéras et leur succession dans un ordre précis est très probablement un message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Démophon en Thrace&lt;/span&gt; met en scène le combat d'un roi contre un châtiment injuste : le sacrifice d'une jeune vierge, lequel n'aura pas lieu car sera démasqué " l'usurpateur d'un trône" - cet opéra a été représenté trois fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Didon abandonnée&lt;/span&gt; conte l'histoire de Didon et Enée. Didon sacrifie sa vie à l'amour, alors qu'Enée sacrifie son amour pour accomplir le destin de sa cité et abandonne Enée dans Carthage assiégée. Cet opéra a été représenté deux fois, et la seconde partie seule encore une fois, sous un nom qui ne figure pas dans le texte de Métastase " &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Enée en Gétulie&lt;/span&gt;". Laurent Vidal émet l'hypothèse que la Gétulie en question n'a pas tant à voir avec les golfes proches de Carthage, appelés Syrthes gétules, mais plutôt avec la dénomination classique latine de la côte Atlantique au sud de l'Atlas, là où se trouvait l'ancienne Mazagão. Allusion ambigüe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Artaxerxes&lt;/span&gt; conte l'histoire d'un père qui tue pour son fils et le fils ne dénoncera pas son père, malgré le risque encouru. Le thème choisi serait la loyauté malgré le crime ? Laurent Vidal se demande si ce n'est pas plutôt la figure même d'Artaserxes, roi perse qui a autorisés aux juifs restés à Babylone leur retour à Jerusalem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tort ou à raison, Laurent Vidal résumé ainsi l'agencement des trois opéras : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l'injustice d'une décision (l'abandon) doit être dévoilée pour que puisse prendre fin le châtiment et s'ouvrir le chemin du retour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une part d'extrapolation sans doute, mais il montre l'énergie du désespoir d'une communauté en déroute et déclassée qui monte une célébration somptueuse - qui impressionnera beaucoup les voisins de Belem - célébrant un passé mythique et se créant une identité propre de peuple en exil, au point d'envoyer un message à l'Empire portugais, ou bien à eux mêmes ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre contient d'autres thèmes, et continue l'histoire de Mazagão de nos jours au Brésil, ce qui reste de cette communauté, de son éclatement, du constat d'échec de la couronne portugaise, de l'indépendance du Brésil, des célébrations étonnantes aujourd'hui de la fondation de Mazagão par une population essentiellement composée de descendants d'esclaves noirs en fuite. La célébration politique de la ville marocaine de nouveau mythifiée au XXème siècle par un pouvoir politique portugais avide d'un passé glorieux, et alors même que les descendants des mazaganistes se sont volatilisés dans la forêt brésilienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre très touchant, par l'Odyssée qu'il retrace derrière des statistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0LpUHt0lI/AAAAAAAAAO8/T8pqB1-5RZE/s1600-h/xfen615v.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0LpUHt0lI/AAAAAAAAAO8/T8pqB1-5RZE/s400/xfen615v.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209833148341146194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-5646864471420395375?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/5646864471420395375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=5646864471420395375' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/5646864471420395375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/5646864471420395375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/06/mazago-lopra-des-dplacs-portugais.html' title='Mazagão - l&apos;opéra des déplacés portugais'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/SE0Gqi-mMvI/AAAAAAAAAOc/3ZW6b83x464/s72-c/2700723600.08.-ss500-sclzzzzzzz-v1124985559-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1724591227364190310</id><published>2008-05-12T12:56:00.004+01:00</published><updated>2008-05-12T13:18:09.452+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Wolpe ! Opéra Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.classical.net/music/images/composer/w/wolpe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://www.classical.net/music/images/composer/w/wolpe.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un spectacle très intéressant sur le compositeur Stefan Wolpe monté à l'amphithéâtre  Bastille, narration à la première personne d'un personnage qui serait presque Stefan Wolpe lui-même, construit sur la base de témoignages, de lectures connues du compositeur et de documents contemporains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir le privilège d'assister à ce petit évènement, il fallait s'aventurer dans les sous-sol de l'Opéra, donnant un peu le sentiment d'appartenir à un groupe de comploteurs s'éloignant du flux du public allant assister à un spectale de chorégraphies de Balanchine. Etrange. L'amphithéâtre accueillait une petite centaines de personnes aventureuses, venant écouter un spectacle mystérieux autour d'un compositeur quasi-inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était passionnant, vraiment. Une narratrice qui pouvait chanter en voix naturelle, Viviane De Muynck et qui était à la fois Monsieur Loyal,  Stefan Wolpe et l'interprète de Stefan Wolpe, un ténor lyrique, Gunnar Brandt, animateur de cabaret, chanteur révolutionnaire et ténor poétique et enfin un pianiste, Johan Bossers, soliste et accompagnateur des deux autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que Stefan Wolpe aurait sans doute nécessité encore plus de monde et de talents différents. C'est un compositeur polymorphe, qui semble personnifier les courants artistiques radicaux du XXème siècle à lui seul. Il sera tour à tour et à la fois théoricien de l'art, juif, communiste, militant sioniste, compositeur de cabaret, dodécaphoniste, militant radical. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle donne un petit aperçu du personnage désespéré, rejeté de tous les lieux dans lequel il se réfugiait - Wolpe était un enfant terrible incontrôlable et imprévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De sa période " Weimar", il reste surtout une partie de son oeuvre pour piano, dodécaphoniste sans concessions. Ensuite, des poémes en musique, des chants traditionnels juifs, du jazz...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectaccle, vivant et bien fait, m'a fait découvrir un inconnu total, j'essaierai éventuellement de creuser si j'en ai l'opportunité - mais on ne peut pas dire que la discographie soit pléthorique...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1724591227364190310?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1724591227364190310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1724591227364190310' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1724591227364190310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1724591227364190310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/05/wolpe-opra-bastille.html' title='Wolpe ! Opéra Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3146152451847672728</id><published>2008-02-11T20:54:00.000+01:00</published><updated>2008-02-13T01:14:59.963+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Destouches /  Houdar de la Motte - Le Carnaval et la Folie - Opéra Comique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cesar.org.uk/cesar2/images/data/ph334284.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://cesar.org.uk/cesar2/images/data/ph334284.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après plusieurs articles tendance Lou Ravi et un article Lou Aigri à la Comédie française, peut-être est-il temps de trouver un juste milieu. Le Carnaval et la Folie donnée à l'Opéra comique, production du festival d'Ambronay 2007, est une bonne occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre de la " découverte de la Tragédie Lyrique" entamée et qui de devrait trouvée son apogée cette année avec le Thésée de Lully le 25 février au Théâtre des Champs Elysées, et après un enthousiasmant Cadmus et Hermione de Lully, voici un Destouches de 1703, compositeur que j'ignorais, une "Comédie-ballet" interprétée par par une jeune troupe.&lt;br /&gt;Toutes les raisons de s'enthousiasmer sont là : la musique de Destouches est extraordinaire, vivante, variée, aérienne et elle est idéalement rendue par une troupe impliquée dans laquelle tout le monde (sauf sans doute le chef Hervé Niquet) à moins de 30 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1er février 2008 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carnaval : Paul Henry Vila&lt;br /&gt;Folie : Mélodie Ruvio&lt;br /&gt;Momus : Marduk Serrano Lopez&lt;br /&gt;Plutus : Reinaud van Mechelen&lt;br /&gt;Jeunesse : Emmanuelle de Negri&lt;br /&gt;Jupiter : Marc Callahan&lt;br /&gt;Vénus : Marion Tassou&lt;br /&gt;Chef des matelots : Marc-André Pronovost&lt;br /&gt;Professuer de folie : Enrique Alberto Martinez Rivera&lt;br /&gt;Un musicien : Daniel Cabena&lt;br /&gt;Un poète : Sorin Dumitrascu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai mis pas mal de temps pour me décider à faire un compte-rendu du spectacle. La raison peut paraître idiote : en sortant du théâtre, j'étais enthousiaste, mais je n'avais pas tout compris. Je n'avais pas compris grand chose en réalité. Je n'osais pas trop en faire part de peur de passer pour idiot et j'attribuais cela en grande partie à mes lacunes par une méconnaissance de ce genre de musique. Entretemps, après enquête, j'ai mieux compris diverses raisons de ma perplexité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret est très coupé. Il  semble qu'il le soit plus encore que ce je ne le croyais, car le programme du spectacle comprend une édition du livret avec en grisé les passages qui n'ont pas été joués, en particulier le prologue qui est intégré à l'action et dont l'omission rend le début très confus. Ce que mes rapides recheerches m'ont fait comprendre,  c'est que ce livret du programme est lui-même une version coupée de plusieurs personnages par rapport au livret original intégral. Ce que j'ai vu est donc très substantiellement amputé d'une partie de l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas bien cette attitude. Le public contemporain est plus endurant que semble le croire un chef comme Hervé Niquet, le moindre blockbuster hollywoodien fait maintenant ses 2 h 30 heures grand minimum, plutôt 3 heures, et cela s'est fait de la volonté du public plus que des producteurs qui préfèreraient plus de rotation dans les salles de cinéma et des films plus simples à diffuser à la télévision. A tel point que j'ai entendu des amis se plaindre de ce qu'un film récent ne durait que 90 minutes et se demandant s'il valait bien la peine de payer un billet pour cela. Pourquoi dans ce cas faire des versions courtes des opéras ? la tarte à la crème selon laquelle ils seraient trop long est en contradiction totale avec les tendances actuelles en matière de spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre raison serait qu'il faut ménager de jeunes chanteurs. Peut-être, mais dans ce cas pourquoi alors les programmer deux soirs de rang dans des rôles différents pour certains d'entre eux (Paul Henry Vila, Marc Callahan, Marduk Serrano Lopez) ? Quand à la folie de Mélodie Ruvio que j'ai vu et qui ne chantait que le vendredi 1er février, elle n'a montré que de l'aisance dans son rôle et pas le moindre petit signe de fatigue. En quoi fallait-il la ménager quand il est évident qu'elle aurait pu chanter une nouvelle fois le rôle en entier à l'issue de la représentation sans le moindre problème ? (Bon, je n'ai pas dit non plus qu'il fallait la faire chanter deux représentations de rang, hein. Soyons humains avec nos amis les chanteurs, tout de même).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cesar.org.uk/cesar2/images/data/ph368675.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://cesar.org.uk/cesar2/images/data/ph368675.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand inconvénient de ces coupures est que l'action devient quasi-incompréhensible. Il y a un sentiment d'une suite de numéros de chant et de danse très sympathiques, comme un spectacle de variétés mais pas celui d'une construction de l'esprit. Or, quoi qu'on en pense, ce Carnaval et la Folie est censé être inspiré d'Erasme, pas d'un spectacle familial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'a vraiment fallu lire le livret (déjà tronqué) pour comprendre l'histoire, à la vision du spectacle on ne saisit que quelques idées essentielles sur les personnages. La mise en scène n'aide pas beaucoup plus, dépouillée, elle ne choisit pas son camp entre littéralité, abstraction ou transposition. On ne comprend pas grand chose, et on est loin de la farce avec esprit que devrait être ce Carnaval. Elle se construit autour d'un tableau de Nicolo dell' Abate, l'enlèvement de Proserpine. L'indication de ce tableau qui ne me semble pas si évident à reconnaître au premier coup d'oeil ne figure pas dans le programme, magie d'Internet aidant, il a fallu que ce soit la chanteuse en personne qui me donne l'information. Maintenant, pour savoir le lien entre ce tableau et l'action, je n'ose pas déranger la chanteuse une seconde fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au Louravisme. L'orchestre d'Ambronay dirigé par Hervé Niquet est peut-être ce que j'ai entendu de mieux en matière d'orchestre baroque : dansant, aérien, subtil. Les chanteurs sont très bons, même si ce n'est pas très homogène, mention spéciale à Mélodie Ruvio - la chanteuse qui sait ce qu'est le tableau si vous avez suivi - mais les autres ne déméritent pas. L'engagement sur scène est très bon et ils essaient de construire des personnages. Leur présence sur scène aide beaucoup, avec celle des danseurs, à faire du spectacle un grand succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La superstar est tout de même la musique de Destouches. Un compositeur que je ne connaissais que de nom mais qui m'a paru d'une richesse incroyable, à découvrir en priorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste en suspens une question dont je sais par avance la réponse qui me sera faite, le côté "pré-psychologique" du livret. La Folie est une figure, incarnation de la liberté et de la créativité, qui met à mal toutes les hiérarchies, rit des savants, joue avec ses caprices et ne respecte ni devoirs, ni parents, sans pour autant être une personne insensée que cela, ce qui serait plus le rôle du Carnaval, qui est lui un personnage qui paraît s'apparenter au peuple que la Folie aristocratique. Mais cette représentation est-elle seulement une figure, ou peut-elle aussi considérée comme un personnage à part entière tel que nous le définirions aujourd'hui, avec ses envies et ses pulsions. Probablement pas dans l'esprit des auteurs, peut-être, encore que cela soit très flou, dans l'esprit du metteur en scène, mais quelle que soit la réponse, la frontière me paraît très floue et cette Folie paraît très proche d'un personnage de fiction contemporaine, aussi anachronique que cela soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochaine étape de la Tragédie lyrique : Thésée le 25.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3146152451847672728?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3146152451847672728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3146152451847672728' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3146152451847672728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3146152451847672728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/02/destouches-houdar-de-la-motte-le.html' title='Destouches /  Houdar de la Motte - Le Carnaval et la Folie - Opéra Comique'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-618429872735117516</id><published>2008-01-26T10:20:00.000+01:00</published><updated>2008-01-26T11:58:41.008+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Lully / Quinault - Cadmus et Hermione - Opéra comique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPlmQ-0oI/AAAAAAAAAOE/wgrkprgb6Qc/s1600-h/Cadmus317.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPlmQ-0oI/AAAAAAAAAOE/wgrkprgb6Qc/s400/Cadmus317.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159734936684384898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et bien voilà, je me suis lancé dans la découverte de la Tragédie lyrique. J'avais déjà fait de petites tentatives par Rameau, mais sans aller très loin même si ça m'avait plu. Cette fois je reprends du début, avec Lully. L'Opéra comique et le Théâtre des Champs Elysées font une jolie programmation, qui permettra d'entendre à la suite Cadmus et Hermione (1673) la première des Tragédies lyriques, ensuite le Carnaval et la Folie, Comédie-ballet de Destouches (1704) puis enfin au Théâtre des Champs Elysées, Thésée (1675).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poème harmonique, direction Vicent Dumestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Morsch, Cadmus&lt;br /&gt;Claire Lefiliâtre, Hermione&lt;br /&gt;Isabelle Druet, Charite&lt;br /&gt;Camille Poul, Amour&lt;br /&gt;Arnaud Marzorati, Arbas&lt;br /&gt;Jean-François Lombard, Echion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que néophyte qui découvre comme tout bon néophyte qui se respecte, je vais peut-être attendre un peu avant de donner mon avis éclairé sur ces débuts d'un genre nouveau (oui bon j'ai quelques siècles de retard, et alors ?). J'ai compris que la Tragédie lyrique à la française était née de tâtonnements et de la difficulté d'acclimater en France l'opéra italien, né un peu après 1600, (Orfeo en 1607), malgré une très grande curiosité envers de nouveau genre. C'est Giovanni Battista Lulli, dit Lully, qui se chargera de cette difficile mission sous la protection de Louis XIV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir inventé avec Molière la Tragédie Ballet, Lully va la faire évoluer pour intégrer la nouvelle donne qu'est le chant d'opéra. Il y a aura donc des histoires galantes et de la danse, ainsi qu'un style vocal pensé comme spécifiquement français. Et le succès sera total, et le public friand de cette nouveauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trève de blabla creux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Tragédie lyrique c'est génial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPyWQ-0qI/AAAAAAAAAOU/hAP_WF0x5nw/s1600-h/cadmus2_paris.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPyWQ-0qI/AAAAAAAAAOU/hAP_WF0x5nw/s400/cadmus2_paris.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159735155727717026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idéale mise en scène de Benjamin Lazar pour débuter, qui se veut une reconstitution des premières mises en scène, costumes et décors inspirés de ceux de l'époque de la création, le tout éclairé à la bougie (petite parenthèse : j'ai mieux compris pourquoi au XVII èmes et XVIIèmes siècles les théâtres semblaient passer leur temps à brûler quand j'ai vu la quantité de bougies nécessaire, et encore, je pense qu'un discret éclairage d'appoint augmentait l'intensité. N'empêche que le pompier de service à l'Opéra comique a dû être sur les dents toute la soirée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les costumes sont chamarrés. Au début j'ai un peu regretté que des unités de couleurs n'aient pas été recherchés, et puis finalement je me suis rendu à la beauté du spectacle. C'est baroque au sens le plus délirant du terme et cela s'accorde étonnamment bien avec l'éclairage à la bougie, créant ombres et reflets étranges sur les vêtements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle est très varié, des passages lyriques, des ballets, une déclamation accompagnée en récitatif. La musique ne s'arrète jamais et enchaîne les rythmes de danse. La direction de Vincent Dumestre m'a ébloui, un son d'orchestre magnifique avec des timbres très variés, tout très enjoué et précis, bien déhanché et amusant. A la fois charmant comme il faut dans cette musique et galvanisant comme il faut pour un auditeur moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur scène, c'est impeccable, et ce qui m'a frappé dans la réussite de ce spectacle c'est un évident phénomène de troupe sans aucun point faible individuel. C'est bien joué, bien chanté, enlevé et il est évident que tout le monde est heureux d'être sur scène. Seul petit bémol éventuel : ce type de mise en scène engendre un certain statisme des chanteurs, peut-être voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un très  très beau spectacle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPsmQ-0pI/AAAAAAAAAOM/VGMiakJ7F8Q/s1600-h/Cadmus205.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPsmQ-0pI/AAAAAAAAAOM/VGMiakJ7F8Q/s400/Cadmus205.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159735056943469202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-618429872735117516?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/618429872735117516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=618429872735117516' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/618429872735117516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/618429872735117516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/01/lully-quinault-cadmus-et-hermione-opra.html' title='Lully / Quinault - Cadmus et Hermione - Opéra comique'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R5sPlmQ-0oI/AAAAAAAAAOE/wgrkprgb6Qc/s72-c/Cadmus317.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-7345645123298647500</id><published>2008-01-20T20:07:00.000+01:00</published><updated>2008-01-20T22:03:03.386+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><title type='text'>Shakespeare - La mégère apprivoisée - Comédie Française</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.journal-laterrasse.fr/images/articles/grandes/megere_apprivoise_154.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.journal-laterrasse.fr/images/articles/grandes/megere_apprivoise_154.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, j'ai vu par hasard le film " La mégère apprivoisée",  de 1967, de Franco Zeffirelli, réalisateur qui semble avoir toujours eu 147 ans mais être néanmmoins éternel, film avec Richard Burton et Elizabeth Taylor, adapté de la pièce de Shakespeare. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai suivi aujour d'hui des amis à la Comédie Française (mon Dieu ! je crois que je n'y avais pas mis les pieds depuis 10 ans et une Tempête encore de Shakespeare par Mesguish, je ne saurais même pas dire en quelle année) pour voir " La mégère apprivoisée" mise en scène par un prodige théatrâl de 36 ans, un lituanien dénommé Oskaras Korsunovas, ultra-avant gardiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc vu coup sur coup une version ringarde, poussiéreuse et amidonnée et une version vivante et décapante de la farce de Shakespeare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais enfin, il y a un souci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas évident de se rendre à l'évidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souci est que la version ringarde, poussiéreuse et amidonnée de la pièce n'est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pas&lt;/span&gt; celle de Franco Zeffirelli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, vous allez sourire. Vous êtes même déjà probablement écroulés de rire. Qui sait. Car oui, Zeffirelli est celui qui a mis en scène une "Mégère apprivoisée" vivante et décapante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je reviens sur cette représentation salle Richelieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été très, très, très déçu. A la limite, je n'en reviens pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visuellement  c'est assez joli. Dans une penderie géante de salle de spectacles, pour une raison que l'on ne saura jamais, chaque acteur est en tenue noire et porte devant lui un cadre sur lequel est collé son costume d'époque allors que l'autre face est un miroir. Il semble que cela soit une machine à jouer dans lequel chaque acteur est en quête de son identité et reflète soi-même et l'autre, bla bla... Le jeu des acteurs est très physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les problèmes arrivent vite. Tout d'abord le désintérêt total porté au texte. La traduction choisie est peut-être bien, mais j'ai eu l'impression que les acteurs braillaient tous leur texte de la même façon, comme s'ils cherchaient à s'en débarrasser plus qu'à le prononcer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Habillés de la même façon, braillant de la même façon, tous avec le même jeu physique qui n'est pas abouti, car artiste de cirque ou comédien de rue c'est une discipline qui ne s'improvise pas, pour moi rien ne fonctionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on ne comprend pas grand chose à ce qui se passe. Les acteurs sont inexpressifs en dehors de quelques simagrées et interchangeables. Il n'y a aucune caractérisation des personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux acteurs principaux sont bien ternes, et je ne suis pas parvenu à m'intéresser à  la formation de leur couple. Ce n'est ni farce, ni sérieux, ni drôle, ni léger. Les panneaux qu'ils se trimballent finissent pas être exaspérants. La mégère est bien sage et son dompteur bien poli. C'est le degré zéro de la performance d'acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mot sur la musique de scène, dans le pire du pire de ce qui peut se faire. Deux pauvres comédiens qui tapent sur un tambourin, et un autre qui crin-crinise au violoncelle apparemment sans la moindre notion de cet instrument. L'idée est de faire juste un peu de bruitage percussif de temps en temps. Je croyais naïvement qu'il n'y avait que dans les mains de quelques bonnes soeurs dans les églises ou d'enfants de moins de 6 ans dans les écoles maternelles qu'on voyait encore des tambourins et des gens qui font " schpouf, schpouf" d'air air peu convaincu, mais non, à la Comédie française aussi. C'est tellement nul que quand il y a besoin d'une vraie transition musicale c'est une bande son qui passe, et pas géniale, c'est le moins qu'on puisse dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets au défi quiconque d'avoir compris quoi que ce soit de la pièce de Shakespeare après avoir subi ce pensum. C'est nul et non avenu, mal joué, terne, sans imagination et ultra-prétentieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mots sur la version Zeffirelli et son apparente littéralité sans idées. Faux. Tout d'abord c'est servi par un duo d'acteurs superlatifs, qui se sont ingéniés à mettre en pièce les préjugés que j'avais sur eux, car j'avais commencé à regarder cette Mégère avec un sourire narquois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord l'attention portée aux mots. Au moindre mot, à la moindre ponctuation, à chaque sylllabe, à chaque silence. Le texte est incarné avec un grand respect sous des airs de jeu hollywoodien. Le couple en fait des tonnes, chacune de leur apparition est un match de boxe où tous les coups sont permis. Mais que c'est rythmé, chaque regard signifie quelque chose, porte une nuance ou commente le texte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'autant plus étonnant qu'il s'agissait certainement à l'époque où le film a été tourné de cabotinage pur, le coupe Taylor/Burton défrayant régulièrement la une des tabloids du monde entier. Comme ce cabotinage à bien vieilli ! C'est qu'il était porté par deux immenses acteurs, et la comparaison avec les deux braves jeunes gens de la Comédie française et leur braillements propres sur eux est sans appel. En réalité, il n'y a même pas de comparaison possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène de Zefirelli, apparemment anodine, littérale, est constituée d'une multitude de trouvailles. Et rend l'action de la pièce passionante, en montrant les enjeux de chaque personnage, le contexte social, économique sans faire de cours pour autant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le message de la pièce, soi-disant décapé par la mise en scène de Korsunovas, est beaucoup plus ambivalent, subtil et moins mysogyne chez Zeffirelli. Et d'ailleurs, en cela, Zeffirelli cadre mieux avec le texte de Shakespeare qui laisse la porte ouverte à une fin moins claire que le dernier monologue de Catherina ne le laisserait supposer pris tel quel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que c'est long du théâtre d'un niveau aussi mauvais que celui de la salle Richelieu ce dimanche après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive les vieux italiens littéraux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-7345645123298647500?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/7345645123298647500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=7345645123298647500' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7345645123298647500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/7345645123298647500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/01/shakespeare-la-mgre-apprivoise-comdie.html' title='Shakespeare - La mégère apprivoisée - Comédie Française'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3773704918007985432</id><published>2008-01-08T11:17:00.000+01:00</published><updated>2008-01-08T12:17:01.741+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Cormac Mc Carthy - La Route</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/418TGkcHDNL._SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/418TGkcHDNL._SS500_.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Petit livre d'anticipation qui fait l'unanimité de la critique qui s'épuise à expliquer que Mc Carthy est le "géant" de la littérature américaine et que le livre est incontournable. Prix Pulitzer, énorme succès de librairie aux Etats Unis, adaptation hollywoodienne en préparation avec stars à la clef (Viggo Mortensen semble t'il).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai cédé à la bête curiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un roman dépouillé, délibérément linéaire comme une route droite qui mène vers la mer, l'espoir. Situé dans un proche futur post-apocalyptique. Tout a été détruit et stérilisé par une catastrophe générale, qu'on devine nucléaire mais ce n'est pas très important. Il s'agit d'une version moderne de l'apocalypse, comme le suggèrent qulques rèves courts des deux protagonistes, un père est son jeune fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont les deux survivants portant la flamme du bien et de l'espoir, marchant avec un caddie dans ce morne univers pétrifié et monochrome gris, ciel et terre, la nature est morte, définitivement. Les quelques autres êtres humains ayant survécu à l'on ne sait quoi et qu'ils croisent sur la route semblent sortis d'un film de Rob Zombie. Il faut survivre, et pour cela piller les quelques rares sources de nourriture encore existantes, des boites de conserve trouvées au hasard des bâtiments branlants qui émergent de la cendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème posé est celui du bien et du mal qui semble avoir triomphé. Le seul reste de bien étant cette cellule " père-fils" qui s'efforcent de conserver une règle de morale. Que trouveront t'ils au bout de la route ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble que ce qui marque les lecteurs de ce livre est sa "radicalité " d'écriture.  Mais je trouve qu'il s'agit d'une radicalité tempérée par beaucoup de sentimentalisme, Mc Carthy érige la paternité en valeur suprème du bien et de chaque péripétie, il cherche à nous tirer une petite larme sur l'amour filial. Le livre est très américain et brasse beaucoup de thèmes traditionnels. Il y a la religion, avec l'apocalypse, la bataille du bien contre le mal, le contact avec Dieu, il y a les mythes fondateurs américains, la marche vers la mer, la survie dans un environnement hostile, la conquète et la protection d'une parcelle de terre, la famille comme fondement moral, le thème de la catastrophe écologique finale provoquée par l'homme et une parabole de la société de consommation, l'homme errant avec un caddie dans un univers dépersonnalisé. Et ça évoque aussi Mad Max.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La narration est fondée sur des dialogues minimaux et un système de répétition des situations, avec une variation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est intéressant à lire (et très vite lu), mais je ne trouve pas que cela justifie autant les dythirambes lues partout à son sujet. J'essaierai de lire Meridiens de sang du même auteur pour avoir une autre idée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3773704918007985432?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3773704918007985432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3773704918007985432' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3773704918007985432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3773704918007985432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/01/cormac-mc-carthy-la-route.html' title='Cormac Mc Carthy - La Route'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1715985727617669255</id><published>2008-01-05T11:07:00.000+01:00</published><updated>2008-01-05T13:38:04.139+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Jorge Luis Borges - L'Aleph</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.elresumen.com/libros/el_aleph.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.elresumen.com/libros/el_aleph.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre étonnnant et d'une lecture assez difficile, une quinzaine de nouvelles de Borges regroupées sous le titre l'Aleph.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de résumer, chaque nouvelle fonctionne à plusieurs niveaux. Borges situe ses personnages dans des univers gnostiques, dans lesquels le temps ne se déroule pas de façon linéaire et peut même être trafiqué. Les personnages évoluent parfois dans des dimensions parrallèles qui n'ont qu'une ressemblance illusoire avec notre univers, il joue sur la narration : réaliste, il s'efforce d'écrire l'indescriptible. Il joue avec les limites de l'écriture et du récit, il peut montrer l'impossibilité d'écrire à la première personne, s'amuse à introduire l'infini, des jeux de miroirs qui ne sont jamais exactement fidèles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le motif qui revient dans chaque nouvelle est le labyrinthe, soit qu'il s'agisse d'un labyrinthe physique, qui peut apparaître comme un clin d'oeil, soit le labyrinthe mental du personnage et son cheminement. Le labyrinthe peut être dépourvu de murs comme un désert de sable, ou bien être celui du roi Minos vu par les yeux de son occupant, il y a des labyrinthes construits pour perdre les autres, et certains qui sont construits pour se perdre soi même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte n'est pas si hermétique, chaque nouvelle a une conclusion claire et surprenante. Le livre peut se lire comme un roman de science fiction, à chaque fois déroutant, qui se situerait dans l'antiquité grecque, l'orient médiéval, des rives d'Irlande ou des maisons bourgeoises argentines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une immense réussite dans un genre qui n'appartient qu'à Borges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.booktroc.com/images_dvd/2/217032_96668_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px;" src="http://www.booktroc.com/images_dvd/2/217032_96668_2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1715985727617669255?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1715985727617669255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1715985727617669255' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1715985727617669255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1715985727617669255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2008/01/jorge-luis-borges-laleph.html' title='Jorge Luis Borges - L&apos;Aleph'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4049781918653168829</id><published>2007-12-22T03:28:00.000+01:00</published><updated>2007-12-25T10:23:18.668+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Wagner - Tannhäuser - Opéra Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.altamusica.com/wpic/tannhauser_bastille.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.altamusica.com/wpic/tannhauser_bastille.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dernière soirée d'opéra de 2007 aura peut-être été la plus réussie. Tannhäuser donné à l'Opéra de Paris, sous la direction de Seiji Ozawa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tannhäuser : Stephen Gould&lt;br /&gt;Wolfram von Eschenbach : Matthias Goerne&lt;br /&gt;Elisabeth : Eva-Maria Westbroek&lt;br /&gt;Venus : Béatrice Uria-Monzon&lt;br /&gt;Hermann : Franz Josef Selig&lt;br /&gt;Walther von der Vogelweide : Michael König&lt;br /&gt;Biterolf : Ralf Lukas&lt;br /&gt;Reinmar von Zweter : Wojtek Smilek&lt;br /&gt;Heinrich der Schreiber : Andreas Conrad&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret de Wagner est un composite de légendes médiévales assaisonné de considérations sur le mysticisme, l'art, le salut, l'amour et l'érotisme. Ca me paraît très daté et la mise en scène de Robert Carsen abandonne les chevaliers-pélerins-chanteurs pour des peintres confrontés au jugement critique. Il est ainsi fait écho aux conditions des représentations parisiennes de Tannhäuser de 1859 interrompues par une cabale pro-française contre la "musique de l'avenir" comme la définnissait Wagner, sous le prétexte que le ballet obligatoire dans un opéra français était placé au premier acte et non au second. Ces péripéties ont donné lieu aux fameux articles enflammés de Charles Baudelaire pour la défense de Wagner, et je pense que c'est de ces circonstances qu'ont commencé à se développer les images de Wagner " compositeur boche" pour les uns, et en parallèle de Wagner artiste d'avant-garde incompris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yCpfxmVXI/AAAAAAAAANU/VemF0zwjhyc/s1600-h/goerne.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yCpfxmVXI/AAAAAAAAANU/VemF0zwjhyc/s200/goerne.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146632123593414002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matthaus Goerne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce mythe de l'artiste maudit qu'illustre Robert Carsen. Dans le premier acte, plus qu'au Venusberg, on se trouve dans le processus créatif de Tannhäuser. On ne distingue pas ses fantasmes de la réalité, l'action se situe probablement dans l'atelier de l'artiste, qui s'est reclus avec son imagination pour élaborarer sa grande oeuvre, ce tableau mystérieux qui semble révolutionner la peinture et qui a pour sujet l'amour ou Vénus nue - qui ici n'existe pas mais est une Elisabeth, sa fiancée, fantasmée. Il souhaite mettre un terme à cet ermitage pour retrouver la compagnie des hommes, ici les pélerins. (Oui, Carsen ne semble pas s'être passionné pour cette histoire de pélerine et de bâton du Pape qui refleurit, il semble attendre l'indulgennce du public au sujet d'une partie du livret de Wagner qui tombe un peu à plat).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au monde réel dans le deuxième acte, on assiste au vernissage de plusieurs jeunes peintres d'avant garde, dont Tannhäuser. Tous les chanteurs entrent par la salle. Elisabeth vibre pour son héros, mais le tableau de celui-ci choque les critiques bourgeois par son avant-gardisme (" il a visité le Vénusberg") alors qu'Elisabeth est la seule à faire la démarche de le comprendre, trouvant sans doute dans le tableau un écho d'elle-même. La transposition de concours de chant en concours de peinture fonctionne très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yGU_xmVcI/AAAAAAAAAN8/s_WQFu7Xm7s/s1600-h/robert_carsen.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yGU_xmVcI/AAAAAAAAAN8/s_WQFu7Xm7s/s200/robert_carsen.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146636169452606914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Robert Carsen&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dans le troisième acte, on comprend que Wolfram et Tannhäuser ne font qu'un : Tannhäuser est le créateur génial qui refuse de faire des compromis, alors que Wolfram est le faiseur habile qui caresse le public dans le sens du poil. Ils semblent se réconcilier, là dessus c'est un peu confus, Elisabeth meurt parce que Tannhäuser n'est pas dans les rangs des pélerins qui reviennent de Rome, mais meurt-elle vraiment ou fait-elle sa synthèse avec Vénus ? Pour finir, l'art de Tannhaüser est accepté et le tableau révolutionnaire - qu on ne verra jamais - est exposé avec les oeuvres de ses contemporains, Tannhäuser devient artiste reconnu, donc mort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yC2fxmVZI/AAAAAAAAANk/-ftYgPq6zco/s1600-h/gould.stephen.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yC2fxmVZI/AAAAAAAAANk/-ftYgPq6zco/s200/gould.stephen.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146632346931713426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Stephen Gould&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éclairages sont superbes, les costumes très élégants, et la mise en scène de Carsen ajoute des traits d'humour qui enlèvent un peu de solennité à cet opéra qui est quand même un terrible bric-à-brac pompeux comme seul Wagner savait les concevoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yDOvxmVbI/AAAAAAAAAN0/daeOiAEHegA/s1600-h/beatrice_uria_monzon.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yDOvxmVbI/AAAAAAAAAN0/daeOiAEHegA/s200/beatrice_uria_monzon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146632763543541170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Béatrice Uria-Monzon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la fête est surtout musicale. L'orchestre de l'opéra devient virtuose avec Seiji Ozawa, qui a choisi une vision très raffinée de la musique, très peu d'effets de pompe, tout en clarté et en lisibilité. Je crois que certains auraient préféré une lecture plus spectaculaire, mais je crois que le choix de Seiji Ozawa est celui qui met le mieux en valeur la musique, très belle, de cet opéra qui n'est pas encore réellement un opéra de la maturité de Wagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur scène, le niveau de chant est extraoridinaire, en particulier Matthaus Goerne, peut-être ce que j'ai jamais entendu de mieux sur une scène d'opéra (bon, d'accord, j'en ai pas entendu tant que cela, mais quand même, voilà. Eva Maria Westrbroek est une Elisabeth géniale, voix très belle et impliquée sur scène. Ce n'est pas la caractéristique la plus intéressante de sa prestation, mais quand même : elle a une  puissance incroyable ! Dans les ensembles du second acte, alors que les choeurs de l'Opéra hurlaient ensemble avec l'orchestre à son plus haut volume sonore de la soirée, elle les couvre sans aucune difficulté avec un chant très nuancé et subtil, ce qui veut dire qu'elle doit encore avoir de la réserve de puissance sous le pied ! Hallucinant à entendre. Stephen Gould est génial dans le rôle titre, et assez bon acteur. Il rend sa ligne de chant passionnante du début à la fin. Trois chanteurs qui se soucient de la musique et ne cherchent pas à faire un étalage vocal et le tout au plus haut niveau, c'est le bonheur ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yCwfxmVYI/AAAAAAAAANc/Y4x8CyUAwi0/s1600-h/Westbroek.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yCwfxmVYI/AAAAAAAAANc/Y4x8CyUAwi0/s200/Westbroek.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146632243852498306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Eva-Maria Westbroek&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les reste de la distribution est très bon, il n'y a pas de point faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà, que dire d'autre ? Si, courez-y, il ne reste plus que 3 représentations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yC7_xmVaI/AAAAAAAAANs/2n6pT7X4syY/s1600-h/ozawa.seiji.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yC7_xmVaI/AAAAAAAAANs/2n6pT7X4syY/s200/ozawa.seiji.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146632441420993954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Seiji Ozawa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.music.co.jp/classicnews/c-news/image/2007/03/070312-5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.music.co.jp/classicnews/c-news/image/2007/03/070312-5.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.music.co.jp/classicnews/c-news/image/2007/03/070312-7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.music.co.jp/classicnews/c-news/image/2007/03/070312-7.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.music.co.jp/classicnews/c-news/image/2007/03/070312-17.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.music.co.jp/classicnews/c-news/image/2007/03/070312-17.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4049781918653168829?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4049781918653168829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4049781918653168829' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4049781918653168829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4049781918653168829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/12/wagner-tannhuser-opra-bastille.html' title='Wagner - Tannhäuser - Opéra Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2yCpfxmVXI/AAAAAAAAANU/VemF0zwjhyc/s72-c/goerne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-5464239939181527885</id><published>2007-12-20T17:21:00.000+01:00</published><updated>2007-12-21T15:20:55.433+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Schumann - Die Paradies und die Peri - Simon Rattle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2qg-PxmVWI/AAAAAAAAANM/aIQam9xIJZQ/s1600-h/medium_ange.3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2qg-PxmVWI/AAAAAAAAANM/aIQam9xIJZQ/s320/medium_ange.3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146102515471111522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Etant donné le côté très snob de mes derniers messages (les trucs où je trouve que Spinosi il est Ludwig-Pâteux et les Deschiens statiques), je vais retrouver un ton un peu plus Lou Ravi pour cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allé au Théâtre des Champs Elysées le 8 décembre écouter quelque chose que je ne connais quasiment pas : un oratorio romantique allemand, le " Paradis et la Péri " de Robert Schumann, Simon Rattle dirigeait The Orchestra of the Age of Enlightenment, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sally Matthews, La Péri   &lt;br /&gt;Kate Royal, Une jeune fille &lt;br /&gt;Bernarda Fink, L’ange&lt;br /&gt;Mark Padmore, Le Narrateur&lt;br /&gt;Andrew Staples, Un jeune homme&lt;br /&gt;David Wilson-Johnson, Un homme, Gazna &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte choisi est très curieux, un texte classique persan, je me demande comment un romantique allemand en est arrivé à ce sujet pour un oratorio. L'histoire d'une Péri, ex-démon-ange déchu qui cherche à entrer au Paradis, mais est arrétée par un ange qui lui dit que les portes ne s'ouvriront quàç la condition qu'elle apporte un cadeau qui compte. La Péri part dans diverses aventures chercher ce cadeau, et ramène divers objets trouvés dans l'espoir de voir s'ouvrir les portes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon Rattle cherche à aérer l'orchestration un peu compacte de Schumann, et c'était génial. Vive les orchestres d'instruments d'époque quand c'est de ce niveau là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chanteurs sont très bons, peut-être que tout cela est trop bien fait, qu'il faudrait un peu de chaos ? Mais il est question d'Anges et de Paradis... En faire trop serait une erreur (en fait je n'ai jamais compris comment il fallait chanter la musique religieuse), et là c'est vraiment splendide !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi ressemble un oratorio de Schumann alors ? A un oratorio romantique allemand (ahah je vous ai bien eus) , avec grands choeurs, orchestre et solistes. C'est vraiment très beau, et très théâtral. On ne s'ennuie pas une minute dans cette Péri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter donc, encore un répertoire à découvrir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nota : suite à une enquète ardue, une Péri serait en fait la fille d'un ange déchu et d'une mortelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-5464239939181527885?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/5464239939181527885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=5464239939181527885' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/5464239939181527885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/5464239939181527885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/12/schumann-die-paradies-und-die-peri.html' title='Schumann - Die Paradies und die Peri - Simon Rattle'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2qg-PxmVWI/AAAAAAAAANM/aIQam9xIJZQ/s72-c/medium_ange.3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3580536810387130413</id><published>2007-12-20T01:57:00.000+01:00</published><updated>2007-12-20T14:36:04.458+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Haendel - Alcina - Opéra Garnier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2nLpPxmVUI/AAAAAAAAAM8/C4b9o2e2tfc/s1600-h/alcinacover.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2nLpPxmVUI/AAAAAAAAAM8/C4b9o2e2tfc/s320/alcinacover.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145867958717142338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La saison denière, j'avais vu l'Alcina bizarroïde du CNSM, je me suis décidé à la dernière minute pour aller voir celle de l'Opéra de Paris, un peu rétif sans que je puisse dire pourquoi. Le 19 décembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alcina : Inga Kalna&lt;br /&gt;Ruggiero : Anna Radziejewska&lt;br /&gt;Morgana : Olga Pasichnyk&lt;br /&gt;Bradamante : Sonia Prina&lt;br /&gt;Oronte : Xavier Mas&lt;br /&gt;Melisso : François Lis&lt;br /&gt;Oberto : Judith Gauthier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, j'ai passé une très bonne soirée, Alcina est un des plus beaux opéras jamais écrits, et il fonctione toujours bien même totalement râté (c'est sympa les opéras comme ça). Et ce soir, c'était loind 'être totalement râté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène de Carsen est assez belle, décor sobre de palace/chateau/maison bourgeoise qui donne sur un jardin enchanté en fond de décor. Transposition psychanalytique de la trame. Alcina est une grande bourgeoise névrosée, Morgana, sa soeur, devient sa soubrette, Oronte, le chef militaire d'Alcina devient un genre de majordome. Les autres personnages sont moins définis. Les hommes prisonnier d'Alcina sont sur scène un groupe déshumanisés, tantôt immobiles, allongés, dans des mouvements inquiétants. C'est cette masse de figurants qui fonctionne le mieux dans cette mise en scène, et qui réintroduit la magie voulue par Haendel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas mal de modifications dans la trame. Alcina meurt à la fin, tout est psychologique au lieu d'être un théâtre de passions "baroque". C'est beau visuellement, la mayonnaise prend ce soir en grande partie par l'investissement des chanteurs, mention spéciale à ce sujet à Olga Pasichnyk qui rend crédible son personnage de soubrette par une espèce de grâce virevoltante, et Anna Radziejewzska qui anime un personnage que Robert Carsen a oublié de définir. Mais je pense qu'une mise en scène serait possible qui modifie moins le livret original, ou au moins en dénature moins l'esprit "opéra seria".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais petit, ma grand mêre parlait d'orchestres Ludwig-pâteux pour décrire l'orchestre de l'ORTF dans sa prestation télévisuelle dominicale, avec des instrumentistes apparemment sous valium qui jouaient plus ou moins ensemble la danse macabre de Saint-Saens (sauf les cornistes qui jouaient l'ouverture de Carmen parce qu'ils avaient oublié la bonne partition) dans un son opaque et amorphe, face à un Jean Martinon agitant les bras avec un air bonhomme. J'ai gardé de ses descriptions cette expression de Ludwig-pâteux pour décrire cet espèce de son lourd et brumeux qui caractérisait beaucoup d'orchestres de cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement " baroqueux " dans les années 1970-1980 est censé avoir révolutionné cette approche, avec des effectifs plus faibles, des orchestres plus nerveux sur des instruments dit d'époque, un son plus clair, une attention à chaque détail et le souci de le faire ressortir. Or, il me semble que depuis quelques années, on a recréé chez certains orchestres baroqueux le son " Ludwig pâteux". Franchement, j'ai trouvé l'ensemble Matheus de Jean-Christophe Spinozi un peu moyen, à l'exception de la claveciniste - organiste (?) chargée des récitatifs, et qui a assuré, aidant même pas mal à animer ces passages. (? =&gt; Oui, elle a à côté de son clavecin un genre de bidule qui sert à faire de la basse continue genre " pwooouuum ! pwwooouuum !" et qui ressemble un peu à un orgue. Je me demande même si cet engin de mort n'est pas amplifié et destiné à gonfler un peu le son très malingre de l'ensemble)  Le son de l'orchestre est comme étouffé, rien ne ressort. Les solistes sont très moyens, violoncelle appliqué mais boarf, franchement (ou alors je deviens super snob ? argh ! ) sur le solo accompagnant Olga Pasichnyk, il a bien fallu attendre 3 minutes pour que vienne la première note juste, alors que la chanteuse a tenu sa justesse du début à la fin, héroïquement quand on est accompagné comme cela. Le pire est quand même Spinosi se mettant lui même au violon pour accompagner les chanteurs : on dirait un crin-crin de bal populaire, avec crissements et distribution de pains. Est-ce que cela aurait vraiment été un drame pour son ego que ce soit le premier violon qui se charge de ces accompagnements ? Sans être un adepte des prestations instrumentales immaculées, il y a des limites à tout. En fait, ça y est ! Je suis devenu snob. Pour me racheter, je ne peux qu'admettre que les cors naturels étaient irréprochables, alors que dans ce genre d'orchestre le crime vient souvent de ces cuivres sur instruments d'époque. Comme quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le vrai souci vient de la tendance de Spinosi à vouloir " élégiaser" (ça se dit ? ) tous les airs. Du coup, les tempos sont toujours un peu lambins, sans contrastes violents, alors que je crois que c'est indispensable chez Haendel. Ouin ! Je veux entendre un Marc Minkowski ou un René Jacobs dans Alcina...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2nLwvxmVVI/AAAAAAAAANE/-FoKWtxp0QM/s1600-h/Inga_Kalna.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2nLwvxmVVI/AAAAAAAAANE/-FoKWtxp0QM/s200/Inga_Kalna.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145868087566161234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Inga Kalna&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, j'ai trouvé les chanteurs très bons, bons acteurs. L'Alcina d'Inga Kalna est très touchante, sans aucune affectation, j'ai bien aimé également Judith Gautier (dans un petit rôle), Olga Pasichnyk et Anna Radziejewzska. Dans l'ensemble c'est homogène et en style - incroyables vocalises dans ces opéras de Haendel ! Et comme ils sont d'un niveau homogène, il se créé un phénomène de troupe, ils jouent tous bien ensemble. Il y a entente sur scène, cela se voit, et cela leur permet d'animer le théâtre et de créer de l'émotion et de la tension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les chanteurs qui ont tenu ce spectacle de bout en bout et c'est Spinosi qui vient se faire acclamer sur scène, j'ai été frappé par l'ovation à laquelle il a eu droit par rapport aux chanteurs. Simplement parce qu'il est un peu médiatique et eux pas du tout ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Place à 10 euros, tout en haut, c'est sympa, j'avais une bonne vue sur la scène et je n'avais jamais été aussi près du splendide plafond de Marc Chagall - que je me suis amusé à photographier à l'entracte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3580536810387130413?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3580536810387130413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3580536810387130413' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3580536810387130413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3580536810387130413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/12/haendel-alcina-opra-garnier.html' title='Haendel - Alcina - Opéra Garnier'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2nLpPxmVUI/AAAAAAAAAM8/C4b9o2e2tfc/s72-c/alcinacover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-17935343094736232</id><published>2007-12-17T19:25:00.000+01:00</published><updated>2007-12-18T15:23:11.178+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Chabrier - L'étoile - Opéra Comique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bMiPxmVRI/AAAAAAAAAMk/1ZwtKsMcBW8/s1600-h/opera_comique.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bMiPxmVRI/AAAAAAAAAMk/1ZwtKsMcBW8/s320/opera_comique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145024513039553810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'opéra comique change de direction, Jérôme Deschamps et Masha Makeieff remplacent Jérôme Savary, voient le thâtre de la salle Favart rénové et son budget considérablement augmenté. C'est un mini-évènement, le premier spectacle destiné à frapper les esprits est L'Etoile, de Chabrier, considéré comme un chef d'oeuvre méconnu du répertoire lyrique français de la seconde partie du XIX ème siècle. La mise en scène est assurée par Deschamps-Makeieff en personne, John Eliot Gardiner avec l'Orchestre révolutionnaire et romantique et le Monteverdi Choir assurent la musique, une jolie distribution de voix légères. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et finalement, cette Etoile n'est peut-être pas le spectacle idéal pour cette réouverture. Comparé aux oeuvres comiques d'Offenbach, fondées sur de la grosse farce avec une écriture musicale hyper-efficace, l'Etoile est une oeuvre d'une grande fragilité, et je me demande si une partie du public présent lors de ce premier spectacle n'en attendait pas plein la vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'univers de Chabrier est plus une folie douce, poétique avec des personnages absurdes qui semblent évoluer dans un univers extraterrestre mais étrangement familier. J'ai lu que cela pouvait être vu comme du pré-dadaïsme, et je crois que c'est assez juste. Tout est décalé, comme on a tendance à dire pour un peu tout aujourd'hui, mais ici l'expression colle bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un jeu permanent avec les codes théâtraux et des clins d'oeil à diverses oeuvres du répertoire accompagnés de parodies musicales. D'ailleurs, c'est une des difficultés de la vision de cette oeuvre aujourd'hui, la plupart du répertoire d'opéra français du XIXème ayant été justement ou injustement mis dans les tiroirs, la compréhension de ces références nécessite une certaine érudition. J'aurais sans doute dû me documenter un peu plus avant, mais je ne m'étais pas méfié, je croyais que l'Etoile ce serait juste un peu bébête. Je crois avoir repéré du Meyerbeer, probablement du Rossini, du Offenbach certainement, du Wagner paraît-il... et certainement beaucoup d'autres choses cachées dans la musique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la découverte, quelques très jolis airs, et l'Orchestre révolutionnaire et romantique, d'une grande clarté, faisait sonner cette musique un peu comme du Bizet bien écrit - ou du Saint Saens. A noter, le niveau absolument hallucinant du Monteverdi Choir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène Deschamps/Makeieff jouait aussi avec les conventions théâtrales, ne dissimulant pas les machineries et l'envers des décors, mettant sur scène ces machine bizarres qui fait leur style (la tour de l'astronome, la machine à empaler), un chef de la police muet parlant, un jeu d'acteurs qui évoque un peu le théâtre populaire début de siècle, avec titis parisiens mais aussi un peu Jacques Tati.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2eaxPxmVTI/AAAAAAAAAM0/jYbBJ4cVXWo/s1600-h/operacomique_etoile2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2eaxPxmVTI/AAAAAAAAAM0/jYbBJ4cVXWo/s320/operacomique_etoile2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145251270132913458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant le résultat paraît un peu statique, on s'attendrait à un peu plus de fantaisie. Peut-être aussi que la nouvelle direction se trouve t'elle confrontée à cette difficulté : partant presque de zéro, elle doit tout improviser et mettre sur pied des mises en scènes/décors fonctionnels qui devront être stockés pour assurer une rotation des spectacles dans le futur,  quand la machine opéra comique aura pris son rythme de croisière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le public de ce dimanche 16 décembre, le chef français Marc Minkowski, j'aurais aimé par curiosité connaître son avis, lui qui est spécialiste de ce type de répertoire et qui préfère jouer Offenbach sur instruments modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, la saison de l'Opréa comique s'annonce passionnante, avec dans la foulée une tragédie lyrique de Lully, " Cadmus et Hermione", le premier opéra français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2eap_xmVSI/AAAAAAAAAMs/9uH_8yGXtdk/s1600-h/operacomique_etoile1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2eap_xmVSI/AAAAAAAAAMs/9uH_8yGXtdk/s320/operacomique_etoile1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145251145578861858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le public : c'est amusant, le nouveau public de l'Opéra comique ressemble furieusement à celui du théâtre des Champs Elysées, curieux de conquérir un nouveau territoire après le départ de ce Savary inquiétant et peu fréquentable. A voir, forces manteaux en visons et sacs Vuitton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, sur la salle elle-même, son acoustique est très bonne, la meilleure de ce type d'Opéra à Paris, à mon humble avis. C'est une petite salle, assez confortable. Les places à 6 euros ne sont pas mal du tout (selon mes critères un peu spartiates), bon à savoir, d'autant qu'au guichet ils semblent avoir des scrupules à les vendre. Donc de possibles dernière minutes en perspective...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-17935343094736232?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/17935343094736232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=17935343094736232' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/17935343094736232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/17935343094736232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/12/chabrier-ltoile-opra-comique.html' title='Chabrier - L&apos;étoile - Opéra Comique'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bMiPxmVRI/AAAAAAAAAMk/1ZwtKsMcBW8/s72-c/opera_comique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-588294783886919380</id><published>2007-11-20T23:36:00.000+01:00</published><updated>2007-12-17T20:19:59.833+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Traviata - Verdi - Marthaler, le retour</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7d/Traviata.jpg/800px-Traviata.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7d/Traviata.jpg/800px-Traviata.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'étais déjà allé voir cette production de la Traviata au Palais Garnier la saison passée, deux fois avec Christine Schäfer et Natalia Kobalova dans le rôle de Violetta Valery, Jonas Kaufmann et son allure de latin lover dans le rôle d'Alfredo et José van Dam dans le rôle de Germont. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en avais parlé &lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/verdi-batille-et-garnier-la-mortiers.html"&gt;ici &lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebelote cette année, cette fois j'ai accompagné des amis pour revoir cette production, cette fois encore avec Christine Schäfer, mais Stefano Secco a remplacé Jonas Kaufmann, José van Dam est toujours là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sujet de ce dernier, il paraît ressucité, j'ai été très heureux de le revoir dans une forme convenable après une prestation triste la saison dernière, indigne de l'immense chanteur qu'il a été et du très grand musicien qu'il est toujours. Stefano Secco est également très bien, même s'il n'a pas la présence scénique de Jonas Kaufmann, il dénote d'ailleurs un peu par son allure dans cette Traviata très punk-rock (censément faire référence à Edith Piaf, mais Christine Schäfer déplace un peu le propos).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bLmPxmVPI/AAAAAAAAAMU/RkdXz8aWkww/s1600-h/TRAVIATA-ACTE3b.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bLmPxmVPI/AAAAAAAAAMU/RkdXz8aWkww/s200/TRAVIATA-ACTE3b.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145023482247402738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La star de la soirée est Christine Schäfer, Traviata-enfant, très touchante. En difficulté dans l'acte I, elle fait dans les actes II et III une des plus belles prestations théâtrales que j'aie jamais vu, avec un chant magnifique dans lequel elle ultilise toute sa très grande palette d'expressions. C'est vrai que la voix est légère, ingrate, limitée pour un amateur de voix lyriques puissantes, mais quelle classe et quel intensité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la mise en scène, elle fonctionne toujours aussi bien grâce à une très bonne direction d'acteurs, mais je n'ai toujours pas compris toutes ses intentions, je dois être particulièrement bouché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bL0vxmVQI/AAAAAAAAAMc/dMXNjhDhU5I/s1600-h/TRAVIATA-ACTE1b.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bL0vxmVQI/AAAAAAAAAMc/dMXNjhDhU5I/s200/TRAVIATA-ACTE1b.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145023731355505922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-588294783886919380?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/588294783886919380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=588294783886919380' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/588294783886919380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/588294783886919380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/11/traviata-verdi-marthaler-le-retour.html' title='Traviata - Verdi - Marthaler, le retour'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/R2bLmPxmVPI/AAAAAAAAAMU/RkdXz8aWkww/s72-c/TRAVIATA-ACTE3b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2406547198947499997</id><published>2007-11-20T21:22:00.000+01:00</published><updated>2007-11-22T13:12:21.516+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Tosca - Puccini - Opéra Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0708/FS/1146.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0708/FS/1146.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après la Traviata, l'opéra considéré comme le plus "public" est certainement Tosca de Puccini, et l'opéra de Paris programmait les 2 simultanément cette saison. Cette tentative de faire quelques salles bien remplies sans difficultés a mal tourné en raison des grèves d'octobre et de novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Tosca était présentée dans une ancienne mise en scène de Werner Schroeter, littérale comme on n'en a plus beaucoup l'habitude à Paris, et d'un littéral pas très inspiré avec des costumes franchement laids et un décor pas si horrible mais bof. Le gros point  faible est l'absence apparente de direction d'acteurs, excepté un cérémonial de chandeliers bien confus en fin d'acte II, et une histoire d'homosexualité nécrophile entre soldats en début d'acte III, mais mimée et pas limpide du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai profité des places à 5 euros pour vois deux fois cete production avec les deux castings proposés : Sylvie Valayre, Marcus Haddock et Samuel Ramey, puis Catherine Naglestad, Vladimir Galouzine et Franck Ferrari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mise en scène aussi tristounette fait regretter les interventions alla Marthaler ou Haneke, ici c'est rantanplan au possible, il ne se passe rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tel point qu'il s'est passé entre les deux représentations une chose étrange : suite à un mouvement de grève, la représentation par le casting Naglestad s'est déroulée sans décors, l'immense scène de Bastille noire et vide. Et cette représentation était bien plus animée et théatrale que la production "normale" avec décors. Et je ne dis pas cela pour plaisanter, c'est la pure vérité. Je me demande ce qui a pu provoquer une telle contradition, peut être simplement la volonté des chanteurs de faire au mieux et d'offrir au public un spectacle qui tienne la route, en tout cas leur engagement était total dans cette mise en scène nue, et ils faisaient vivre la pièce un schtouilla grandiloquente de Victorien Sardou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième acte était hypnotique, avec les seuls deux héros sur scène, mimant l'action et la présence d'autres figurants sans jamais être ridicules. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tosca fonctionne bien dans une certaine abstraction, et n'a pas besoin de commentaires lourdingues. A propos, qu'est ce que l'immense truc hideux qui ressemble à un ange géant dans une pose lyrique et qui sort de la scène à la fin ? Une allégorie de la liberté ou quelque chose du genre ? C'était à la mode au début des années 1990 quand cette mise en scène a été conçue ? En tout cas beurk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ces deux castings, la personnalité qui se détache est Catherine Naglestad, très humaine dans le rôle de Floria Tosca. Ensuite le Mario le plus convaincant et le plus musical était sans doute Marcus Haddock, et le Scarpia le plus malsain sur scène Samuel Ramey, avec de beaux restes de sa gloire passée. Il serait injuste de dire que les autres chanteurs étaient mauvais, au contraire, ce qui était remarquable dans cette production est l'homogénéïté de l'ensemble. Sylvie Valayre actrice moyenne, Vladimir Galouzine un peu lourd dans son chant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De belles soirées d'opéra.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2406547198947499997?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2406547198947499997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2406547198947499997' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2406547198947499997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2406547198947499997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/11/tosca-puccini-opra-bastille.html' title='Tosca - Puccini - Opéra Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4644192972845020137</id><published>2007-11-20T19:56:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T21:20:21.160+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Electro'/><title type='text'>Air au Zenith - 19 novembre 2007</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://emob.fr/dotclear/images/fevrier2007/air_pocket_symphony.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://emob.fr/dotclear/images/fevrier2007/air_pocket_symphony.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien, je n'y connais pas grand chose en techno, et pourtant j'ai assisté en deux fois en mois d'un an au concert du même groupe, Air, autour du même album, Pocket Symphony.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois honteusement avouer que j'ai profité de la grève pour avoir à la dernière minute des places, habitant près du Zenith en question ce ne fut point difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais mitigé la première fois, je suis aussi mitigé la seconde fois mais je crois que j'ai des idées plus précises. Il y a du très bon de Air sur scène et du très mauvais, et ils devraient faire attention car le très mauvais pourrait leur couter cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/air-la-cigale.html"&gt;Précedent avis sur le concert de la Cigale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le très bon est l'attention qu'ils portent à leur musique, sans le moindre effet scénique, le travail énorme concentré sur d'anciens titres. Le groupe est productif, et n'est pas en manque de choses à proposer au public, ils sont rodés à leur technique et ils le montrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'est ce qui ne va pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le corrolaire de tout cela. Hier soir, plus encore que la première fois je n'ai pas assisté à un concert autour de leur dernier album, mais à un best-of. Tous les albums ont été passés en revue, à chaque fois on a eu droit à un ou deux titres de chaque album, avec les incontournables Sexy-Boy et Kelly watch the stars, sans lesquels il semble qu'un concert de Air ne serait pas un concert de Air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sono du Zenith est beaucoup plus précise et claire que celle de la Cigale qui ne restituait qu'un magma sonore informe et déséquilibré, dont la principale victime avait été une Charlotte Gainsbourg rendue aphone. Une sono beaucoup plus puissante aussi, qui permet au public de se lâcher un peu plus et à Air de faire des effets sonores dignes d'un vrai concert de musique électronique, le final était étonnant avec des incroyables masses sonores qui se déplaçaient dans la salle, en jouant sur des effets de spatialisation acoustique. Complètement ahurissant, l'impression que sur scène des magiciens nous faisaient entendre ce qu'ils voulaient qu'on entende puis le contraire la minute d'après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moins de Air sur scène sont nombreux. Le premier est leur rigidité. Ce ne sont pas des bêtes de scène, mais vraiment pas. Quelques phrases lâchés, la quasi-totalité des interventions sont des " Merci. Merci beaucoup." à la limite du coincé. Les tentatives de se lâcher sont assez pathétiques, comme le " Vous aimez les slows ? " posé comme une question de trigonométrie, et enchaîné avec " Ce titre est un de mes slows préférés du dernier album", énoncé comme un exposé powerpoint sur l'évolution de la vente de tondeuses à gazon en picardie entre 2003 et 2006. Pire, le " Vous êtes tous très sexy" lancé avant le " Sexy Boy" mais toujours aussi scolaire. Ce sont des garçons de bonne familles versaillaises, on ne se refait pas. Il n'y a pas de grande école de formation de rock-stars, c'est bien dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le vrai gros souci est l'absence de générosité. Les membres de Air pourraient compenser leur coincitude scénique en donnant des concerts-fleuves. Pas du tout, c'est le minimum syndical. Chaque concert dure 70 minutes, pas plus, pas moins. Qu'il y ait des guest-stars (comme à la Cigale) ou qu'il n'y en ait pas (comme au Zenith). Je pensais avoir ce sentiment pour cause de sortie intensive dans des concerts classiques et à l'opéra, où les chanteurs se livrent totalement sur scène et pour des durées de plusieurs heures, mais non. Un rapide tour d'horizon sur des forums de musique électronique m'a confirmé dans mon impression. Air est en train de se faire une réputation de merde sur scène, et la tournée en cours accumule les dates annulées. Le pire semblant être un concert au château de Versailles (chez papa-maman donc) qui a viré à la catastrophe cet été, le concert sous la pluie n'a duré que 2 titres sans excuses des membres du groupe, la seule compensation ayant été une offre de 15 euros (moitié prix) pour le concert du Zenith. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, un concert de Air est passionnant et c'est plus que &lt;strike&gt;de la musique d'ascensceur &lt;/strike&gt; de la lounge music, c'est planant et plein d'intensité, atmosphérique, et il est évident qu'en dépit de l'attitude apparemment nonchalante de musiciens qui ne donnent pas grand chose sur scène, c'est très travaillé et retravaillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne reste plus qu'à trouver la formule qui marche, et de faire prendre la mayonnaise. Car je pense que la crédibilité et l'avenir du groupe est en jeu. En même temps, la crédibilité scénique d'un groupe de musique électronique, hein...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4644192972845020137?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4644192972845020137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4644192972845020137' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4644192972845020137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4644192972845020137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/11/air-au-zenith-19-novembre-2007.html' title='Air au Zenith - 19 novembre 2007'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-6766189572008867004</id><published>2007-11-20T12:21:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T13:54:59.079+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Ariane et Barbe Bleue - Dukas - Maeterlinck - Opera Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0708/FS/372.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0708/FS/372.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle saison de l'Opéra Bastille est maintenant bien entamée, avec un peu de recul (qui a dit inactivité ?) je vais pouvoir donner quelques impressions à froid sur les première productions... Je réalise que ce début de saison a été particulièrement intense de mon côté, de spectateur occasionnel d'opéra je semble en passe de passer dans la catégorie des habitués - j'ai réalisé mon nouveau statut quand une des guichetières m'a demandé ce que j'avais pensé d'un spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule production d'opéra que j'ai dû manquer pour l'instant est l'Elixir d'Amour de Donizetti, à tort ou à raison, mes progrès en opéras italiens sont encore un peu timides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc vu deux fois Ariane et Barbe Bleue de Paul Dukas dans une production d'Anna Wiebrock, une membre du Christian Marthaler fan club et qui signait ici sa première production parisienne. Une production très typique de l'ère Gérard Mortier, dans le meilleur et dans le pire. Ici, je suis très mitigé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret semble ici avoir été examiné à la loupe pour pouvoir y plaquer avec le plus d'efficacité possible des thèmes préconçus, et faire d'Ariane une héroïne féministe et ambigüe dans un univers aliénant. La difficulté a été de comprendre la pièce à froid sans avoir potassé le livret auparavant, et de comprendre la trame et les idées quand la mise en scène est en contradiction, ou pire, sans aucun rapport avec l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ariane et sa fidèle assistante, dans un style très Tintin et son fidèle Milou, viennent pénétrer les secrets du château de Barbe Bleue au sujet duquel les pires rumeurs de meutres sanglants se répandent. Mais Ariane ne croit pas en ces rumeurs et est convaincue que les épouses de Barbe Bleue sont vivantes mais recluses contre leur gré, et elle est bien décidée à les libérer. Enfin arrivée dans le château hostile entouré de paysans séditieux mais apeurés, elle ne découvre que des salles vides mais qui regorgent de trésors féériques. De pièce en pièce, elle explore l'antre de Barbe Bleue, absent, et enfin, arrivant dans la dernière pièce elle voit l'entrée de la prison des épouses de Barbe Bleue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène d'Anna Viebrock transpose cette action intemporelle et située dans un univers symboliste et onirique dans un décor qui évoque un foyer pour femmes travailleuses d'Europe de l'Est, très délabré. Des cuisines, des bureaux étriqués, des buanderies, le tout meublé avec un style années 50 en mauvais état. Les trésors évoqués sont soit de vielles serpillères, soit des bijoux très tocs aux couleurs psychedéliques qui paraissent étranges dans un décor de formica en maronnasses et grisâtres. L'exploration est commentée par des videos du type videosurveillance sur un grand écran à droite de la scène. Cela pourrait fonctionner, mais cela ne fonctionne pas, à mon avis à cause de l'obstruction de l'immense scène de Bastille masquée par un enchèvêtrement de cloisons semi-ouvertes. Le labyrinthe d'Ariane a été bien pensé mais mal exécuté, en plus en retrait de plusieurs mêtres du bord de la scène. En clair, on ne voit rien. Pour couronner le tout, la direction d'acteur est assez lâche et malgré l'implication de Deborah Polaski en Ariane, le spectacle ne bouge que par intermittences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second acte est le moins réussi : surprise par le retour de Barbe Bleue, Ariane se retrouve enfermée dans un souterrain du château, dans lequel elle rencontre les femmes cloîtrées. Le groupe se constitue, et les présentations faites, elles décident de trouver une sortie. Les différentes femmes de Barbe Bleue se trouvent être les différentes héroïnes des textes de Maeterlinck, clin d'oeil qui amuse sans doute moins aujourd'hui qu'à la création de la pièce vu la relative désuétude de cet auteur. La traversée du souterrain, dans le même décor de bureaux délabrés qu'au premier acte, est difficile à suivre, la lumière a été baissée, on voit encore moins de choses qu'au premier acte. Jolis effets de lumière quand la sortie est enfin trouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième acte est le plus surprenant de la pièce. Les femmes invitées par Ariane a prendre leur liberté prennent peur, et décident de rester dans la sécurité de la captivité. Le retour terrifiant de Barbe Bleue et sa capture par les paysans en révolte n'y change rien, elles décident de le libérer, de la soigner et de se placer volontairement sous sa coupe. Ariane part seule, comprenant que les prisons matérielles sont faciles à ouvrir mais qu'elle ne peut rien contre les prisons mentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet acte se trouve toute la justification du dispositif scénique d'Anna Viebrock : les femmes sont entre la salariée et la femme au foyer, aliénées elle acceptent de se soumettre au pouvoir et à l'ordre social ambiant qui les aliène en même temps qu'il leur accorde la possibilité de se trouver une place, quand la liberté paraît une idée séduisante, mais une chose terrifiante en pratique. Ariane n'est pas épargnée, cette femme volontaire, presque hussarde, arrive bien arrogante pour donner des leçons sur une situation qu'elle ne connaît pas. Et quand Ariane quittela scène, les femmes se sont remises au travail dans leur cellules-atelier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/Polaski.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/Polaski.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chose la plus belle dans cet opéra est sa musique. Paul Dukas a écrit un partition aérienne, très variée, pleine de scintillements, élégante avec des splendides passages graves. Ca découle de Debussy, mais c'est très personnel. Le chant également est original, hybride de lyrisme et de parlé-chanté, magnifique. Ca doit passer pour un peu terme pour un habitué d'opéra italien, mais c'est très beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musicalement c'était un belle soirée. J'ai vu beaucoup de critiques très négatives sur la prestation de Deborah Polaski, mais je n'ai pas détesté du tout. Contrairement à ce qu'on a dit, son français est très compréhensible. La voix, celle d'une vétérane des rôles wagneriens, est totalement déglinguée avec un vibrato parfois énorme. J'ai trouvé ça beau, ça reste très musical. Pour les amateurs, il y a une chose qu'on ne peut pas lui retirer : il y a du décibel ! Ce qui n'est pas un luxe avec la direction un peu lourde de Cambreling. Heureusement la seconde fois à laquelle j'ai assisté à cette production, il avait un peu calmé son orchestre qui constituait un mur sonore lors de la première. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une curiosité de cette production : la présence de l'impressionnant baryton-basse jamaïcain Willard White pour chanter le très court rôle de Barbe Bleue, un luxe qui m'a paru inutile mais qui se justifiait par &lt;strike&gt;le copinage&lt;/strike&gt; le désir de Gérard Mortier que ce l'acteur dans le rôle de Barbe Bleue soit le même que celui qui assurait le rôle dans l'opéra de Bela Bartok lors de la précédente saison. Enfin, je ne vais quand même pas me plaindre qu'un rôle soit trop bien chanté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes de Barbe Bleue était d'un très bon biveau vocal, de même que la nourrice d'Ariane, Julian Juon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule prestation calamiteuse dans tout cela, celle des choeurs, qui semblent être un souci en ce moment à Paris, à tel point que Gérard Mortier à confessé qu'ils constituaient une donnée non négligeable dans la programmation, on ne peut pas leur demander des choses trop difficiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup aimé l'opéra, trop peu joué à mon avis, je suis un peu mitigé sur cette production, pas à cause de l'idée de transposition, mais sur la réalisation scénique de celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/white.willard.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/white.willard.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-6766189572008867004?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/6766189572008867004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=6766189572008867004' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6766189572008867004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/6766189572008867004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/11/ariane-et-barbe-bleue-dukas-maeterlinck.html' title='Ariane et Barbe Bleue - Dukas - Maeterlinck - Opera Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-240608214699607913</id><published>2007-10-10T22:17:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T13:29:59.020+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_28zyUqUeKoE/Rvd43mt91UI/AAAAAAAAAMQ/lgBmNXG2RNs/s1600/Jesse%2BJames.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_28zyUqUeKoE/Rvd43mt91UI/AAAAAAAAAMQ/lgBmNXG2RNs/s1600/Jesse%2BJames.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je vais faire une entrée dans ce blog sans idée précise de ce que je vais dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de grande nouveauté me direz-vous. Bande de mauvaises langues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film d'Andrew Dominik est très étrange, il m'a fasciné par certains côtés, et déçu par d'autres. Ce n'est que le second film de ce réalisateur australien, j'ai eu l'impression d'un film qui aurait dû être un film alternatif, et qui s'efforce d'être un film de studio sans y parvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impression qui s'en dégage pour finir est celle d'un film qui n'obéit à aucune règle prédéfinie, est maladroit mais d'une très grande intelligence. Avec des images magnifiques, tout est rythmé comme une marche funèbre, car comme quand on va voir un film sur le Titanic, on sait comment se termine l'histoire de Jesse James.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant le ton est ici iconoclaste. Jesse James apparaît bien peu héroïque, et l'attaque d'un train par une bande de bras cassés au début illustre bien l'ambiguïté du personnage. Loin du Robin des Bois que la légende à voulu en faire, c'est d'une brute qu'il s'agit. Qui a laissé toute sa bande tomber dans les mains de la justice quand lui s'enfuyait toujours miraculeusement. Ce Jesse James qui sera assassiné par un lâche est-il bien un héros ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est pourtant une légende vivante, le seul américain que connaissant les européens, avec Mark Twain, plus connu par ses concitoyens que le président des Etats Unis. Héros de livres d'aventures à sa gloire et que le jeune Robert Ford a dévoré pendant toute son enfance, suscitant à ce sujet l'hilarité de ses frères. Jesse James est entouré d'une aura mythique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à quoi ressemble une légende vivante ? Brad Pitt est assez incroyable dans ce rôle (et s'il ne décroche pas un oscar sur ce coup, c'est à désespérer des oscars, même si je m'en fous des oscars), simple humain, à la fois très décevant et jouant avec sa propre réputation. Jesse James est lassé de Jesse James, mais la simple vie de famille entouré de ses enfants lui est interdite, il le sait, même s'il est dans son élément quand il est dans son foyer. Il est dégouté par la part en lui qui est Jesse James, mais c'est cette part seule qui lui permet de survivre. Dès le début du film, c'est un mort en sursis, et il en est conscient. Il le souhaite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il scrute les personnes autour de lui, mais aucune n'est capable de faire face à Jesse James. Trahi, il se force à les exterminer froidement et sans enthousiasme. Et ses victimes, comme les proies hypnotisées par un cobra, se laissent faire. Car quand on croit ce personnage sans ressources, on réalise son incroyable vivacité d'esprit et sa virtuosité à tirer qui ont fait que Jesse James n'est pas un usurpateur, il est bien une légende vivante et malheur à celui qui en douterait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.mymovies.it/filmclub/2005/10/106/locandina.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.mymovies.it/filmclub/2005/10/106/locandina.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Ford est aussi médiocre que les autres, même plus, mais il y en lui quelque chose d'illisible. C'est un "fan" de Jesse James comme on dirait aujourd'hui, mais que cherche t'il en vivant aux côtés de son idole ? Jesse James va le laisser l'approcher, sentant bien que la seule issue possible de laisser un personnage aussi immature et falôt sera sa mort. Il est curieux de voir comment cela va se dérouler, et le spectateur aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est la nature de la relation entre Robert Ford et Jesse James ? Elle n'est jamais clairement définie, désillusion, fascination, terreur, besoin d'identification, mépris mais aussi amour probable du fan pour son idole, besoin de reconnaissance, croyance naïve que la gloire de l'assassiné rejaillira sur l'assassin, amour homosexuel impossible qui ne trouvera comme alternative que l'assassinat ? L'intérêt du film est de suggérer toutes ces pistes sans opter définitivement pour l'une ou pour l'autre malgré une voix off inutile et envahissante. CAsey Affleck fait une autre prestation d'acteurs parfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière heure du film est géniale, entre l'assassainat de Jesse James et les suites de celui-ci dans la vie de Robert Ford, la naissance de la vraie légende de Jesse James. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film que j'ai adoré, même s'il est un peu raté, il laisse ouvertes plein d'interprétations et il est porté par des acteurs assez époustouflants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.villagevoice.com/issues/0738/hoberman.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://images.villagevoice.com/issues/0738/hoberman.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit ajout : plus le temps passe depuis que j'ai vu ce film, plus les souvenirs que j'en ai se magnifient. Il fait songer à beaucoup de films déjà vus, influences de Dead Man de Jim Jarmusch, Terrence Mallick, paysages à la Arthur Penn, intérieurs à la Deadwood. Film élégiaque et un peu trop solennel, mais splendide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la côté historique, intéressant de noter le côté médiatique de Jesse James - Brad Pitt est un casting idéal d'une certaine façon - avec conclusion sur le théâtre avec Robert Ford dans son propre rôle, cirque Barnum...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect du personnage de Robert Ford est repris de Samuel Fuller et le très beau " J'ai tué Jesse James" qui se sacrifi parce que quelqu'un doit le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idée intéresante qu'on m'a suggéré sur un forum, serait-ce une version sérieuse de " Mon nom est personne " ? Pas impossible, mais dans ce cas plus complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, un peu de musique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=1kQBIO-VdQQ"&gt;The ballad of Jesse James&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou bien dans une version délicieusement atroce :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=lUKcFlzzlTE"&gt;Charly Oleg a des concurrents aux USA !&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurez-vous, dans le film la ballade est chantée par Nick Cave qui apparait en cameo.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-240608214699607913?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/240608214699607913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=240608214699607913' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/240608214699607913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/240608214699607913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/10/lassassinat-de-jesse-james-par-le-lche.html' title='L&apos;assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_28zyUqUeKoE/Rvd43mt91UI/AAAAAAAAAMQ/lgBmNXG2RNs/s72-c/Jesse%2BJames.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-9021626977757913597</id><published>2007-09-24T15:52:00.000+01:00</published><updated>2007-09-24T18:14:19.516+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Série télé'/><title type='text'>Carnivale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.xvidsubs.com/mkportal/modules/reviews/images/a_742.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.xvidsubs.com/mkportal/modules/reviews/images/a_742.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre série télévisée superlative avec Carnivale, toujours dans la catégorie séries américaines HBO, et malheureusement annulée au  bout de deux saisons pour manque de public. Snirf, quand j'aime une série américaine, ils l'arrètent, c'est une malédiction. Pire, même quand j'accroche à une série danoise comme The Kingdom de Lars von Trier, ils l'annulent aussi. C'est trop injuste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, j'en profite pour annuler mon compte-rendu de la saison 3 de Deadwood, bien qu'à chaque saison de cette série j'ai été plus accro et plus enthousiaste, HBO a annulé aussi. Alors, pas de compte rendu, ça leur apprendra si on utilise leurs méthodes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus étonnant est que chacune de ces séries HBO développe un univers particulier de façon riche, avec un goût prononcé pour les personnages complexes et les contextes historiques précis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, je me suis méfié, la série qui tourne autour d'une caravane de forains dans l'Amérique de la grande dépression des années 1930 intègre des éléments d'ésotérisme et je me préparais au pire grandguignol comme savent si bien le faire les américains. C'est très loin de ça, et au contraire tout est sobre, inquiétant et très intelligent. La chose la plus intelligente que j'ai vu sur un écran depuis très très  longtemps, heu... depuis Deadwood il y a quelques mois quoi... Bon, bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intrigue principale est intéressante, mais je l'ai perçu progressivement comme un pur prétexte à développer des atmosphères venimeuses et décrépites. Il y a une signature visuelle de la série, composée d'une multitude de références cinématoraphiques sur le sud des Etats Unis dans les années 1930. La série ouvre le premier épisode sur des images sorties tout droit de John Ford, puis on enchaîne sur une référence évidente à Tod Browning et son légendaire Freaks, et on peut aussi au cours des épisodes penser à Charlie Chaplin, Charles Laughton et Elia Kazan (certainement plein d'autres). Il ne s'agit pas juste d'aligner des noms ici, la construction de chaque image est fascinante, incroyable pour une série et même rarissime au cinéma. C'est toujours magnifique, avec des paysages qui se déroulent à l'infini autour de la caravane, des intérieurs inquiétants parce que trop sombres ou trop clairs, des premiers plans et des arrières plans toujours calculés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.tvsquad.com/images/2005/03/vert.carnivale.hbo.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 220px;" src="http://www.tvsquad.com/images/2005/03/vert.carnivale.hbo.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'ambiance délétère qui se dégage n'est pas uniquement d'origine cinématrographique, la littérature est aussi en trame de fond de cette série. Ses ambiances sortent de livres de William Faulkner, John Steinbeck, John dos Passos, et bien sûr le personnage d'Elmer Gantry de Sinclair Lewis est un ancêtre direct du sinistre Brother Justin, fondateur radiophonique d'une bien inquiétante nouvelle église méthodiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sentiment est qu'un immense travail de documentation historique et littéraire a été réalisé pour créer la série, mais comme tous les éléments récoltés sont amenés avec naturel et nuance, tout est fluide et ça sert l'histoire sans jamais être démonstratif. On y croise même une version alternative humoristique de la mort de Bonnie &amp; Clyde. Pareil pour décors et costumes, le soin du détail est stupéfiant, vraiment on ne voit pas ça souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fini par me laisser bercer par le rythme assez tranquille de l'ensemble, ponctué à chaque épisode par l'installation de la caravane dans un nouvelle ville arriérée de l'ouest américain. Les personnages sont intéressants, complexes et attachants, et on finit par réaliser que la moindre petite péripétie a été pensée et s'inscrit dans un tout et surtout construit une atmosphère de plus en plus décadente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A voir absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://msnbcmedia2.msn.com/j/msnbc/Components/Photos/041222/041222_carnivale_vlg_12p.widec.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://msnbcmedia2.msn.com/j/msnbc/Components/Photos/041222/041222_carnivale_vlg_12p.widec.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-9021626977757913597?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/9021626977757913597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=9021626977757913597' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/9021626977757913597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/9021626977757913597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/09/carnivale.html' title='Carnivale'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-1643863640375908217</id><published>2007-09-17T10:27:00.000+01:00</published><updated>2007-09-17T12:35:48.806+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>The Secret Sharer - Joseph Conrad</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fabula.org/actualites/documents/10810.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px;" src="http://www.fabula.org/actualites/documents/10810.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais pas lu de livres de Joseph Conrad depuis un bon moment, je connais assez mal cet auteur anglo-polonais donc j'avais lu quelques nouvelles et Heart of Darkness.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce compagnon secret " Secret Sharer" de 1909 est une nouvelle assez énigmatique qui peut se comprendre de différentes façons, basée sur un fait divers. Conrad avait entendu cette histoire d'un officier britannique - un officier du fameux Cutty Shark qui a malheureusement brûlé récemment - ayant receuilli et caché à son bord un officer britannique fugitif d'un autre navire après avoir accidentellement tué un homme d'équipage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traitement de Conrad est construit sur le thème du double. Dans sa transposition, le personnage principal est un jeune officier qui doiut pour la première fois diriger un navire. Inexpérimenté, il se trouve confronté à la difficulté du commandement et à la solitude qu'elle entraîne. Son équipage connaît parfaitement le navire, les eaux et les côtes auprès desquelles ils se déplacent, et teste le jeune officier par une attitude générale de défiance polie.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est cette descrition de personnage qui est l'objet de la nouvelle, le jeune officier se cherche une contenance et en arrive à éviter son équipage pour trouver une plus grande tranquilité dans la solitude. L'arrivée inattendue d'un fugitif de nuit sur le navire va tout modifier, les deux hommes étant le miroir l'un de l'autre. Conrad montre donc deux facettes du même personnage, celui qui a échoué à affirmer son autorité, et celui qui peut encore le faire. Le lecteur peut même parfois douter que le double existe vraiment, peut-être n'est-il qu'une fiction inventée par le jeune officier dans sa solitude même et qui incarnerait les conséquences d'un échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aussi voir ce secret sharer comme une version tardive d'un des grands thèmes de la littérature du XIXè siècle avec le dualisme de la personnalité divisée en bonne part et mauvaise part. Il pourrait aussi être tentant de la lire comme une histoire homosexuelle, dans cet univers exclusivement masculin avec la complicité des deux officiers et la promiscuité de la cabine, mais je ne suis pas certain que cela fasse partie des intentions de l'auteur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en revanche, Conrad a mis une grande part de lui-même dans cette nouvelle, il le dit d'ailleurs dans son introduction. Elle peut se lire comme une étude sur sa propre solitude, et bien entendu, comme pour tous ses livres maritimes, une description de cet univers qui le fascinait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-1643863640375908217?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/1643863640375908217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=1643863640375908217' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1643863640375908217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/1643863640375908217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/09/secret-sharer-joseph-conrad.html' title='The Secret Sharer - Joseph Conrad'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-354091772182554331</id><published>2007-09-05T14:58:00.000+01:00</published><updated>2007-09-05T15:47:35.584+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Electro'/><title type='text'>Chemical Oz</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rt6_VkBI-jI/AAAAAAAAALM/o3GyqMiNIR0/s1600-h/61iOyHaMoGL._AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rt6_VkBI-jI/AAAAAAAAALM/o3GyqMiNIR0/s320/61iOyHaMoGL._AA240_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106729404651338290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est plus que temps que je ranime ce blog moribond de mon seul fait, mes fidèles lecteurs continuant à l'animer sans hésitation, et j'en suis très touché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais un peu resté sur deux blocages que je n'arrive pas à résoudre : mon message sur Moll Flanders indigent par rapport à la qualité du livre en question, et la question de savoir si oui ou non j'aimais la musique électronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Moll Flanders, il suffira que j'ai le courage de muscler un peu mon message, pour la musique électronique c'est moins facile (heuuu, disons que je crois que c'est moins facile).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à Chevalier Bayard et Liewen, j'avais assisté au concert des Chemical Brothers au Zenith en Juin. Et il y a un phénoméne curieux (oui, presque paranormal vous allez voir) j'avais beaucoup aimé ce concert, mais en tentant d'écouter de nouveau la musiques des Chemical Bros en disque ou sur myspace, j'ai eu un blocage. Il ne se passait rien. L'impression d'entendre une petite intro sympa, gentille, mais me demandant quand est-ce que le morceau proprement dit commencerait. Et il ne commence jamais, ça s'arrète au début de l'introduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant j'avais été enthousaismé en concert, beaucoup plus qu'au concert bon chic bon genre mais doucement ennuyeux de Air. Je n'arrive pas à dire pourquoi. Peut-être quelques bribes d'explications. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En principe, la musique électronique "techno" est de la musique en boîte. Faite pour un habillage sonore élégant et dans l'air du temps. Donc, en concert cela devrait être la catastrophe. Et non, au contraire, c'est génial, alors qu'en disque c'est la catastrophe (pour moi) d'ennui, sans être désagréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé trois explications possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première est que la contrainte du concert oblige les groupes de techno à se transcender. Impossible de faire un morceau de 5 minutes répétitif sur une petite rengaine, surtout que l'electro ne connait ni la voix ni l'héroïsme instrumental qui permettent de tout faire passer. Si un groupe refait sur scène ce qu'il fait au disque, il se condamne au ridicule sur scène. Un truc enfantin et sans envergure d'un concert qui durerait une petite heure. Donc la durée des morceaux quadruple, et donc il est nécessaire de trouver de nouveaux développements; et c'est dans ces développements infinis que naît un réel chaos sonore qui devient fascinant, avec un jeu incroyable sur les timbres, sur la répétion avec des ajouts à chaque fois différents, qui obligent le groupe de techno à faire preuve de folie musicale sur scène. Paradoxalement, la musique qui a le moins de potentiel de concert deviendrait alors la musique la plus incroyable en concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième explication serait purement physiologique. Les Chemicals Bros c'est une forme de transe, musique qui fonctionne sur la répétition infinie d'un motif musical simple, sans silence. Cela provoque une réaction physique connue depuis des millénaires, qui est l'entrée dans un état second. On adhère au truc sans recul comme on entre dans la musique, en transes qu'on est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième explication serait le syndrôme du magicien d'Oz. On est terrassé par d'imposantes machineries, des effets spéciaux géants et un matériel surpuissant qui hypnotisent. On perd tout sens critique et tout recul, fasciné qu'on est par la puissance sonore qui se dégage de la scène et l'incroyable spectre sonore produit par les instruments électroniques; d'où une surprise quand, de retour chez soi, on voit le roi nu, sans ses artifices. Une impression de décalage, le pouvoir du magicien d'Oz n'existe pas, il n'est qu'une illusion auquel on adhère par ignorance de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela pour dire qu'un concert des Chemical Brothers est une expérience assez étonnante, qui fonctionne sans que je puisse dire pourquoi. Peut-être un mélange des explications avancées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-354091772182554331?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/354091772182554331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=354091772182554331' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/354091772182554331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/354091772182554331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/09/chemical-oz.html' title='Chemical Oz'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rt6_VkBI-jI/AAAAAAAAALM/o3GyqMiNIR0/s72-c/61iOyHaMoGL._AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4027962341176943714</id><published>2007-06-29T11:14:00.000+01:00</published><updated>2007-06-29T11:28:29.994+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Verdi à Batille et Garnier, la Mortier's touch</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdRngdHbI/AAAAAAAAAKs/IZn_4RW55hQ/s1600-h/1005.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdRngdHbI/AAAAAAAAAKs/IZn_4RW55hQ/s320/1005.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081429574313385394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je m’étais dit que ma saison était finie, ayant raté Da Gelo a gelo de Sciarrino à Bastille (je croyais que c’était fin juin, je sais pas pourquoi, mais quand j’ai regardé les dates exactes c’était bel et bien fini) et la nostalgie de cette saison m’a prise, j’ai donc joué les prolongations cette semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mois de juin oblige, cela n’a pas été si dur ni si long d’avoir des places de dernière minute pas chères pour les 2 opéras actuellement à l’affiche : La Traviata de Verdi et Un Ballo in maschera du même Verdi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux spectacles sont très différents, pourtant ce sont deux nouvelles mises en scène initiées par le même Gérard Mortier. Et j’ai cru comprendre qu’il y avait un souci entre Verdi et Mortier, l’un n’aime pas l’autre et réciproquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dirais que Le Bal Masqué c’est du Verdi/Mortier traditionnel. Verdi c’est de l’opéra bourgeois, en plus joué des milliards de fois dans le monde entier. Donc indigne de l’intérêt de Gérard Mortier. Par conséquent, on aura une mise en scène neutre et un plateau de chanteurs construit autour d’une seule superstar. Ainsi, le public viendra et Bastille sera rempli de personnes crachotantes et toussotantes qui applaudiraient n’importe quoi, et les amateurs de chant ne pourront pas se plaindre : ils auront eu leur star.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La star de ce bal masqué c’est le ténor argentin Marcelo Alvarez dans le rôle principal, et très difficile, de Riccardo, et c’est un vrai grand ténor verdien. Son chant est magnifique, avec un très beau timbre, solaire et plein de nuances. Il s’investit dans le personnage autant qu’un grand ténor verdien peut le faire, c'est-à-dire que de temps en temps il se déplace un peu sur scène, entre deux grands airs. Et à la fin il meurt en tombant de façon théâtrale au milieu de la scène ( pas trop vite non plus pour ne pas se faire mal), en chantant son dernier grand air avec une technique hallucinante. Chez Verdi, il y a un intérêt à être en pleine forme quand on meurt, parce que ce n’est pas de tout repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a donc un Riccardo extraordinaire, probablement au niveau de ce qui s’est jamais fait de mieux dans le rôle et dans la tradition des grands ténors verdiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souci, ce sont les autres chanteurs. Voix faiblardes, éteintes, tremblotantes, qui changent de timbre entre chaque note, vibratos surréalistes, c’est assez terrible. Et le pire c’est que le public applaudit avec enthousiasme après chaque air, un peu surpris de voir dans les rangées quelques personnes qui restent les bras croisés en levant les yeux au ciel. Je suis certain que dans un coin, Gérard Mortier assiste à tout cela, un grand sourire goguenard sur le visage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chanteuse se démarque, il ne faut pas être malhonnête non plus, Camilla Rilling qui interprète le page Oscar de façon enthousiaste et vivante. Elle est la seule personne mobile sur scène, elle contourne en sautillant les autres chanteurs posés ça et là, occupés qu’il sont à vibrer sur place (je me demandais s’il était déjà arrivé à un chanteur de s’enfoncer dans le sol ?). Et par chance la partition comporte quelques duos Riccardo/ Oscar qui sont des vrais petits moments de miracle musical dans cette production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène de Gilbert Deflo a transposé l’action dans l’Amérique de 1860, autour de la mort de Lincoln. Les décors et costumes, sobres en noir et blanc sont très beaux, en revanche il n’y a pas de direction d’acteur. C’est presque une version de concert dans un beau décor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdYngdHcI/AAAAAAAAAK0/CMWDBrhFR5U/s1600-h/tav2-350x233.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdYngdHcI/AAAAAAAAAK0/CMWDBrhFR5U/s320/tav2-350x233.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081429694572469698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre opéra de Verdi programmé est La Traviata. Et là, curieusement, on sent que Gérard Mortier s’est investi à 100 %. Comme si La Traviata était un opéra à part, du Verdi que l’on peut monter sans avoir honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mise en scène à la RegieTheater allemande des années 1970, une transposition dans les tours de chant des années 50, Violetta est Edith Piaf, trahie artistiquement et amoureusement par les hommes autour d’elle. Dans une intéressante mise en abîme, une partie de l’action est une représentation d’une salle des fêtes sinistre de petite ville, avec couleurs horribles et ambiance glauque. La seule qui conserve son intégrité artistique est alors Violetta. A sa façon, le metteur en scène Christoph Marthaler ne trahit pas l’esprit de la pièce, qui semble de toutes façons assez solide pour résister à tout mauvais traitement. Par contre, les décors sont d’un bout à l’autre d’une laideur assez effrayante, mais Mortier et Marthaler m’expliqueront que je ne sais pas ce qui est beau etc… que c’est précisément cet éclairage blafard au néon industriel quoi est ce qu’il faut faire. C’est de l’avant-garde d’arrière garde, mais bon. Cela dit, difficile de ne pas rire avec tout la salle quand dans un grand silence descendent les fameux néons sur une scène hideuse et qu’un spectateur lance un grand sifflement admiratif. Tous les costumes sont aussi hideux et dépareillés, pourtant il n’y a que de la haute couture «  vintage » sur scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdkXgdHdI/AAAAAAAAAK8/bvwzBkWClso/s1600-h/trav3-233x350.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdkXgdHdI/AAAAAAAAAK8/bvwzBkWClso/s320/trav3-233x350.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081429896435932626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la véritable expérimentation est ailleurs : dans les voix, en particulier la Violetta de Christine Schäfer. Physiquement très frêle, avec une voix plus habituée à la musique contemporaine et le lied, il n’y a ici aucune manifestation de puissance d’une grande soprano lyrique, on est très loin de Maria Callas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui diront que Christine Schäfer ne peut pas chanter La Traviata auront sans doute raison, elle ne chante pas la Violetta de la tradition, et je pense que Christine Schäfer aurait tout intérêt à  éviter ce rôle à la Scala de Milan (mais je pense qu’elle en est consciente).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle chante une autre Violetta, très touchante. Son jeu d’actrice fonctionne et c’est elle qui donne la cohérence au spectacle, son timbre de voix est très beau, et il fonctionne beaucoup mieux dans le troisième acte que dans le premier. Il y a dans son chant une musicalité de tous les instants qui est passionnante et on fait corps avec cette Traviata. Le ténor Jonas Kaufmann dans le rôle d’Alfredo est parfait, plus traditionnel dans son chant, il incarne un bellâtre superficiel avec beaucoup de virtuosité (comment ça il ne joue pas ?), ainsi que José van Dam dans un Germont très musical (quel phrasés !) mais un peu fatigué ( un déraillage de voix et des moments moyennement justes). Il joue un Germont sympathique, impression renforcée par la beauté de sa voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vocalement, c’est une Traviata presque « musique de chambre » tant les trois chanteurs prennent soin d’une écoute mutuelle et d’une cohérence de leur chant l’un par rapport à l’autre, dommage que l’orchestre de l’opéra de Paris soit très plon plon dans son accompagnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit de la mocheté effarante du truc, j’ai passé une très bonne soirée. J’hésite à revenir voir la seconde chanteuse, une petite nouvelle Nataliya Kovalova qui a semble t’il une voix plus conforme au rôle, pour voir comment ça fonctionne avec une Violetta plus «  lyrique ». Peut être que je vais attendre la saison prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà l’été, et à moins de visite dans les festivals, ce qui n’est pas prévu pour l’instant, il devrait y avoir moins d’opéra sur ce blog pour mes non-lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdxXgdHeI/AAAAAAAAALE/SgDLSXCxmw4/s1600-h/987-2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdxXgdHeI/AAAAAAAAALE/SgDLSXCxmw4/s320/987-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081430119774232034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4027962341176943714?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4027962341176943714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4027962341176943714' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4027962341176943714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4027962341176943714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/verdi-batille-et-garnier-la-mortiers.html' title='Verdi à Batille et Garnier, la Mortier&apos;s touch'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RoTdRngdHbI/AAAAAAAAAKs/IZn_4RW55hQ/s72-c/1005.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2423610993960249273</id><published>2007-06-21T15:26:00.000+01:00</published><updated>2007-06-21T17:22:31.501+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Pelléas et Mélisande - Debussy - Théâtre des Champs Elysées</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUTX0pX-I/AAAAAAAAAKU/67Mx72nXlCo/s1600-h/Pelleas-450.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUTX0pX-I/AAAAAAAAAKU/67Mx72nXlCo/s320/Pelleas-450.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078534590346911714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'ai fini la saison opéra sur une croissance superlative des spectacles que j'ai pu voir. Après une fantastique Affaire Makropoulos, un Lohengrin phénoménal, j'ai eu droit à un Pelléas et Mélisande fabuleux (oui, c'est toujours LouRavi de retour de l'opéra.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pelléas est un opéra un peu difficile pourtant, j'ai eu du mal à entrer dedans et il a fallu ma fascination pour les Préludes pour piano de Debussy pour me convaincre de tenter plusieurs écoutes de cette ouevre. La musique de Debussy est très subtile, construction d'accords complexes et modulant sans cesse de tonalité inédite en autre modilité inédite, il en ressort un sentiment d'instabilité, qui correspond assez bien à l'art impressionniste contemporain de Debussy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce samedi soir, l'orchestre National de France était dirigé par Bernard Haitink, et je crois que la direction du chef néerlandais me convient bien. Grande clarté, grande simplicité dans son jeu, un peu lent quand même à mon goût. Mais cela reste équilibré, je crois que je déteste le Debussy contemplatif souvent devenu la norme. Ici, ce n'est pas le cas et la partition est montrée avec sobriété, sans jamais couvrir les chanteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUcX0pYAI/AAAAAAAAAKk/56H5AMhvH-M/s1600-h/pelleas_schwabe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUcX0pYAI/AAAAAAAAAKk/56H5AMhvH-M/s320/pelleas_schwabe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078534744965734402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pelléas et Mélisande est écrit sur le texte de Maeterkinck, dramaturge belge, et le texte choisi par Debussy est non-lyrique au possible. Le chant est proche du parlé plus que du chanté de l'opéra italien, ce qui déroute une partie des spectateurs - et certains spectateurs tels que Richard Strauss disant que la musique était magnifique mais se demandaient quand est ce que les acteurs allaient commencer à chanter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène était très belle, symboliste, ce qui correspond au style de l'opéra, avec des tulles brodées descendant sur scène. Vous pourrez la voir sur Arte en septembre si vous avez raté la retransmission sur France Musiques. Une splendeur de couleurs, avec une vraie direction d'acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la distribution, j'ai été enthousiamé par le Golaud de Laurent Naouri que je sous-estimais dans le rôle, ainsi que par le Pelléas du canadien Jean François Lapointe. Magdalena Kozena dans le rôle de Mélisande a une voix d'une beauté incroyable, mais sa diction du français n'est pâs toujours intelligible, elle chante le rôle plus qu'elle ne le parle. Mais une distribution quasi irréprochable à mon goût, très bons acteurs, dynamiques, présents sur scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une très très bonne soirée d'opéra ! Idéal en plus au Théatre des Champs Elysées qui a au plafond une fresque de Maurice Denis avec une Mélisande représentée au milieu d'une scène lyrique. Même le théatre était idéal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUYH0pX_I/AAAAAAAAAKc/R8clHOeh2Zw/s1600-h/pelleas_martinoty.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUYH0pX_I/AAAAAAAAAKc/R8clHOeh2Zw/s320/pelleas_martinoty.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078534671951290354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2423610993960249273?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2423610993960249273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2423610993960249273' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2423610993960249273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2423610993960249273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/pelleas-et-mlisande-debussy-thtre-des.html' title='Pelléas et Mélisande - Debussy - Théâtre des Champs Elysées'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RnqUTX0pX-I/AAAAAAAAAKU/67Mx72nXlCo/s72-c/Pelleas-450.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2053477725356756182</id><published>2007-06-18T16:17:00.000+01:00</published><updated>2007-06-20T20:49:37.947+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Moll Flanders - Daniel Defoe</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.diesel-ebooks.com/mas_assets/full/1589291344.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px;" src="http://www.diesel-ebooks.com/mas_assets/full/1589291344.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas pour vous mais j'adore les romans picaresques, ces aventures de héros déclassés avec des chefs d'oeuvres espagnols comme Lazarillo de Tormes, Guzman d'Alfarache, don Pablo de Ségovie du XVIème siècle, leur homologue français un siècle plus tardif Gil Blas de Santillane, auquel on peut ajouter si l'on veut Barry Lindon de Thackeray adapté avec succès au cinéma par Stanley Kubrick.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais des livres "picaresques " que j'ai pu lire, celui qui m'a le plus impressionné est le Moll Flanders de Daniel Defoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà placé un mot sur un livre de Daniel Defoe dans &lt;a href="http://nhofszandz.blogspot.com/2007/01/pirates-utopistes-rvolts-sadiques-et.html"&gt;ce message&lt;/a&gt;, car je crois que c'est un des écrivains majeurs et pas si connus au final. Dans le monde, il n'évoque que son " Robinson Crusoe" dont le texte a été sans cesse caricaturé et simplifié, et j'imagine que dans les pays de langue anglaise il est un de ces écrivains " au programme", et donc en définitive assez ennuyeux et institutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Defoe n'est rien de tout cela, et Moll Flanders est là pour convaincre ceux qui en douteraient, car il s'agit d'un des plus grands livres jamais écrits, en 1722.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un ton faussement naïf, il conte de manière pseudo autobiogarphique (c'est la règle du roman picaresque) la vie de Moll Flanders, née dans la prison de Newgate, permettant ainsi à sa mère une remise de peine par la règle du "pleading her belly". Elle n'en est pas moins abandonnée et doit dès le plus jeune âge assurer sa subsistance. Moll Flanders n'a qu'une ambition dans la vie, devenir une "femme de qualité", ce qui pour l'enfant qu'elle est signifie gagner suffisamment par jour pour ne pas mourir de faim. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc l'histoire d'une personne très intelligente et d'un tempérament plutôt doux, dont la vie se résumera au sous-titre du livre " The Fortunes and Misfortunes of the Famous Moll Flanders, Etc. Who was born in Newgate, and during a life of continu'd Variety for Threescore Years, besides her Childhood, was Twelve Year a Whore, five times a Wife (whereof once to her own brother), Twelve Year a Thief, Eight Year a Transported Felon in Virginia, at last grew Rich, liv'd Honest and died a Penitent. Written from her own Memorandums."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car pour survivre, Moll Flanders devra se faire voleuse, prostituée, escroc, migrante vers le nouveau monde, et finira riche. Le livre se termine sur une apparence de morale, car l'héroïne, enfin vertueuse et pieuse, sera immédiatemment récompensée de ce qui peut apparaître comme une repentance et deviendra enfin une " dame de qualité", riche et prospère propriétaire d'une plantation. Voire. Car dans ce livre il n'est question que d'argent et de statut social. Daniel Defoe est un témoin de son époque, celle du capitalisme naissant, de la conquète de l'Amérique, de l'urbanisation de Londres et la conversion de Moll Flanders n'est qu'une dernière escoquerie, mais qui est un succès total.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force du livre de Defoe est de ne pas faire de son héroïne un monstre, mais une simple victime qui cherche à survivre et refuse de se résigner à n'être qu'une servante. Elle ne fait jamais le mal intentionnellement et est elle même horrifiée de ce qu'elle est devenue. Mais elle n'a jamais le choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre pose donc des questions de morale, de justice, toujours avec subtilité et insolence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi -et surtout- un livre distrayant et vivant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2053477725356756182?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2053477725356756182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2053477725356756182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2053477725356756182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2053477725356756182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/moll-flanders-daniel-defoe.html' title='Moll Flanders - Daniel Defoe'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2222874192294542396</id><published>2007-06-18T13:57:00.000+01:00</published><updated>2007-06-19T19:20:04.649+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Les Aventuriers de la mer - Robin Hobb</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://g-ec2.images-amazon.com/images/G/01/ciu/20/2a/77a7228348a04b566b080110.L.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://g-ec2.images-amazon.com/images/G/01/ciu/20/2a/77a7228348a04b566b080110.L.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ahlala la littérature Geek. Je me suis laissé convaincre par ce cycle mélange de piraterie (j'y peux rien, les histoires de pirates, même quand c'est nullissime, ça m'amuse) et d'heroic fantasy (j'y peux rien, je suis tombé dans le jeu de rôle quand j'étais petit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens donc de finir ce tome 9 et dernier des " Aventuriers de la mer" (The liveship traders) , correpondant à 3 tomes de l'américaine Robin Hobb, écrivaine heroic fantaisiste américaine de best sellers. Son grand succès est " L'assassin royal" ( The Farseer Trilogy ) que je n'ai pas lu mais se déroule dans le même univers. J'ai d'ailleurs cru comprendre qu'une partie de la trame des aventuriers de la mer expliquait certains évènements que l'on peut lire dans l'Assassin Royal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est ce que c'est bien ? Oui et non. J'ai dévoré les 9 tomes, donc c'est prenant, mais il y a un côté trop bien huilé dans toute cela. A la lecture du dernier tome, tout s'éclaircit, en bien et en mal. Je pense que Robin Hobb (cest un pseudo, elle s'appelle Margaret Astrid Lindholm Ogden)applique des recettes préconçues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une dizaines de trames différentes qui s'entrecoupent, et qui s'uniront (évidemment ) dans le dernier tome. J'imagine bien Robin Hobb avec un graphique des histoires et des personnages, et écrivant ses livres comme une sorte de formalité un peu fastidieuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, pourtant, ça n'est pas si mal que ça. Qu'est ce qui fait que ça marche alors ? Pas l'écriture, terne et fonctionnelle. Pas l'originalité, tout cela est du réchauffé de chez réchauffé. D'ailleurs c'est sans doute un élement rassurant, il n'y a pas de côté aventureux ou expérimental dans son écriture, c'est tranquilou et bien fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui marche c'est la dimension " Jeu de rôles " poussé à sa perfection. Chaque personnage de la saga a été écrit avec soin et attention. Une grande logique, Robin Hobb a étudié ou non la psychologie, mais en tout cas elle maîtrise ce domaine à la perfection. J'ai pensé au gourou Boris Cyrulnik et ses théories de la " résilience ", car chaque personnage des aventuriers de la mer va de traumatisme en traumatisme, et la question sera toujours de savoir s'il pourra les surmonter et construire sa " véritable " personnalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il n'est question que de loyauté, de trahison, de dissimulation, d'alliances contre nature. Mais tout est toujours construit au regard de la psychologie. Il n'y a pas une seule fois, dans les 9 volumes, d'incohérence flagrante, tout paraît s'emboiter comme un mecano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, au final que dire ? De la littérature commerciale ? Oui. De la littérature Geek ? Oui et non, ce n'est pas assez délirant. Une bonne histoire de pirates ? Non, il manque une véritable révolte, c'est trop sage, les hiérarchies sont trop respectées. De la bonne héroic fantasy ? Mwoui, mais sans une originalité qui le démarquerait. De la littérature Harlequin ? Par certains côtés, le dernier tome est presque comique à ce niveau. Un livre de gourou ? Oui, Robin Hobb pourra toujours se reconvertir si le succès de sa prose diminue. Un bon livre ? Oui, si le critère d'un bon livre est un livre qu'on ne quitte plus une fois commencé. Non, si un bon livre est un livre qui apporte quelque chose de nouveau ou d'original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/G/01/ciu/eb/1a/220e225b9da0a38999080110.L.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://ec1.images-amazon.com/images/G/01/ciu/eb/1a/220e225b9da0a38999080110.L.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2222874192294542396?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2222874192294542396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2222874192294542396' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2222874192294542396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2222874192294542396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/les-aventuriers-de-la-mer-robin-hobb.html' title='Les Aventuriers de la mer - Robin Hobb'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-5451802274835646325</id><published>2007-06-18T12:36:00.000+01:00</published><updated>2007-06-18T13:50:53.878+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Marseille, année 40 - Mary Jayne Gold</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/I/51MDCRA6A5L._SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/51MDCRA6A5L._SS500_.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais m'excuser auprès de mes non-lecteurs, j'ai moi-même beaucoup moins lu ces derniers temps. Juste quelques mots sur un livre pris totalement par hasard sur une pile et qui a été une immense surprise dans le bon sens. J'ai déjà cité quelques extraits de ce livre sur le blog (incontournable) &lt;a href="http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2007/05/16/612-gustav-mahler-une-presentation-i-caracteristiques-generales#c2125"&gt;CSS&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "Marseille, année 40 " de Mary Jayne Gold. Ce n'est pas de la littérature, juste un témoignage parmi d'autres sur une période sur laquelle tout ou presque a déjà été écrit, le début de la seconde guerre mondiale. Mais il s'agit ici d'un témoignage "décalé" comme on dit (je pense que ce mot doit faire partie du Top 10 des mots à la mode. )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est Mary Jayne Gold ? Une américaine, richissime héritière d'une grande famille de la côte Est des Etats Unis. Adolescente et jeune adulte dans les années 30, elle voyage, comme il se doit dans son milieu, dans l'Europe des princes et des artistes des années 30. Elle jouit de son temps libre en pilotant son avion personnel, entre Paris, Rome, Berlin et en rencontrant la "Jet Set" de l'époque. Deux choses me semblent définir Mary Jayne Gold : 1) Elle passe inaperçue tant elle est une caricature vivante. Il est évident que son entourage sous-estime cette ravissante idiote mondaine et superficielle. 2) Elle est dotée d'un don d'observation incroyable, elle semble posséder des rayons laser dans les yeux et pouvoir utiliser cette faculté pour faire des portraits au vitriol de toute personne qu'elle rencontre, mais profondément  humaine, elle n'est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;jamais&lt;/span&gt; cynique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Survient la drôle de guerre. Puis la guerre, la vraie, rapide et incroyable, qui voit la "première armée du monde " se faire balayer en 1 mois par les troupes d'Hitler. Interrompue dans son oisiveté brillante, Mary Jayne Gold se retrouve embarquée sur les routes françaises dans une pagaille délirante, obligée d'abandonner son avion à Paris. Elle croise toute la société française en déroute et après diverses péripéties échoue à Marseille, d'où elle devrait s'embarquer pour les Etats Unis, où sa famille l'attend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est là que la machine se détraque. Piquée au vif, Mary Jayne Gold a développé de ses contacts avec l'intelligentsia une conscience politique plus développée que ce qui était mondainement recommandé. Et surtout, elle croise dès son arrivée une troupe de légionnaires déserteurs qui cherchent à abandonner Vichy pour Londres ou l'Afrique du Nord. Comment quitter cette vie d'aventures pour reprendre la terne vie de milliardaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle décide de rester. Elle intègre le réseau d'un américain, Varian Fry, dont le but est de faire partir vers les Etats Unis les artistes, syndicalistes et politiques qui fuient le régime nazi et la complaisante police de Vichy. Ainsi elle rencontrera Marc Chagall, Marcel Duchamp, Max Ernst, Wilfredo Lam, Wanda Landowska, Alma Mahler, Max Ophüls, Hannah Arendt, André Breton, Bruno Strauss, Wilhelm  Pfeffer, fera des interrogatoires de ces réfugiés politiques et d'autres, afin de connaître les risques qu'ils encourent, les aidera en partie à quitter le territoire français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intéressant fait qui n'est pas mentionné dans le texte mais dans la préface : elle mettra également en place, sur sa seule initiative, des évasions de personne pourchassées par le régime nazi, mais qui ne sont pas membres d'une élite mondialement connue. Elle ne comprend pas pourquoi son aide devrait se limiter à une minorité célèbre et privilégiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, Mary Jayne Gold ne peut se contenter de ne fréquenter qu'un seul milieu. Elle fraie avec la pègre marseillaise, les petites frappes, ces soldats hésitants entre 3 armées différentes.  Elle a une liaison avec un dénommé Raymond Couraud, surnommé "Killer", pas sans raison, et c'est là que le récit prend sa véritable envergure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est très bien écrit, un mélange se Scott Fitzgerald, Oscar Wilde, Casablanca, Pépé le Moko et l'armée des ombres. Et au fur et à mesure qu'elle découvre de nouvelles strates de cette société française en décomposition, Mary Jayne Gold suscite la méfiance des milieux qu'elle fréquente. Supecte pour André Breton, qui la méprise ouvertement, de la police de Vichy (clairvoyante, comme toujours) qui la fiche comme prostituée, des autorités américaines qui la pensent communiste, de la pègre marseillaise qui la vole tout en étant fascinée par sa personnalité, elle est au final un personange marginal, une personne libre qui contemple ce qui l'entoure avec humour et recul, mais sans jamais se résigner et en étant toujours active pour agir dans le sens qui lui paraît le bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre étonnant et très bien écrit, l'histoire d'une aventurière à laquelle il est difficile de mettre une étiquette, et qui visiblement a dérangé à son époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaut réellement la peine d'être lu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-5451802274835646325?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/5451802274835646325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=5451802274835646325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/5451802274835646325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/5451802274835646325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/marseille-anne-40-mary-jayne-gold.html' title='Marseille, année 40 - Mary Jayne Gold'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3029103188372709883</id><published>2007-06-08T00:16:00.000+01:00</published><updated>2007-06-17T15:46:47.234+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Lohengrin de Wagner - Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RmihrX0pX6I/AAAAAAAAAJ0/u2v0RZQEJ0Q/s1600-h/BenHeppnerasLohengrinatSanFrancisco1996photobyRobertCahen1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RmihrX0pX6I/AAAAAAAAAJ0/u2v0RZQEJ0Q/s200/BenHeppnerasLohengrinatSanFrancisco1996photobyRobertCahen1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073482746734141346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Photo : Ben Heppner au maximum de ses talents d'acteur !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la course de mon retour dans les salles de concerts, je dois quand même dire quelques mots sur ce Lohengrin chanté en ce moment à Bastille. Une fois de plus, je vais être bon public et dire que tout m'a plu, car c'est le cas. Les parisiens sont vraiment des enfants gâtés au niveau de l'opéra cette saison, et la prochaine saison de Bastille est encore plus époustouflante !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être qu'en Grande Bretagne, en Autriche, aux Pays-Bas et en Allemagne les orchestres sont meilleurs, mais je crois qu'il y a peu d'opéras au monde qui offrent une programmation aussi variée et intéressante que Bastille, avec des piliers du répertoire, des opéras moins connus et des redécouvertes. Le baroque est le parent pauvre, mais d'autres salles parisiennes s'en chargent, donc tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les distributions sont très bonnes et intéressantes, les mises en scènes variées, parfois classiques, parfois "d'avant garde" mais le niveau est constamment très haut. J'espère que la nouvelle direction sera à la hauteur des saisons de Gérard Mortier, qui offre au public du grand luxe (avec un discours militant d'ouverture de l'opéra pour tous les publics, mais qui me paraît peu suivi d'effets). En tout cas, je pense qu'il n'y a qu'à Londres ou à Amsterdam que les saisons sont aussi enthousiasmantes.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rmih-H0pX9I/AAAAAAAAAKM/LkXes2TJGDQ/s1600-h/1004.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rmih-H0pX9I/AAAAAAAAAKM/LkXes2TJGDQ/s400/1004.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073483068856688594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Photo : Mireille Delunsch survivra t'elle a l'étreinte de Ben Heppner ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Lohengrin de Wagner était bien alléchant, avec une distribution qui comprenait deux des plus grandes stars du chant wagnerien aujourd'hui : Ben Heppner et Waltraud Meier dans les rôles de Lohengrin et Ortrud, ainsi que de l'expérimentation : Mireille Delunsch dans le rôle d'Elsa, avec une voix plus lyrique/légère et moins dramatique que celle des chanteuses habituellement distribuées dans ce rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vocalement c'était donc attirant, avec en prime la direction de Valery Gergiev, qui a la réputation d'être un des meilleurs chefs wagneriens actuels. Et la mise en scène rodée de Robert Carsen qui avait bonne presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis donc précipité à cette production avec un couple d'amis (comprenant un wagnérien psychopathe. De toutes façons, vu les langues parlées dans les travées de Bastille ce soir là, une bonne partie des wagnériens psychopathes de toute l'Europe étaient manifestement présents à l'appel de la belle Waltraud Meier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit froid pour commencer, Valery Gergiev est annoncé souffrant ce 2 juin, Michael Güttler, un jeune chef le remplace. Le froid semble d'ailleurs installé entre la direction de l'opéra et Gergiev, le chef de Saint Petersbourg avait déjà annulé une représentation pour retard d'avion et une autre pour éthylisme avancé, selon la rumeur. Ce soir il est annoncé souffrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, le spectacle a tenu toutes ses promesses, et ceux qui font la fine bouche sont quand même bien gâtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire est celle de la pauvre princesse Elsa von Brabant, accusée de la disparition de son frère par un couple aspirant au trône, le fougueux Friedrich von Telramund et la manipulatrice Ortrud. Heureusement, alors que tout semble compromis, apparaît un mystérieux chevalier dont l'attelage est tiré par un cygne, et qui prend la défense d'Elsa. L'opéra raconte cette lutte pour le pouvoir, entre ces deux clans rivaux, Ortrud incarnant les religions anciennes et Elsa le christiannisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, c'est du Wagner, ce qui veut dire que ça part un peu dans tous les sens, mais l'histoire se suit sans problème. La musique n'est pas ma préférée de Wagner, encore très influencée de grand opéra français et l'opéra italien, et qui n'est pas encore totalement le "vrai" Wagner, qui va se dévoiler avec la Tétralogie à venir. Mais l'acte II est une splendeur de lyrisme, avec une certaine finesse psychologique des personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, le personnage fascinant est la méchante Ortrud, rusée et manipulatrice, mais aussi révoltée sincère. Omniprésente, elle mène l'action de l'opéra - et dirige comme elle le veut la pauvre Elsa qui fait une gentille un peu cruche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, pour une fois, le héros masculin Lohengrin a un peu de répondant, pour un héros wagnérien - d'habitude le héros wagnérien est très grand, très fort et très très bête. Là, il est très grand, très fort, très très bête, mais pour une raison obscure il semble avoir tout prévu. C'est un aigle chez les héros wagneriens - tout est relatif, mais comparé à Siegfried, Tristan ou Parsifal, c'est carrément un intello. Le Bernard Henri Levy des héros wagneriens, en quelque sorte. Même des fois il dit des trucs intelligents. Mais vaguement intelligents, hein, faut pas trop en attendre non plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fascination exercée par Ortrud est brillamment incarnée par Waltraud Meier, qui est à la hauteur de sa légende ce soir. Enormément de nuances et grand jeu d'actrice, elle capte l'attention dès quelle arrive sur scène, c'est assez étonnant. Et puis quelle voix ! Impossible de ne pas être fasciné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mireille Delunsch incarne elle une Elsa fragile, en proie au doute, et qui ne peut même pas se reposer sur son héros Lohengrin, si mystérieux (et vraiment très très très  bête, quand même, faut pas oublier). Dramatiquement, ça fonctionne vraiment bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben Heppner a une voix splendide dans le rôle de Lohengrin, il est moins bon acteur que les 2 femmes principales et reste un peu figé à chanter, mais le rôle veut ça. Par contre, toutes les nuances sont dans la voix. Le couple Elsa/Lohengrin est assorti finalement, même si Ben Heppner fait bien 5 fois le poids de la pauvre Mireille Delunsch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RmihwH0pX7I/AAAAAAAAAJ8/nLSU-rgaF5o/s1600-h/media3adc4c775a7e4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RmihwH0pX7I/AAAAAAAAAJ8/nLSU-rgaF5o/s200/media3adc4c775a7e4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073482828338519986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Photo : Waltraud Meier complote de son côté. Vu le niveau de ses adversaires, tout devrait bien se passer pour elle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé l'orchestre de l'opéra de Paris bon et bien dirigé, par contre les choeurs sont un peu flottants - mais ils incarnent la foule, et c'est bien connu la foule est indisciplinée - donc ça rajoute au réalisme ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de réalisme, la mise en scène de Carsen est pas mal, elle ne dénature pas l'histoire, le blockaus nazi de toute mise en scène d'opéra d'avant garde qui se respecte, mais avec incrustations d'élements littéraux kitschissime (le cygne). Assez sympa à suivre, avec une bonne direction d'acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Lou Ravi de retour de l'opéra. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rmih2H0pX8I/AAAAAAAAAKE/wMNHUA9RPbg/s1600-h/MDelunsch.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rmih2H0pX8I/AAAAAAAAAKE/wMNHUA9RPbg/s200/MDelunsch.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073482931417735106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Photo : Happy End. Mireille Delunsch a survécu.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3029103188372709883?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3029103188372709883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3029103188372709883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3029103188372709883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3029103188372709883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/06/lohengrin-de-wagner-bastille.html' title='Lohengrin de Wagner - Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RmihrX0pX6I/AAAAAAAAAJ0/u2v0RZQEJ0Q/s72-c/BenHeppnerasLohengrinatSanFrancisco1996photobyRobertCahen1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2024769119337548240</id><published>2007-05-05T13:15:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T15:11:05.345+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>L'affaire Makropoulos - Janacek - Opéra Bastille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyNTN507VI/AAAAAAAAAJU/OY_sSOgIS44/s1600-h/king-kong-final.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyNTN507VI/AAAAAAAAAJU/OY_sSOgIS44/s320/king-kong-final.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061075442546830674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est grand temps que je fasse une nouvelle entrée ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, L'affaire Makropoulos de Leos Janacek à Bastille, un opéra créé en 1927, d'après une pièce de théatre à succès en 1922 de Karel Capek. Il s'agit de l'avant dernier opéra de Janacek, mort en 1928.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais déjà vu un opéra de Janacek cette saison à l'opéra de Nantes, le premier opéra créé en 1904, Jenufa, drame social misérabiliste dans la campagne tchèque. Cette production avec sa mise en scène qui m'avait paru trop littérale - mais est ce que c'est possible de produire un opéra vériste dans une mise en scène non-réaliste ? - valait surtout pour la magnifique incarnation de Jenufa par Olga Guryakova, soprano russe qui portait seule sur ses épaules toute la représentation, et qui l'a fait avec une classe phénoménale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24 années plus tard, dans l'Affaire Makropoulos, c'est encore le rôle féminin qui tient toute l'oeuvre, cette fois Elina Makropoulos, femme fatale aux multiples personnalités, fille d'un alchimiste du roi Rodolphe II de Prague, née en 1585 et toujours vivante à la date à laquelle se déroule l'action, en 1922, 337 ans plus tard ! Au début de l'opéra, sous l'identité d'Emilia Marty, diva de renommée mondiale, elle se mèle à une sombre affaire de succession devant les tribunaux tchèques, alors qu'elle ne semble avoir aucun intérêt direct ce dossier. Quelles sont les intentions de la vénéneuse et sulfureuse Emilia Marty ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyOLd507XI/AAAAAAAAAJk/2S9_mRFBR_E/s1600-h/makropoulos_bastille_3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyOLd507XI/AAAAAAAAAJk/2S9_mRFBR_E/s320/makropoulos_bastille_3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061076408914472306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret a été écrit par Janacek lui même, qui n'avait pas réussi à convaincre l'auteur Karel Capek de travailler avec lui. Karel Capek est aujourd'hui presque inconnu, hormis le succès de l'opéra de Janacek, il était pourtant un des écrivains les plus célèbres de son époque, en particulier en Grande Bretagne. Ecrivain-philosophe, un des pionniers de la science fiction, il avait été pressenti au moins sept fois pour le Prix Nobel mais ne l'avait jamais obtenu, semble t'il pour ne pas froisser les susceptibilités de l'Allemagne nazie, car il avait pris à de nombreuses reprises position contre Adolf Hitler. Après son roman " La Guerre des Salamandres"  en 1936, le Comité Nobel lui aurait même conseillé "d'écrire un roman qui n'attaquerait rien ni personne". Sa réponse fut " Mais j'ai déjà écrit ma thèse de doctorat... ". Anecdote : dans sa pièce de théatre RUR de 1920, il emploie pour la première fois le terme "robot" qui sera repris dans la langue anglaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais trève de copier/coller du programme de l'Opéra Bastille sur un auteur que je ne connais pas, il est question de cette représentation de l'Affaire Makropoulos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franchement, une grande réussite, sans soute ce que j'ai vu de mieux cette saison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyN09507WI/AAAAAAAAAJc/6N5KzjR-SAA/s1600-h/makropoulos_bastille.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyN09507WI/AAAAAAAAAJc/6N5KzjR-SAA/s320/makropoulos_bastille.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061076022367415650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux grands triomphateurs à cette soirée, la soprano dramatique Angela Denoke, qui a un timbre extraordinaire et donne une grande force émotionnelle à son personnage, et le jeune chef d'orchestre tchèque Tomas Hanus, quasi inconnu, mais qui réussit à faire de l'Orchestre de l'Opéra de Paris une immense formation, ultra précise, claire, juste et intense, chose que je croyais improbable suite aux précédentes expériences de la saison. Et en plus, il réussit cet exploit dans une partition qui a l'air tout sauf évidente. Sa direction est d'une articulation parfaite, et en plus, luxe suprème, il ne couvre jamais les chanteurs tout en dramatisant la partition avec beaucoup d'énergie. C'est bien simple, je n'ai pas reconnu mon Orchestre de Paris habituel. Qu'est ce qui s'est passé ? (Seul bref retour à la normalité : les choeurs masculins finaux ont commencé leur première intervention totalement faux, avec pour réaction un grand sourire narquois sur le visage. Leur deuxième intervention était parfaite cela dit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le metteurs en scène est Krzysztof Warlikowski, et il a choisi une évocation des femmes fatales du cinéma pendant tout le spectacle. Sont donc invoquées dans le rôle du golEM Elina Makropoulos(les initiales EM du personnages pricipal seraient une référence à cette créature fantastique) Marlène Dietrich, Greta Garbo, Gloria Swanson, Gena Rowland et surtout Marylin Monroe, dont Angela Denoke porte des robes célèbres à plusieurs reprises. Ces scènes glamour alternent avec des passages délibérément glauques, qui soulignent le côté sordide de la réalité en comparaison de l'image lumineuse projetée par les stars, d'où des décors de toilettes, de salles de bains, d'arrières salles. Mais ce qui domine dans cette mise en scène est son côté ludique, avec même un King Kong grandeur nature sur l'immense scène de Bastille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enthousiasme des chanteurs, de l'orchestre et de la mise en scène pour cette production est communicatif, et au final c'est un triomphe public mérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyOhN507YI/AAAAAAAAAJs/jtYj_7VBrBY/s1600-h/makropoulos_bastille_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyOhN507YI/AAAAAAAAAJs/jtYj_7VBrBY/s320/makropoulos_bastille_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061076782576627074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2024769119337548240?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2024769119337548240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2024769119337548240' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2024769119337548240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2024769119337548240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/05/laffaire-makropoulos-janacek-opra.html' title='L&apos;affaire Makropoulos - Janacek - Opéra Bastille'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RjyNTN507VI/AAAAAAAAAJU/OY_sSOgIS44/s72-c/king-kong-final.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-4718619929882959190</id><published>2007-04-18T17:39:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T21:02:53.857+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique brésilienne'/><title type='text'>Maria Bethânia - légende bien vivante</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.flip.org.br/images_download/Maria_Bethania60.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://www.flip.org.br/images_download/Maria_Bethania60.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais écrit un rapide article sur Badi Assad, une chanteuse pas très connue en musique brésilienne dérivée de bossa nova, mais elle est loin d'être seule à chanter dans ce style. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une musique très sophistiquée et beaucoup plus riche que je ne le pensais - je l'ai longtemps vu comme une musique figée dans les années 60 quand elle a été inventée, avec des tendances somnifèriques tendance piano bar. C'est faux et si vous faites preuve de curiosité et que vous voulez écouter de la bonne musique vous irez tous sur le forum de kfigaro &lt;a href="http://bossa-nova.forumactif.com/"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rythmes avec des accentuations impossibles et syncopées, écriture harmonique très riche,  dérivation du jazz, voix phénoménales et une grande attention portée au texte : la bossa nova reste une musique bien vivante. Elle ne s'est pas figée dans une tradition et fait des emprunts à diverses formes de musiques populaires brésilienne, au fado portugais, à la musique africaine, à la musique classique et au jazz. Mais ce métissage est toujours intégré à la musique et n'est jamais une juxtaposition démonstrative de trucs qui n'ont rien à faire ensemble, juste pour "faire métissé chic". Au contraire, tout est fluide et logique. Pour ces musiciens ces univers musicaux sont naturels et complémentaires et au final ils font leur musique, très personnelle. Bon ce sont des brésiliens quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux mots sur l'album de Bebel Gilberto, récemment sorti Momento. Au Brésil la musique semble être une affaire de famille et Bebel Gilberto est la fille de Joao Gilberto, grande figure des "inventeurs" de la bossa nova. J'ai été enthousismé à la première écoute par ce mélange de traditions brésilienne avec de la musique électronique. L'idée est de se raccrocher aux tendances musicales en vogue, mais si c'était réussi sur son premier album (enfin je crois que c'est son premier album )Tanto Tempo de 2001, c'est un peu du surplace avec l'albul de 2007, même plutôt moins bien. Si certaines chansons sont vraiment très belles, il y a aussi un sentiment de tchakapoum tchakapoum à la boîte à rytmes qui se développe, ça fait un peu musique de défilés de mode. Site officiel &lt;a href="http://www.bebelgilberto.com/"&gt;ici&lt;/a&gt;, page myspace &lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;friendID=39116075"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a chanteuse brésilienne qui semble par contre en pleine forme : Maria Bethânia. C'est vrai, ce n'est plus une jeune première. Elle a commencé à chanter dans les années 60 mais se voyait plus comme une contestataire politique que comme une chanteuse, elle laissait la carrière internationale à son grand frère Caetano Veloso. Mais mine de rien, au fil des ans, elle s'est constitué un grand répertoire très personnel et a multiplié les collaboratins avec les plus grands musiciens brésiliens. Aujour d hui elle fait figure de légende vivante : la "grande dame" de la musique brésilienne, avec son public fidèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.mondomix.com/Publish/reportage/3449/pics_chro_quefaltavocemefaz.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.mondomix.com/Publish/reportage/3449/pics_chro_quefaltavocemefaz.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est une légende vivante en phase d'hyperactivité : 3 albums sortis en 2 ans. Un de ces albums "Que falta você me faz" est un remastering d'enregistrements des années 1960 sur des musiques de Vicinius de Moraes, qui était sans doute passé inaperçu à l'époque. Une réelle merveille. Ecouter en particulier O que tinha de ser pour entendre une Maria Bethânia, d'habitude très sobre, qui "lâche" sa voix de façon spectaculaire. Assez impressionnant,surtout si on pense que c'était ses premiers enregitrements. De quoi remettre à leur place pas mal de gens qui se croient chanteurs. Beaux accompagnements orchestrés ou au pinao/guitare. Un disque magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas entendu un des nouveaux albums sortis en 2007, "Mar de Sophia", par contre je suis en train d'écouter "Pirata". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.mondomix.com/Publish/reportage/3659/pics_chro_pirata.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.mondomix.com/Publish/reportage/3659/pics_chro_pirata.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un disque d'un style qui me plait beaucoup, très dépouillé, avec un accompagnement souvent limité à la guitare avec un peu de persussions. Presque du fado, avec aussi des influences africaines. La voix n'a sans doute jamais été aussi facile, c'est peut-être ce qui explique cette frénésie de sorties. Les textes sont d'écrivains brésiliens et portugais, dont João Guimarães Rosa et Fernando Pessoa. Un site officiel &lt;a href="http://www.mariabethania.com.br/"&gt;ici&lt;/a&gt;, marrant les égéries contestataires des années 60 ont aujourd'hui des sites internet officiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour une rapide présentation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-4718619929882959190?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/4718619929882959190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=4718619929882959190' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4718619929882959190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/4718619929882959190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/04/maria-bethnia.html' title='Maria Bethânia - légende bien vivante'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2017393941489294593</id><published>2007-04-01T00:24:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:23:51.274+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Le Kabuki de la lignée Ishikawa à l'Opera Garnier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rg963x-xwKI/AAAAAAAAAJM/bXjh4Nk2qww/s1600-h/kabuki1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rg963x-xwKI/AAAAAAAAAJM/bXjh4Nk2qww/s400/kabuki1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048388806033653922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on cherche ce que signifie concrètement le mot tradition, je crois que l'on peut sans trop de risques tourner les yeux vers le Japon. Ainsi la famille Ishikawa interprète du théatre Kabuki depuis que le fondateur de la lignée a ouvert sa maison en  1675 sous le nom de Danjûrô I.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis cette date, chaque génération de la famille Ishikawa compte un Danjûrô qui a pour charge de mener la troupe familiale au succès public et critique. L'actuel star de la famille se nomme Ebizô XI, mais il pourra être rebaptisé Danjûrô XIII un jour  si sa réputation paraît le justifier, Danjûrô XII a passé le relais à son successeur en 1985.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ebizô XI a déjà mené sa famille à une certaine consécration : il sera le premier japonais à avoir joué du Kabuki  à l'opéra Garnier et, comme il l'a dit dans une étonnante présentation en français reprenant un rite traditionnel, il est fan la comédie musical du fantôme de l'opéra (!) et il espère juste que le grand lustre ne tombera pas sur le public lors de la représentation. (L'humour ne cache pas une fierté visible, le mois de mars 2007 est certainement noté avec soin dans les annales de la troupe. Même si la Palais Garnier de 1878 est une construction ridiculement récente à leurs yeux, il a été remarqué que le Kabuki est né en 1603, sensiblement en même temps que l'opera en Europe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.kabuki21.com/lib7/k774.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.kabuki21.com/lib7/k774.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communauté japonaise parisienne a d'ailleurs bien noté l'évènement et est venue en nombre revêtue du grand kimono de soirée et brandissant le camescope dernier cri. Habitué que je suis au public parisien mal habillé, je me suis senti obligé de raser les murs pendant les entractes pour ne pas trop détonner en comparaison de la somptuosité des costumes multicolores qui croisaient dans les couloirs et escaliers. Le reste du public était assez varié, pas mal d'anglais qui comme moi paraissaient estomaqués de la norme vestimentaire de la soirée et s'écartaient respectueusement quand un groupe de japonais s'approchait des buvettes. Finalement rien de tel que de se déguiser pour resquiller dans une file d'attente :p &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Kabuki est à l'origine la forme populaire de théatre traditionnel japonais et s'oppose au Nô, réservé aux nobles de familles militaires et très strict dans sa mise en scène. En comparaison le Kabuki est baroque et délirant, théatre des passions et des excès ouvert au combat sur scène, à la musique, à la danse et au chant. Mais attention, tout est codé, jusque dans la façon de marcher, de regarder, d'entrer et de sortir de scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style est trop complexe pour en parler (surtout que je découvre), mais par exemple alors que l'acteur Nô entre sur scène de façon imperceptible, comme s'il avait toujours été là, l'acteur Kabuki surgit de façon fracassante, prêt à livrer un combat dont sa vie dépend : il prend possession de l'espace au moment où il pose le pied sur scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.kabuki21.com/lib1/k175.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.kabuki21.com/lib1/k175.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait d'ailleurs un certain flottement dans le public sur l'attitude à adopter quand un nouveau personnage faisait irruption ou sortait : applaudir, rester silencieux ? Petit à petit la salle s'est calée sur les japonais du public qui lançaient de temps en temps des cris mystérieux à l'intention des acteurs. Finalement un compromis a été trouvé qui consistait à applaudir à peu près tout le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troupe a joué deux histoires, en plus de la présentation rituelle au public, suivie d'un "regard intense dans le style Ishikawa". A ce sujet je tiens à souligner le charlatanisme de la chose : ce regard intense était censé, entre autres choses, préserver des rhumes, mais le public a continué à tousser aussi fort après le rituel en question qu'avant. C'est donc bidon :p&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La remière histoire Kanjinchô "Le registre de souscription " était l'histoire d'un noble appelé Yoshitsune qui s'enfuit d'un territoire ennemi avec ses fidèles déguisés en moines et qui se retrouve confronté à un barrage militaire. La subtilité de Benkei, le serviteur qui mêne la fuite suffira t'elle à tromper Togashi, l'officier intelligent chargé de bloquer la route ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde histoire Momijigari ou " Dans la contemplation des érables" est celle du général Koremochi qui vient admirer les érables du mont Togakushi. Il y rencontre la princesse Sarashina et sa suite, qui chante et danse pour distraire le général et ses hommes à qui le saté est généreusement et abondamment offert. Pendant les danses il devient évident que la princesse Sarashina est en réalité un redoutable démon-vampire. Mais Koremochi et ses hommes sont déjà bien assoupis par l'alcool...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux spectacles remontent au XIXè siècle époque à laquelle le Kabuki est passé du statut de spectacle populaire relégué aux marges de la ville au statut de spectacle destiné à la classe dirigeante, notamment sous l'impulsion de la famille Ishikawa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.kabuki21.com/lib1/k128.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.kabuki21.com/lib1/k128.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc assez fascinant d'assister à ce spectacle qui est repris dans la même tradition depuis des générations, chaque acteur étant invité à exprimer sa propre personnalité en se calant dans le style Ishikawa, qui est plus présenté comme un certain état d'esprit que comme une tradition rigide et intouchable.  La musique et le texte restent identiques, seules changent les incarnations des personnages et les mises en scène, mais celles ci doivent être agrées par la génération précédente quoi qu'il arrive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un spectacle étonnant, plein de guerriers et de démons, de courtisanes et de moines errants qui est donné au Palais Garnier. La famille Ishikawa défend avec conviction son patrimoine unique : Danjûrô VII s'était secrètement mélé à une troupe  de Nô impérial pour voler leurs secrets et les intégrer à son Kabuki qu'il souhaitait révolutionner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a bien réussi son coup et souhaitons au clan Ishikawa encore plusieurs siècles de succès mérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.kabuki21.com/lib1/k132.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.kabuki21.com/lib1/k132.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(nota : les images ont été trouvées sur Internet et remontent pour la plupart au milieu du XIXè siècle, mais il s'agit bien sur toutes ces images de la famille Ishikawa, il n'y a donc pas ici de tromperie sur l'illustration&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nota 2 : si les personnages louchent, c'est que c'est considéré comme un signe de concentration des acteurs, un bon acteur Kabuki doit loucher en entrant en scène !)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2017393941489294593?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2017393941489294593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2017393941489294593' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2017393941489294593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2017393941489294593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/04/le-kabuki-de-la-ligne-ishikawa-lopera.html' title='Le Kabuki de la lignée Ishikawa à l&apos;Opera Garnier'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rg963x-xwKI/AAAAAAAAAJM/bXjh4Nk2qww/s72-c/kabuki1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-948129443498757895</id><published>2007-03-31T22:10:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:24:27.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Electro'/><title type='text'>Air - Pocket Symphony - La Cigale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.ramdam.com/img/fiche/air.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.ramdam.com/img/fiche/air.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai été invité par Chevalier Bayard et Liewen au concert donné par Air à La Cigale ce 29 mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Air c'est de la musique électronique et j'y connais pas grand chose, je suis très content d'y avoir assisté, je ne sais pas si j'y serais allé de ma propre initiative simplement car je n'aurais pas eu l'idée de fouiller le programme de La Cigale pour chercher ce genre de concerts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, Air c'est un des rares groupes d'electro que je connais au moins pour leur tube Sexy Boy qui remonte à quelques années, et je suis curieux d'entendre de la musique electronique qui a la réputation d'expérimenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première partie par un hollandais (je crois avoir compris qu'il était d'Amsterdam) chantant quelques mélodies accompagné seul à la guitare, de façon assez classique avec un petit charme adolescent. Assez sympa mais son exercice est casse gueule et je n'ai pas l'impression qu'il ait accroché le public venu ce soir là pour écouter tout autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Air arrive après une pause. Tout de suite le style est donné : ce sera de la musique élégante et planante. Les influences sont variées, ça commence avec de la musique orientale, mais c'est surtout pop/rock, une évocation de sons psychédéliques des années 60 avec des expérimentations sur les timbres et les sonorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.jivemagazine.com/data/posts/1812/tn_pic2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px;" src="http://www.jivemagazine.com/data/posts/1812/tn_pic2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L' influence évidente est la musique répétitive à la Phil Glass, mais ça ressemble à du Phil Glass qui aurait de l'inspiration (sisi, je suis convaincu que les mots "Phil Glass" et "inspiration" ont un sens placés dans la même phrase :p). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'harmonie reste très sage et le recours à des accords non-parfaits est rare, je crois en avoir entendu dans un morceau vers la fin du concert, et la référence paraissait plus se situer dans la musique orientale que dans de l'expérimentation pure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout reste régulier niveau rythme. On est dans de la vraie transe, qui fonctionne avec une répétition régulière d'un motif sans aucun silence, et qui si on se concentre dessus peut mettre dans un état second. Mais le truc physiologique est connu, rien de nouveau même si le batteur du groupe paraît très bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vocalement, les deux principaux membres du groupe sont très limités et ont recours à des distorsions électroniques de leurs voix qui mettent un peu de relief dans les sonorités, de la même façon, ils injectent dans leur musique des riffs de guitare (qui sont personnelement ce que j'ai préféré, on ne se refait pas^^).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été fasciné par l'intervention de Neil Hannon, le chanteur de Divine Comedy venu en guest star, et qui a apporté une touche de génie à cette soirée avec une voix d'une subtilité hallucinante. Sa voix très souple de rocker romantique, accompagné par le dispositif de Air a apporté une ambiance d'une beauté sonore venue d'un autre monde, plus petit et plus poétique que le nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'est là que Air est réelllement fort et innovant : dans la sonorité. Elle est ultra travaillée et formatée pour les dimensions d'une salle comme La Cigale. Le travail fait à ce niveau est incroyable, on a l'impression d'entendre quelque chose de planant et stimulant, une fois qu'on entre dans la donne du concert. C'est intimiste et subtil à la fois, toujours splendide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les mauvais moments ça ressemble à de la musique de bar - piano bar foireux au clavier ou style buddha bar bon chic bon genre versaillais, dans les bons moments ça décolle vraiment, avec plein de surprises, et on voyage dans la dimension parallèle (parallèle, vraiment ?) de l'éther.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, j'ai complètement accroché mais c'est une musique qui ne suscite pas une énergie délirante mais met plutôt dans un état second vaporeux et méditatif, qui gagne a être entendue en concert : le cd risque de faire très musique en boite aseptisée(mais la musique c'est toujours mieux en concert :p).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.bbc.co.uk/manchester/music/2004/01/19/talkie_walkie_203.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.bbc.co.uk/manchester/music/2004/01/19/talkie_walkie_203.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, avec ma fréquentationa assidue de l'opéra et de concerts classiques dans diverses salles, j'ai été habitué à des standards de longueurs plus élevés. Quand la musique s'est arrêtée, je me suis demandé si c'était une petite pause avant de reprendre une deuxième partie, mais non, c'était bien la fin du concert et Chevalier Bayard m'a annoncé qu'il y avait déjà eu deux rappels.  N'empêche que j'ai été très étonné de me retrouver dans la rue aussi tôt, un peu après 10 heures, perdu l'habitude...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne nouvelle c'est que si j'en veux plus, je vais au concert des Chemical Brothers en juillet !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'essaierai de taper l'incruste dans d'autres concerts d'ici là :p&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-948129443498757895?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/948129443498757895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=948129443498757895' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/948129443498757895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/948129443498757895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/air-la-cigale.html' title='Air - Pocket Symphony - La Cigale'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-8561414217765655771</id><published>2007-03-31T08:09:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:24:50.440+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>La Juive de Halevy - oui ! c'en est fait !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/FS/1003-2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/FS/1003-2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.musicroom.com/images/catalogue/fullsize/COMB000000EG78092.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.musicroom.com/images/catalogue/fullsize/COMB000000EG78092.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le "grand opera français" est devenu une chose un peu mythique, dont tout le monde parle comme de quelque chose d'entendu, mais qui n'est presque jamais joué. Un genre qui a été à la pointe de la mode durant toute une partie du XIXè siècle (1830-1870 en gros). La Juive est un des opéras phares de ce genre, créé en 1835.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Juive était une référence évidente au XIXè siècle et Proust (wha ! je vais citer du Proust sur ce blog miteux ! La classe quand même :p !) introduisait ainsi un personnage dans une scène de bordel : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"C’est une Juive ! Ça ne vous dit rien ? » (C’est sans doute à cause de cela qu’on l’appelait Rachel.)Et avec une exaltation niaise et factice, qu’elle espérait être communicative et qui finissait sur un râle ! Rah ! » Cette Rachel, que j’aperçus sans qu’elle me vît, était brune, pas jolie, mais avait l’air intelligent, et, non sans passer un bout de langue sur ses lèvres, souriait d’un air plein d’impertinence aux michés qu’on lui présentait et que j’entendais entamer la conversation avec elle."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnage qui réapparait quelques tomes plus tard :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;" Tout à coup, Saint-Loup apparut, accompagné de sa maîtresse, et alors, dans cette femme qui était pour lui tout l’amour, toutes les douceurs possibles de la vie, dont la personnalité, mystérieusement enfermée comme dans un Tabernacle, était l’objet sur lequel travaillait sans cesse l’imagination de mon ami, qu’il sentait qu’il ne connaîtrait jamais, dont il se demandait ce qu’elle était en elle-même, derrière le voile des regards et de la chair, - dans cette femme je reconnus à l’instant « Rachel quand du Seigneur », celle qui, il y a quelques années (les femmes changent si vite de situation dans ce monde- là, quand elles changent), disait à la maquerelle : " Alors, demain soir, si vous avez besoin de moi pour quelqu’un vous me ferez chercher. "&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela pour dire que cet opéra était fameux et que personne ne s'inquiétait pour son avenir, il faisait même la soirée d'ouverture inaugurale de l'Opéra Garnier en 1878.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1856, un critique écrivait &lt;i&gt;" Robert le Diable en est aujourd'hui à sa 329è représentation, La Juive à sa 220è. Comme Robert, La Juive est restée au répertoire et y restera toujours. A quoi bon s'apesantir sur un chef d'oeuvre que tout le monde connaît, que tout le monde a vu et reverra ?"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.yorkgate.ram.ac.uk/emuweb/objects/common/webmedia.php?irn=1856&amp;reftable=ecatalogue&amp;refirn=10362"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.yorkgate.ram.ac.uk/emuweb/objects/common/webmedia.php?irn=1856&amp;reftable=ecatalogue&amp;refirn=10362" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Cornelia Falcon dans le rôle de Rachel&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi, les critiques se trompent parfois (:p). Au XXè siècle La Juive a totalement ou presque disparu des programmes. La dernière représentation à l'opéra de Paris remonte à 1934. Les raisons de la disparition sont multiples : style jugé d'arrière garde, ricanements contre le grand opéra français et ses mises en scène à l'esbrouffe (il y avait une cathédrale et 20 chevaux sur scène pour la première en 1835 !), longueur de l'oeuvre (cinq actes pleins), extrême difficulté vocale pour des rôles jugés peu gratifiants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monter La Juive à cette époque impliquait une lutte contre les goûts du public et de la critique. On pourrait aussi penser que dans le contexte de l'Affaire Stavisky et des poussées d'extrème droite dans toute l'Europe cela représentait en plus une prise de position politique. Ce n'est pas évident, par exemple "La revue des deux mondes" commentait ainsi une diffusion radio en 1935 : "Le drame s'est effondré !" L'actualité du sujet ne sautait donc pas aux yeux. Ce jugement sur le livret, alors qu'Hitler était au pouvoir et que les juifs d'Europe allaient connaître le sort que l'on sait, montre qu'à cette époque comme aujourd'hui, les critiques font toujours preuve d'une confondante lucidité (!!!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.jules-massenet.com/halevy.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.jules-massenet.com/halevy.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Jacques Fromental Halèvy&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce 3 mars 2007, après 1 heure d'attente à l'extérieur pour cause d'alerte à la bombe, je me suis retrouvé, avec les autres occupants d'un petit balcon en surplomb de la scène, occupé à ranimer une femme à l'accent russe qui disait qu'elle avait le vertige et qu'elle allait s'évanouir. Mais enfin, après une longue attente, j'allais pouvoir entendre cette fameuse Juive !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la musique j'ai été agréablement surpris. J'avais tellement entendu dire que cette musique était pompeuse, lourde, sans imagination, artificiellement gonflée que j'ai été étonné de voir qu'elle était plutôt subtile et variée, en tout par arpport à ce que je craignais. Halevy a composé une partition à géométrie variable, tantôt plutôt intimiste et lyrique, avec un duo de guitares pour accompagner le chant, tantôt spectaculaire avec le final de l'acte III qui rassemble tous les solistes, l'orchestre de l'Opéra au grand complet, un grand orgue et un immeuse choeur déchaîné. La musique est romantique avec des emprunts à différentes traditions : musique religieuse d'Eglise, mélodies juives, orientales. A la façon romantique, l'accompagnement varie en fonction de l'Etat d'esprit des personnages. Contemporain de Bellini et de Berlioz, je trouve qu'Halevy n'est pas du tout ridicule dans son écriture, et ce n'est pas la musique au kilomètre annoncée. J'ai mieux compris pourquoi Wagner et Mahler avaient pu apprécier : c'est tout simplement bien écrit avec une grande efficacité dramatique, même si ce n'est pas révolutionnaire dans le genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire mélange plusieurs niveaux : fresque semi-historique avec une intrigue en 1414 en plein pendant l'hérésie de Jean Hus et les persécutions populaires contre les Juifs, mélant à cela drame familial et drame sentimental. Halevy a voulu également introduire une dimension métaphysique soulignée par les citations de musique religieuse. Tout fonctionne en réalité par la complexité apportée à l'écriture de chaque personnage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus intéressant de ces personnages est Le juif Eleazar, intégriste comme on dirait aujourd'hui, qui a perdu ses deux fils dans l'incendie de Rome causé en partie par l'intransigeance religieuse du cardinal de Brogni. Mais Eleazar a sauvé lors de cet incendie la fille du cardinal et l'a adoptée en secret (il a donc sauvé la fille de son persécuteur). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des années plus tard, l'enfant sauvé, Rachel devenue jeune femme tombe amoureuse d'un jeune premier chrétien dont est amoureux de son côté la princesse chrétienne Eudoxie. Tout se passe de travers pendant que la foule chrétienne en colère ne fait pas dans la nuance. Chaque personnage est tiré entre des considérations de générosité qui sont contrées par des principes rigides et la pression populaire. C'est le drame de l'intolérance, et le livret super mélodramatique ne fonctionne pas si mal que cela. C'est le Juif Eleazar, montré d'abord avec des poncifs volontairement antisémites mais dont l'humanité se dévoile petit à petit qui touche le plus. C'est ce personnage qui devait intéresser le plus Halevy, lui même juif modéré essayant de concilier cette identité avec une citoyenneté française. Son oeuvre critique le communautarisme avant l'heure, à la grande joie de Gégé Mortier, directeur de l'opéra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a pourtant pas mal de coupes, l'oeuvre dans son intégralité est jugée non montrable à un public moderne peu endurant. Certaines de ces coupes sont d'opportunité pour les chanteurs : les rôles sont longs et difficiles. D'autres  veulent faire dans le politiquement correct, certains passages étant difficile à entendre pour le public actuel d'après les producteurs de ce spectacle (!), ainsi le choeur final est édulcoré. Normalement ça doit se terminer par un grand choeur aux paroles grinçantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Oui c'en est fait oui c'en est fait&lt;br /&gt;et des Juifs nous sommes vengés."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en 2007, selon Gégé Mortier, le public de l'opéra de Paris a moins de recul qu'en 1835 (!). Ce texte n'a donc pas été joué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/Antonacci.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/Antonacci.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Anna Caterina Antonacci&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plateau vocal était très bon, et cette recréation tient bien la route à ce niveau. J'avais à côté de moi un boulet qui a gesticulé pendant tout l'opéra pour dire à sa copine, apparemment public attentif et docile des opinions du grand esthète, que l'on entendait aucun des chanteurs, et qu'en plus la musique était nulle, etc... etc... mais c'est faux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna Caterina Antonnacci chantait très clairement son rôle redoutable (écrit à l'origine pour la fameuse Falcon) qui nécessite un grand investissement d'acteur; quand Annick Massis chantait le rôle moins intéressant d'Eudoxie, écrit pour une chanteuse de style plus lyrique italien. Robert Lloyd était splendide dans le rôle sententieux de Brogni, avec des basses terribles. Je regrette juste de ne pas avoir entendu Furlanetto prévu pour deux soirées dans ce rôle, mais je me suis loupé (je voulais entendre Schicoff pour la même occasion). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/Merritt.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.operadeparis.fr/Images/Saison0607/Artistes/Merritt.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Chris Merritt&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce soirt là il y avait Chris Merrit dans le grand rôle d'Eleazar. C'est difficile de faire une critique de sa prestation. Merrit (comme Schicoff, l'autre chanteur qui alternait dans le rôle) est un chanteur qui a été a son sommet dans des rôles rossiniens dans les années 1980. Sa voix est toujours splendide, avec de beaux phrasés et un français qui lui permet d'incarner le personnage complexe avec beaucoup d'intensité. Mais il faut aussi être honnête, sa voix est très fatiguée, avec un vibrato atroce et surtout par moments il déraille totalement dans la fausseté. Et quand je dis faux, ce n'est pas faux d'un quart de ton ou d'un demi ton, c'est d'une bonne quinte ! Ce 3 mars, il a ainsi commencé magnifiquement le grand air " Rachel, quand du Seigneur" et malheureusement dans cet air qui était la seule chose un peu connue du public, soudain, après un début vraiment très musical, le crash total. Il a tant bien que mal terminé sa prestation avant de rester prostré sur scène silencieux pendant que le public s'insultait entre balcons à coups de " Connard ! " et de " Vous ne savez pas ce qu'il a été ". L'incident s'est bien terminé après ces quelques minutes d'échanges d'arguments dans la salle par une seconde salve d'applaudissements, très nourris, pour sauver les chanteurs qui attendaient que cela se termine, pétrifiés, et leur permettre de continuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois dire que j'en ai gardé une certaine sympathie pour Chris Merrit, que je devrais réentendre bientôt dans Salome de Strauss avec Nina Stemme (j'ai hâte surtout pour Nina Stemme en fait). Il y a avait réellement quelque chose de très violent à le voir ainsi écrabouillé sur l'immense scène de Bastille. Je serais bien allé écouter Neil Schicoff, lui aussi grand chanteur fatigué au sommet de sa carrière il y a une quinzaine d'années - j'ai un fantastique Contes d'Hoffmann au disque avec lui - mais je ne suis pas certain que sa prestation était bien meilleure, j'ai même l'impression que la voix de Merrit est mieux conservé, en fait. Très difficile apparemment de trouver un ténor capable de chanter ce rôle redoutable à apprendre et très difficile à chanter, pour un "retour sur investissement " limité en termes de carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène assez neutre de Pierre Audi qui emprunte à différentes époques, construction sur scène qui figure à la fois une cathédrale et une gare du XIXè siècle si j'ai bien compris, costumes également de différentes époques, j'imagine pour souligner l'intemporalité de l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j'ai entendu La Juive dans une bonne version. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme à l'accent russe a terminé le concert ravie du point de vue sur la scène depuis le balcon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-8561414217765655771?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/8561414217765655771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=8561414217765655771' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/8561414217765655771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/8561414217765655771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/la-juive-de-halevy-stigmatisons-les.html' title='La Juive de Halevy - oui ! c&apos;en est fait !'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-2781774057962122011</id><published>2007-03-24T11:27:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:25:17.951+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Série télé'/><title type='text'>Rome - Silent... leges inter arma.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUAPy7xgjI/AAAAAAAAAI4/F95ihndcU7A/s1600-h/ep21_pullo_kids_252.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUAPy7xgjI/AAAAAAAAAI4/F95ihndcU7A/s320/ep21_pullo_kids_252.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5045439228909027890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais parlé de la première saison de la série Deadwood produite par la chaîne HBO, j’ai regardé la seconde saison et je confirme que c’est une très très bonne série, meilleure même que ce que j’ai pu en dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaîne de télévision HBO produit depuis quelques années des séries « de luxe » en laissant un peu plus de marge de manœuvre aux écrivains et réalisateurs que la concurrence. Le résultat est assez bluffant, et la bonne nouvelle est qu’au niveau de l’audience, ça marche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai regardé la première saison d’autre de ces séries « Rome » coproduite avec la BBC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon que Deadwood était le meilleur western depuis longtemps, Rome est le meilleur péplum depuis un bail (je dis ça mais je n’ai toujours pas vu ni Alexandre, ni Troie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que le format série télé est idéal pour aborder ce type de sujet, je me souvenais quand j’étais petit d’une série (déjà BBC) qui passait à la télé « Moi, Claude, Empereur » qui était très bien faite, il faudrait que j’essaie de la revoir si c’est possible (la note et les avis sur Imdb &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0074006/"&gt;ici&lt;/a&gt; sont très hauts alors que c’est vieux de 30 ans, mes souvenirs de série géniale doivent être exacts après tout).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La trame de « Rome » va de la Guerre des Gaules jusqu’à l’assassinat de César, pour la saison 1. La saison 2 en cours de diffusion aux Etats-Unis reprend exactement à la fin et traite – je ne l’ai pas vu- de la succession de César et des amabilités entre Marc-Antoine et Octave, le futur Auguste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUALy7xgiI/AAAAAAAAAIw/XL-eKdr4hj0/s1600-h/ep21_atia_252.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUALy7xgiI/AAAAAAAAAIw/XL-eKdr4hj0/s320/ep21_atia_252.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5045439160189551138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de vue de la série est de montrer en parallèle la « grande histoire » de la chute de la République et des affrontements entre César, Pompée, Marc Antoine, Caton, Brutus, Scipion, Ciceron avec l’ « histoire de la vie quotidienne ».  Celle-ci est amenée par les aventures de deux légionnaires romains, le centurion Lucius Vorenus et le soldat Titus Pullo. D’ailleurs ces deux personnages ne sont pas à 100  % de la fiction (à 99, 99999 %  seulement) Jules César mentionne ces noms dans sa Guerre des Gaules : « Il y avait dans cette légion deux centurions d’une grande bravoure, qui approchaient des premiers grades, Titus Pullo et Lucius Vorenus. C’était entre eux une perpétuelle rivalité à qui passerait avant l’autre, et chaque année la question de l’avancement les mettait en violent conflit. Pullo, au moment où l’on se battait avec le plus d’acharnement au rempart, s’écria : « Pourquoi hésiter, Vorenus ? quelle autre occasion attends-tu de prouver ta valeur ? c’est ce jour qui décidera entre nous. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grades ont été changés, et la série imagine la suite des aventures de nos deux pieds-nickelés. Ils rentrent à Rome dans une ville qu’ils ne connaissent plus après toutes ces années passées à crapahuter dans la campagne à taper sur des barbares. La série nous fait donc découvrir le Rome des bas quartiers, métropole cosmopolite dans laquelle se mélangent peuples, langues, cultures venues de tout « le monde connu » en hommes libres ou esclaves. Une Rome en pleine mutation politique et sociale car le retour de Jules César est mouvementé. Quelle sera la place des deux légionnaires dans cette grande mosaïque ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu la qualité de ce qui est montré, une armée de conseillers historiques a dû être dépêchée à l’écriture du scénario et sur le tournage. &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUB-C7xgkI/AAAAAAAAAJA/Lt4BfywdgWU/s1600-h/ep07_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUB-C7xgkI/AAAAAAAAAJA/Lt4BfywdgWU/s320/ep07_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5045441122989605442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau visuel d’abord, c’est un péplum ou les acteurs n’ont pas l’air d’avoir trouvé une jupette dans une boutique de farces et attrapes et de s’être ensuite emberlificoté dans leur rideau de douche. Ils sont crédibles dans leurs accoutrements. Un article Wikipedia bien fait dresse une liste des incohérences et anachronismes &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29"&gt;ici&lt;/a&gt; mais ce qui m’a frappé c’est au contraire la qualité et le sérieux d’ensemble en comparaison de beaucoup de péplums vus jusqu’ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau des détails, j’ai été étonné par une sous intrigue sur l’enterrement de Vercingétorix dont je me demande si elle est inventée ou non, elle a une certaine logique. C’est cette accumulation de détails qui rend la série crédible, on y voit également, entre autres, une cérémonie au dieu Mithra, une procédure administrative d’affranchissement d’esclave, un combat de gladiateurs, figure obligée qui au lieu d’être traitée à la manière grand spectacle héroïque est ici un des trucs les plus glauques jamais filmés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau historique, la série a le mérite de ne pas prendre le spectateur pour un imbécile. J’ai d’ailleurs trouvé qu’il fallait un peu s’accrocher, j’ai regardé les premiers épisodes «  à froid » et j’ai pas mal du me creuser la tête pour me souvenir de l’identité de chaque personnage qui fait irruption sans présentation détaillée. Les enjeux politiques du retour de César font partie de l’intrigue mais ne sont pas clairement explicités, on est censés savoir ce qui se passe, la série se borne à le commenter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parti pris est assez pro-César, sans doute en grande partie parce que tout cela est perçu par nos deux légionnaires Titus Poulo et Lucius Vorenus depuis leur point d’observation plébéien. Beaucoup d’images d’Epinal sont évitées, à l’exception peut-être de Cléopâtre, mais peut être que le personnage sera mieux développé en seconde saison, ici son apparition est courte. En revanche, l’assassinat de César est d’anthologie : on évite les clichés que l’on pouvait craindre sur l’évènement, mais je ne vais pas raconter la fin non plus (désolé d’ailleurs d’avoir spoilé la mort de César pour ceux qui l’ignoraient…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les défauts viennent aussi du format. C’est une série télé, donc les relations entre les personnages sont « sitcomisés », ce qui fonctionne vu la brochette d’individus gratinés qui ont mené la République à la fin. Il faut donc se garder de prendre à la lettre les personnalités des personnages, cela reste une série. D’autant plus que HBO, comme d’habitude, est heureuse de filmer crûment des intrigues un peu interlopes. Si le Rome du pouvoir et du peuple est bien montré, je trouve d’ailleurs qu’il manque une représentation plus importante du Rome des penseurs et des artistes. C’est grâce à eux que l’on sait tout ça finalement, et ils ne sont pas remerciés de leurs services ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre souci, la chronologie. Ce qui se passe sur 12 heures a duré en réalité une dizaine d’années, et on le perçoit mal (de -52 à -44 me dit on).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgT_9S7xgfI/AAAAAAAAAIY/lVckgN9rmSg/s1600-h/ep01_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgT_9S7xgfI/AAAAAAAAAIY/lVckgN9rmSg/s320/ep01_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5045438911081447922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien filmé, un peu trop en gros plan pour faire « télé », quand le budget de la série est «  le plus grand de l’histoire de la télévision pour une saison » les grands décors ne sont pas mis en valeur. C’est en cela que « Rome » reste un péplum classique, car je suis sûr qu’un péplum n’est pas « le gros machin qui à coûté le plus cher de tous les temps de l’histoire du cinéma » n’est pas un vrai péplum. Pour assurer la qualité filmique du bébé, des grands noms hollywoodiens comme John Milius et Michael Apted ont été dépêchés sur les lieux. Ce qui est particulier c’est que le budget n’a pas servi à faire de l’esbroufe mais bien à servir le scénario.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est très impressionnant et Rome vaut la peine d’être vue (c’est très débile comme phrase ça. Je la garde tiens :p)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà, je me retrouve bêtement dans l’attente de la seconde (et dernière, snirf) saison. Je suis quand même étonné par la qualité des séries télé américaines dans l’ensemble ces dernières années par rapport aux blockbusters hollywoodiens. J’ai essayé de résister mais il faut se rendre à l’évidence : l’expérimentation, l’originalité, la qualité d’écriture sont plus souvent à la télé qu’au cinéma. Drôle de tendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUAEC7xggI/AAAAAAAAAIg/Egf9vOaeMLY/s1600-h/ep05_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUAEC7xggI/AAAAAAAAAIg/Egf9vOaeMLY/s320/ep05_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5045439027045564930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-2781774057962122011?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/2781774057962122011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=2781774057962122011' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2781774057962122011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/2781774057962122011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/rome-silent-leges-inter-arma.html' title='Rome - Silent... leges inter arma.'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgUAPy7xgjI/AAAAAAAAAI4/F95ihndcU7A/s72-c/ep21_pullo_kids_252.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-820923692644058749</id><published>2007-03-22T13:07:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:25:40.279+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Alcina et Ariodante de Haendel</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2rS7xgdI/AAAAAAAAAII/6wUd-40Ia7o/s1600-h/Alcina.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2rS7xgdI/AAAAAAAAAII/6wUd-40Ia7o/s320/Alcina.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044725018797375954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considération de bistrot du commerce du jour : les modes changent et si dans les années 1980 beaucoup de personnes pensaient que la langue naturelle du chant était l’anglais, dans les années 1730 il paraissait évident que c’était l’italien (il faut dire que les italiens avaient inventé l’opéra un peu plus d’un siècle auparavant, on leur devait bien ça).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que Georg Friedrich Haendel était un allemand qui écrivait de l’opéra italien en Angleterre au XVIIIè siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime beaucoup les opéras de Haendel, avec leur musique très poétique qui accompagne ce théâtre des passions baroque, avec goût des paradoxes, des inversions, des symétries entre les personnages encore renforcé par la mode de l’époque de faire chanter les rôles de femmes par des hommes et les rôles d’hommes par des femmes, sans compter les fameux castrats dont je déplore amèrement la disparition (on ne sait plus s’amuser à notre triste époque). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, je trouve que pour que cela fonctionne, il faut un chef et un orchestre qui sachent « mettre le feu » dans la fosse et une équipe de chanteurs capables de pyrotechnie vocale, avec de l’imagination et des styles variés. Pas toujours évident à rassembler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma résolution de l’année d’aller plus souvent au concert et d’arrêter d’écouter de la musique en boîte je me suis donc précipité coup sur coup sur Alcina et Ariodante dans deux productions très différentes (et vous notez que comme ça je fais un seul compte rendu à la place de deux, je suis trop fort).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2cy7xgcI/AAAAAAAAAIA/aovfU5y-2AY/s1600-h/Alcina_front.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2cy7xgcI/AAAAAAAAAIA/aovfU5y-2AY/s320/Alcina_front.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044724769689272770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alcina est peut-être l’opéra de Haendel le plus connu et le plus joué. L’histoire tirée de l’Arioste est rigolote et permet à un metteur en scène normalement constitué de se lâcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méchante magicienne Alcina naufrage les aventuriers sur son île magique, pour s’amouracher d’eux ou les transformer en objet, plantes, animaux, monstres. La jeune Bradamante vient délivrer son fiancé Ruggiero qui est l’objet actuel des amours d’Alcina. Mais quand elle arrive sur l’île déguisé en homme, Morgana, la sœur d’Alcina tombe amoureux d’elle, ignorant qu’elle est une femme. Cela rend Oronte, sbire d’Alcina, jaloux car il aime Morgana et il cherche à se venger. Tout cela est périlleux car Alcina, la sorcière amoureuse, peut à tout moment se fâcher et lâcher son armée de monstres sur les protagonistes. Ca paraît un peu confus, et heuuu, c’est un peu confus. Mais au moins il y a plein de rebondissements et on ne s’ennuie jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ3Bi7xgeI/AAAAAAAAAIQ/wKTHCuR9m48/s1600-h/dell-niccolo-abbate-alcina-empfaengt-ruggero-00003.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ3Bi7xgeI/AAAAAAAAAIQ/wKTHCuR9m48/s320/dell-niccolo-abbate-alcina-empfaengt-ruggero-00003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044725401049465314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai entendu monté par l’orchestre du CNSM de Paris à la Cité de la Musique, c'est-à-dire par les bons élèves des classes de chant. L’avantage était que tous les chanteurs étaient d’un niveau homogène et franchement très bon. Les voix étaient très variées, mais tous les chanteurs n’étaient pas avantagés de la même manière : pour des raisons pas claires, les rôles d’Alcina et d’Oronte avaient été doublés et étaient chantés en alternance par deux chanteurs différents mais tous deux présents sur scène en même temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis demandé s’il s’agissait d’une volonté de mise en scène (personnages « ambivalents », dont les différentes facettes sont montrées par différents chanteurs), ou bien de la volonté de faire chanter le plus de monde possible, ou bien de la peur que le rôle d’Alcina soit trop lourd pour une seule chanteuse (mais apparemment non, les deux chanteuses étaient visiblement à l’aise pour le chanter en entier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était un peu dommage, parce que ça menait en permanence à une « comparaison » des voix qui n’étaient pas exactement les mêmes, et ça rendait le dispositif sur scène un peu pesant. Et il y a une Alcina que j’ai préféré à l’autre, mais je ne peux pas dire laquelle je ne sais pas son nom (j’ai une chance sur deux, mais bon…)&lt;br /&gt;Le soir où j’ai assisté à cette Alcina, la performance qui était nettement au dessus du lot était celle d’Isabelle Druet, mezzo dans le rôle de Ruggiero. Totalement engagée comme actrice et chanteuse, avec  une vraie voix colorature très à l’aise dans les ornementations et vocalises du rôle. Mais comme je l’ai dit, le niveau était très homogène.  Apparemment, quelques recherches sur internet montrent qu’Isabelle Druet a déjà commencé une carrière pro, donc le plateau n’était pas uniquement composé d’élèves comme je le pensais ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interprétation agréable, très variée et animée de l’orchestre du CNSM, mais ce qui m’a surpris était le style de cet orchestre, sorte d’hybride entre un orchestre baroque sur instruments anciens et un orchestre XXè, il y a avait notamment une harpiste aux accents très romantiques. Mais au final le seul vrai point noir de la prestation était l’idée de la mise en scène de faire pleuvoir des petits confettis sur scène et de demander aux figurants de jouer avec des pleines brassés pendant tout le premier acte : l’acoustique de la salle du CNSM est ultra précise et on entend une épingle tomber sur scène. Là pendant tout l’acte on a entendu « frshhhhhht frshhhhhht frshhhhhhht » c’était à la limite du supportable, et si j’avais eu un aspirateur à portée de mains je serais allé sur scène faire un peu de ménage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, une Alcina très divertissante, avec une mise en scène facile à suivre (même un peu de kung fu sur scène, mais ça reste assez sage) et une équipe de chanteurs qui faisaient bien varier la musique de Haendel dans le  rythme et dans l’ interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ0YC7xgaI/AAAAAAAAAHw/3hw4v-cv4f0/s1600-h/200px-Front_page_Ariodante.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ0YC7xgaI/AAAAAAAAAHw/3hw4v-cv4f0/s320/200px-Front_page_Ariodante.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044722489061638562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJyli7xgYI/AAAAAAAAAHg/qpkUpAdizp0/s1600-h/Ariodante_TCE_2007.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJyli7xgYI/AAAAAAAAAHg/qpkUpAdizp0/s320/Ariodante_TCE_2007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044720521966616962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; une image floue de la production d'Ariodante&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avec une video promotionnelle de grand air mélancolique d'Ariodante dans cette production  - Scherza Infida : (attention le volume est à 0, il faut le monter sur la page)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.concertclassic.com/videos_flash.asp?id=67"&gt;lien vers video de Scherza Infida par Angelika Kirschschlager&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième opéra auquel j’ai assisté est l’Ariodante dirigée par Christophe Rousset au Théâtre des Champs Elysées, l’histoire d’Ariodante est plus simple, la princesse Ginevra d’Ecosse et le prince Ariodante s’aiment d’amour tendre, mais le méchant Polinesso, jaloux, va rien faire que de les embêter pendant tout l’opéra.&lt;br /&gt;Cette fois c’est avec un plateau de stars montantes du chant. Tout l’opposé de l’Alcina et ses chanteurs inconnus, mais le point commun des deux productions est la grande variété des types de voix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angelika Kirschschlager est une mezzo avec une splendide voix lyrique pas forcément à l’aise dans le colorature si j’ai bien compris, mais j’ai trouvé qu’elle s’en sortait très bien, qu’elle chantait bien dans le style ornementé haendelien et qu’en plus sa voix contrastait avec celle de la mezzo Vivica Genaux, le méchant Polinesso, qui est, elle, ultra spécialisée dans le chant baroque. Sa voix est d’ailleurs incroyable, avec une virtuosité à couper le souffle (celui du public, pas le sien) et elle incarnait un Polinesso très fanfaron qui parcourait la scène à grandes enjambées, seul problème je pense que le rôle est un peu trop bas pour elle. Chez les rôles femmes aussi, contraste entre spécialsite du baroque/non spécialiste du baroque avec Jaël Azzareti dans le rôle de la suivante et Daniele de Niese dans le rôle de Ginevra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJzpy7xgZI/AAAAAAAAAHo/Be1PCiz0o_I/s1600-h/class_vivica_genaux_qc.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJzpy7xgZI/AAAAAAAAAHo/Be1PCiz0o_I/s320/class_vivica_genaux_qc.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044721694492688786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Vivica Genaux&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout fonctionnait assez bien au niveau des voix à mon avis, mais  par contre je n’ai pas été très convaincu par le direction de Christophe Rousset qui a tout accompagné sur le même ton monocorde et sur le même rythme ce qui donne un sentiment de monotonie un peu gênant pour la musique de Haendel qui en devient un peu plan plan (Ariodante dure 4 heures, quand même), c’est dommage quand les chanteurs se donnent autant de mal sur scène. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Haendel je préfère le style de Marc Minkovski et surtout de René Jacobs, qui mettent la partition en relief et donnent de la vie à ces aventures mythologiques. Seul moment de grande animation : il y avait des cors naturels, c’est marrant le cor naturel c’est deux pauvres musiciens qui s’époumonent dans des gros tuyaux tordus, et ça fait des bruits genre « Pwaaaââât Pwâââat Poeut Meuhhh Kwaaaac Kwaaaaac Flerererebleubeleubeuleu ». Il paraît que ça donne un côté héroïque à la partition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2BS7xgbI/AAAAAAAAAH4/i1CvTsbSb88/s1600-h/kirschlager.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2BS7xgbI/AAAAAAAAAH4/i1CvTsbSb88/s320/kirschlager.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044724297242870194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Angelica Kirschschlager &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise en scène jolie et sobre, un peu simple dans ses intentions : le décor tout blanc se referme quand l’action est oppressante, s’ouvre quand tout va bien, jolis costumes dans les tons bleutés. J'ai cru comprendre qu'il y avait une volonté de reproduire des miniatures médiévales avec des amours chevaleresques, je n'ai pas trouvé ça évident, peut être à cause du décor trop blanc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ballets n’avaient pas été coupés et une compagnie avait été dépêchée pour faire une chorégraphie décalée et loufoque, mais pas si folichonne que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux cas, de bonnes soirées. Je regrette un peu d'avoir râté l"'évènement" du chant baroque cette saison avec le Castor et Pollux de Rameau au Châtelet, mais il n'y a pas moyen de tout voir, mon programme est déjà un peu frénétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(et vous avez vu comme je suis bon pour les onomatopées ?)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-820923692644058749?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/820923692644058749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=820923692644058749' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/820923692644058749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/820923692644058749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/alcina-et-ariodante-de-haendel.html' title='Alcina et Ariodante de Haendel'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RgJ2rS7xgdI/AAAAAAAAAII/6wUd-40Ia7o/s72-c/Alcina.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3858968680309107149</id><published>2007-03-17T21:49:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:26:31.388+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>300 de Zack Snyder</title><content type='html'>Je vais ranimer un peu la flamme de ce blog en perdition, et faire une petite pause dans cette période opéra. Je ferai quelques comptes rendus des spectacles que j’ai vu : La Juive de  Halevy, Alcina de Haendel, Katerina Ismaïlova de Chostakovich, Jenufa de Janacek et enfin Ariodante de Haendel. Que de l’opéra. Donc pause !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/96/Jacques-Louis_David_004.jpg/800px-Jacques-Louis_David_004.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/96/Jacques-Louis_David_004.jpg/800px-Jacques-Louis_David_004.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ca c'est David.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais grâce à l’affreuse bande de geeks que je fréquente j’ai assisté mercredi dernier à une avant-première public de 300 de Zack Snyder. J’avais regardé d’un œil torve les différences bandes annonces et autres 300 secondes de 300 diffusés abondamment sur Internet et j’avais été amusé par l’esthétique qui semblait annoncée : des poses hiératiques de culturistes vêtus seulement d’un gros rideau rouge et du slip de tarzan, qui regardaient l’horizon d’un regard froid derrière leur casque spartiate. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y avait un côté affiche de recrutement dans la division Charlemagne qui m’avait fait soupçonner un petit bijou, et j’avais donc acheté ma place avec confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de l’adaptation d’une BD de Franck Miller (Sin City) sur les 300 spartiates menés par Leonidas, morts pour défendre un défilé face à l’armée perse de Xerxes en immense supériorité numérique. Je ne connaissais pas la BD, mais l’idée est que tout est filmé en fond bleu avec un grand travail graphique pour ramener aux images de Franck Miller, très contrastées clair/sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ? Alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chef d’œuvre absolu qui fera de ce film un sommet de l’histoire du 7ème art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès les premières minutes d'un champ de blé infini éclairé par le soleil à l'horizon, un grand sourire est apparu sur mon visage, et, assommé par la musique martialement pompeuse d’un certain Tyler Bates, je me suis immergé en plein plaisir nanardesque. Bon tout le film est au ralenti, quoique non. Seules les scènes de bataille sont au ralenti, et il n'y a que des scènes de batailles. En réalité non, c'est faux, elles sont espacées par des scènes où les acteurs sont statiques pour sortir quelques phrases sentencieuses avec des voix artificiellement distordues vers le grave. Miam ! Cela dit, je crois que le film passé en durée normale durerait environ 20 minutes contre les 117 annoncées. Ce serait ptet pas mal car je dois reconnaître que je regardais un peu ma montre sur la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxWAlg_dgI/AAAAAAAAAHA/S2XE6Tx0VJg/s1600-h/sparta.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxWAlg_dgI/AAAAAAAAAHA/S2XE6Tx0VJg/s320/sparta.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043000250818590210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ca c'est Zak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thermopyles ça veut dire « Portes chaudes », et en effet, c’est chaud ! Les Perses, au cas où vous l’ignoriez, ont inventé la parade de la gay pride et c’est donc une caravane de lesbiennes en chaleur, de drag queens recouvertes de piercings chevauchant des éléphants habillés d’or menés par cette grande folle de Xerxes qui se prépare à envahir la Grèce. Ils ont même un gros géant chauve pas content.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce que les Perses ignorent, c’est que les grecs sont bien mieux équipés qu’eux en clubs de fitness – ça se voit au premier coup d’œil-  et que sur le front arrière, les femmes spartiates vertueuses font de grands discours sur la liberté et la défense de la Patrie : l’arrière tiendra. Et cela malgré la traitrise d’infâmes politiciens véreux qui ne souhaitent que l’échec des purs guerriers partis au front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai adoré le résultat qui marque la naissance d’une nouvelle esthétique kitsch. Alors que d’après les quelques images que j’en ai vu les péplums qu’étaient Alexandre et Troie restaient dans le style péplum kitsch flamboyant des années 50, il y a ici du nouveau. Un savant mélange de cette esthétique traditionnelle pour les costumes et de jeu vidéo pour la façon de filmer, caméra rotative autour de la scène de bataille elle-même très figée dans sa reproduction des images de la BD de Miller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens d’ailleurs à marquer ici mon désaccord sur un point : ceux qui prétendent que cela rappelle Leni Riefenstahl sont insultants pour elle, qui a toujours gardé une classe et une élégance certaine dans son iconographie, non mais c’est vrai à la fin, faut arréter de dire n'importe quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxWWVg_dhI/AAAAAAAAAHI/c8UeCppy2eg/s1600-h/riefenstahl.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxWWVg_dhI/AAAAAAAAAHI/c8UeCppy2eg/s320/riefenstahl.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043000624480744978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ca c'est Leni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fond, c’est le Triomphe de la Volonté. Malgré l’échec militaire annoncé par une danseuse topless (l’oracle pour les incultes) qui fraie avec des vieillards affectés de prothèses en matière plastique sur le visage, Leonidas sait qu’il peut vaincre avec ses 299 camarades. D’ailleurs que quand il était petit il a pété la gueule à la Bête du Gévaudan dans la neige, et que donc rien ne peut l’arrêter. Même pas ce dégénéré infirme de Éphialtès qui a piqué son costume de fourbe à Quasimodo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épopée de Leonidas vers la gloire sera commentée par une voix off qui sort de temps en temps une phrase ampoulée super grâve. L’origine de cette voix divise au passage les historiens, certains pensent qu’il s’agirait de Zeus qui avait encore trop forcé sur l’ouzo à cause de cette salope d’Hera, quand d’autres penchent plutôt pour un texte d’Hérodote qui  jouait malheureusement avec le débilitron sur Internet ce soir là &lt;a href="http://www.debilitron.com/"&gt; Le Debilitron&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film renferme pour moi toutes les promesses pour trôner dans l’Olympe des nanars quand son esthétique dernier cri aura passé et que sa nullité apparaîtra au grand jour. A garder sous le coude, donc, il devrait se bonifier nanardesquement avec le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxbGVg_djI/AAAAAAAAAHY/NgksWsP-zzA/s1600-h/3002.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxbGVg_djI/AAAAAAAAAHY/NgksWsP-zzA/s320/3002.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043005847160976946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ca c'est Franck&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4634276560570894029-3858968680309107149?l=nhofszandz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nhofszandz.blogspot.com/feeds/3858968680309107149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4634276560570894029&amp;postID=3858968680309107149' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3858968680309107149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4634276560570894029/posts/default/3858968680309107149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nhofszandz.blogspot.com/2007/03/300-de-zack-snyder-le-sirtaki-cest.html' title='300 de Zack Snyder'/><author><name>Nau of Sands</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07448619828738197921</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RfxWAlg_dgI/AAAAAAAAAHA/S2XE6Tx0VJg/s72-c/sparta.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4634276560570894029.post-3150482922008381638</id><published>2007-02-22T02:18:00.000+01:00</published><updated>2007-04-18T17:26:56.942+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opéra'/><title type='text'>Die Gezeichneten - Franz Schreker</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.resmusica.com/images/euroarts_schreker_nagano.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.resmusica.com/images/euroarts_schreker_nagano.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conditionné et vaincu par la propagande éhontée de DLM sur Carnets sur Sol, j'ai donc découvert le compositeur autrichien maudit Franz Schreker et son opéra empoisonné Die Gezeichneten (elle est bien cette phrase, je la garde). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Schreker fait partie de ces compositeurs "dégénérés" interdits par le régime nazi. Pourtant en 1932, quand il a été démis de toutes ses fonctions à 54 ans, Schreker était un personnage important de la musique allemande. Il était directeur du Conservatoire de musique de Berlin à cette période très féconde en grande personnalités musicales et il partageait avec Richard Strauss l'affiche des grandes créations d'opéras. Il mourra deux ans plus tard et sa musique est presque tombée dans l'oubli.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RdzyVArxVUI/AAAAAAAAAGM/heTNrgP7sNQ/s1600-h/Gezeichneten-3.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/RdzyVArxVUI/AAAAAAAAAGM/heTNrgP7sNQ/s320/Gezeichneten-3.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034164926268134722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Gezeichneten, opéra de 1918 a donc été programmé au festival de Salzburg 2005 dans une production luxueuse, même si l'opéra a été amputé d'une partie de sa trame secondaire pour faire avaler la pilule au public. Mais la réussite est totale, et l'accueil a été très bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que la musique de Schreker est très impressionnante. Elle est dans un style post-romantique début de siècle, très raffiné et sophistiqué. Si les mélodies ne sont pas si complexes, l'orchestration est très riche, avec plusieurs plans sonores qui se superposent et cela m'a donné l'impression d'un mouvement et d'une instabilité permanents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'écriture pour les voix est très lyrique, avec une intégration parfaite des voix dans la masse orchestrale qui ne les couvre jamais, malgré un orchestre qui paraît énorme. Seul chose qui m'a un peu géné : le flux musical est toujours saturé et ininterrompu, pas un seul silence. Il faut rester concentré. Peut être que la version intégrale avec des personnages secondaires permettrait de respirer un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rdz1BQrxVVI/AAAAAAAAAGY/dlqLI0AbIVA/s1600-h/Gezeichneten-5.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rdz1BQrxVVI/AAAAAAAAAGY/dlqLI0AbIVA/s320/Gezeichneten-5.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034167885500601682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire et les thèmes sont très originaux pour un opéra : Alviano Scaviano est un noble génois du XVIè siècle, très riche mais très laid et difforme. Il a construit une île vouée à la beauté et aux arts, mais les jeunes nobles génois l'utilisent comme lieu de débauche sexuelle. Vitelozzo Tamare est un autre noble génois, meneur des agressions commises contre les jeunes filles de la ville et principal organisateur de ces orgies sexuelles, mais il est très séduisant. Les deux hommes tombent amoureux de Carlotta Nardi et leur rivalité va mener à trahisons et pièges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambiance est très décadente, comme le symbolise la mise en scène de Nikolaus &lt;br /&gt;Lenhoff, avec une statue grecque détruite comme décor. Mais si c'est très beau, dans un cadre intemporel, avec des couleurs splendides, j'ai parfois eu du mal à saisir out de suite certains passages de l'histoire. Par exemple, le chanteur qui joue Alviano Salvago n'est pas laid ni difforme, et il m'a fallu un moment pour comprendre qu'il se décrivait comme laid au sens propre et pas au figuré. Bon je suis un boulet par ailleurs, donc je dois être une exception et spécialement lent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Quand même, ils auraient pu lui mettre une prothèse en cahoutchouc sur le dos et des morceaux de gomme machouillée sur le visage, comme pour Quasimodo dans toute représentation kitsch de Notre Dame de Paris qui se respecte. Là j'aurais tout de suite suivi. Ralalala ces metteurs en scène, il faut qu'on leur explique tout).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte a de quoi inspirer un metteur en scène, avec de grands dialogues fondés sur la psychanalyse des personnages. Ca fait vraiment très début de siècle autrichien l'ambiance, avec des passages glauques. On imagine bien la censure nazie tomber là dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rdz3-wrxVWI/AAAAAAAAAGg/v6jsm46yAfA/s1600-h/Gezeichneten-8.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_vwo_xK2QdI8/Rdz3-wrxVWI/AAAAAAAAAGg/v6jsm46yAfA/s320/Gezeichneten-8.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034171141085812066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au service de la résurrection de cet opéra, une équipe de chanteurs tous parfaits, avec des voix magnifiques, et pourtant que celà doit être compliqué à chanter ! Robert Brubaker, Anne Schwanewilms, Michael Volle, Robert Hale, tous font une incroyable performance musicale, l'orchestre symphonique de Berlin est génialement dirigé par Kent Nagano, qui expose clairement et simplement les harmonies complexes de la partition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment passionnant à découvrir, et je ne crois pas que cela soit une simple mode que de rejouer Schreker, sa musique est étonnante, Richard Strauss n'était donc pas le seul grand compositeur d'opéras post-romantiques de la République de Weimar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Schreker a aussi composé d'autres opéras comme Die Ferne Klang. Une mine à explore
